Cham. du Monde des Clubs de la FIFA Coupe Toyota, Japon 2005

11 décembre - 18 décembre

Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2005

D'Istanbul à Yokohama, mémoires de <I>Reds</I>

Ils n'oublieront jamais. Vous non plus, probablement. Finale de la Ligue des Champions de l'UEFA. Mené 3:0 à la pause par le Milan AC, Liverpool revient, avant de s'imposer aux tirs au but. La frontière entre rêve et réalité vient de tomber.

D'abord, la tension. La longue marche jusqu'à la pelouse du stade olympique Atatürk. La pluie torrentielle. Première mi-temps. Le calvaire. Liverpool anéanti par un football milanais d'un autre monde. Retour aux vestiaires. La foi. Dans les tribunes, "You'll Never Walk Alone". Entrée d'Hamann. Tête de Gerrard. L'espoir. Tir rasant de Smicer. L'excitation. Alonso manque son penalty, mais suit bien. Le délire. Double arrêt réflexe de Dudek. Tirs au but. La peur. Enfin, la victoire. Fiers d'être Reds.

A la veille de la finale intercontinentale entre Liverpool et São Paulo, dimanche à Yokohama, FIFA.com a demandé à plusieurs Reds de raconter leurs souvenirs de la folle nuit où ils sont miraculeusement devenus champions d'Europe, un certain 25 mai 2005 en Turquie.

Rafael Benítez (Espagne, entraîneur - on aimerait savoir ce qu'il a dit aux joueurs à la mi-temps) : "Nous avions très bien joué au cours des matches précédents, ce qui nous a donné un gros capital confiance. Pour remonter trois buts au Milan AC en une mi-temps, vous avez besoin de ce genre de choses. Et puis il y avait les supporters. Dans les vestiaires, nous les entendions chanter "You'll Never Walk Alone". C'était incroyable. Ça nous a redonné des forces et de la confiance".

Sami Hyypia (Finlande, défenseur) : "A la mi-temps, pas grand monde pensait que nous avions encore une chance et, pour être tout à fait honnête, je crois que les joueurs pensaient à peu près la même chose. Dans les vestiaires, toute l'équipe a décidé de continuer à se battre, ne serait-ce que pour nos supporters. Il fallait au moins sauver l'honneur. Mais quand nous avons marqué le deuxième but, j'ai commencé à y croire pour de vrai".

Dietmar Hamann (Allemagne, milieu de terrain - entré en jeu à la mi-temps) : "Après la mi-temps, le match a complètement changé. Je ne sais pas dans quelle mesure cela est lié à mon entrée, mais nous avons fait preuve de beaucoup plus d'agressivité. Nous avons commencé à récupérer plus de ballons et à nous créer de bonnes occasions. En club, la Ligue des Champions de l'UEFA est mon plus beau trophée. Jouer la finale avec Liverpool et gagner après avoir été menés 3:0, c'est tout simplement incroyable".

Xabi Alonso (Espagne, milieu de terrain - auteur du deuxième but, après son penalty manqué mais bien suivi) : "Je ne peux pas décrire l'émotion que nous avons ressentie au moment de soulever le trophée. La ville et le club attendaient ça depuis 20 ans".

Jerzy Dudek (Pologne, gardien - coup sur coup artiste et clown, que retiendra l'histoire ? Son double arrêt réflexe en fin de rencontre face à Shevchenko ? Ou ses jambes tremblantes à la Grobbelaar pendant la série de tirs au but ?) : "Rien de tout ça n'était prévu car ne nous ne pensions pas en arriver aux tirs au but. L'un de mes coéquipiers (Jamie Carragher) est venu me parler. Il m'a dit qu'en tant que tireur, il n'y a rien de pire que de voir le gardien bouger sur sa ligne, spécialement quand l'enjeu est aussi important".

Djibril Cissé (France, attaquant - auteur d'un but lors de la série de penalties) : "Bien sûr que j'étais nerveux. Personne ne pourrait sérieusement prétendre qu'il ne l'était pas. J'ai concentré toute mon attention sur l'endroit où je voulais placer mon ballon. Quand il est rentré dans le but, j'ai ressenti un énorme soulagement. Je me souviens des supporters. Ils ont été incroyables. Le lendemain, il y a avait un demi-million de personnes dans les rues de Liverpool. Steven Gerrard et Jamie Carragher m'avaient prévenu que ce serait quelque chose de spécial. Mais ce que j'ai vu a dépassé tout ce que j'avais imaginé".

Steven Gerrard (Angleterre, milieu de terrain - il a marqué le premier but de Liverpool et obtenu le penalty transformé en deux fois par Alonso) : "C'était un match fantastique. La première période a été un cauchemar et la seconde, un rêve. Impossible d'imaginer deux mi-temps plus différentes. Parmi toutes les émotions, la plus grosse pour moi a été lorsque j'ai soulevé la coupe".

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