Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2015

Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2015

10 décembre - 20 décembre

Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2015

Les anciens de Sanfrecce ont encore du sang frais

Sanfrecce Hiroshima forward Hisato Sato (R) vies for the ball with Gamba Osaka defender Takaharu Nishino (L)
© AFP

Le prolifique attaquant Hisato Sato et l'élégant milieu de terrain Kazuyuki Morisaki se rapprochent lentement mais sûrement de la fin de leurs brillantes carrières. Alors que Sanfrecce Hiroshima, champion de J-League, se lance à la conquête de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2015, les deux vétérans sont décidés à prouver que l'expérience peut toujours faire la différence.

En guise d'entrée en matière, le club d'Hiroshima aura droit à la revanche du match qui l'avait opposé en 2012 à Auckland City FC. Il y a trois ans, Sato avait trouvé le chemin des filets à trois reprises, contribuant ainsi à installer Sanfrecce à la cinquième place du classement. L'attaquant nippon ne parvient pourtant pas à se débarrasser des regrets qui avaient accompagné la courte défaite (2:1) concédée aux Égyptiens d'Al Ahly. "Je suis toujours déçu car j'avais manqué un grosse occasion de marquer un deuxième but", regrette-t-il au micro de FIFA.com. "Nos adversaires ont été très réalistes, alors que nous n'avons pas su saisir notre chance. Nous aurions pu défier les champions d'Amérique du Sud et peut-être même la meilleure équipe d'Europe. Malheureusement, les choses ne se sont pas passées ainsi. Si nous voulons faire oublier notre échec de 2012, nous allons devoir commencer par battre Auckland."

En 2007, il s'était rendu au stade international de Yokohama pour assister à la finale entre Boca Juniors et l'AC Milan afin d'admirer au plus près son idole, l'Italien Filippo Inzaghi. Huit ans plus tard, Sato mesure les responsabilités qui vont de pair avec l'expérience. "J'ai joué une saison aux côtés de mon entraîneur, Hajime Moriyasu, à Vegalta Sendai. Il faisait sa dernière année en tant que joueur", se souvient-il. "C'était en 2003. J'avais enfin réussi à m'imposer comme titulaire. À l'époque, je n'imaginais pas un instant que nous remporterions la J-League ou que nous disputerions une compétition comme la Coupe du Monde des Clubs."  

Inzaghi avait 34 ans en 2007, Sato en a 33 aujourd'hui. Le Meilleur Joueur de la J-League 2012 ne cache pas son plaisir de se voir offrir une nouvelle chance de briller au plus haut niveau. "Il y a trois ans, j'étais capitaine et mon rôle consistait à convertir toutes les occasions qui se présentaient pendant 90 minutes", rappelle-t-il. "On attend toujours de moi que je marque, mais je suis davantage impliqué dans la construction. Ces trois dernières années, Sanfrecce a intégré de nouveaux joueurs. Les plus jeunes ont beaucoup progressé. Quelle que soit la composition de l'équipe, nous sommes capables de produire du beau jeu. Je suis certain que nous ferons mieux qu'en 2012."

Gagner même sans bien jouerNé et élevé à Hiroshima, Morisaki a tout aussi hâte de se mesurer aux meilleures équipes de la planète. Le milieu de terrain de 34 ans, avec sa technique et sa vision du jeu, incarne à la perfection la devise de son entraîneur : "Une équipe forte ne gagne pas ; une équipe qui gagne est forte". Comme en 2012 et 2013, Sanfrecce a bâti son succès sur un jeu à base de passes courtes et d'appels incessants. Pourtant, Morisaki voit une évolution. "Nous sommes fidèles à notre style de jeu, mais perdre en jouant bien ne nous intéresse pas", assure-t-il à FIFA.com. "C'est la raison pour laquelle nous n'hésitons pas à nous adapter en fonction du cours que prennent les événements pendant le match. C'est ce qui nous a permis de gagner le titre cette saison."

Morisaki, qui a fait toute sa carrière à Hiroshima, a certes évolué au fil des ans, mais fondamentalement, il estime être resté le même, les progrès en plus. "Je suis plus vieux !", admet-il en riant. "Je ne pense pas être très différent, mais j'ai appris beaucoup de choses en Coupe du Monde des Clubs. Mon équipe a dû surmonter de nombreux obstacles pour en arriver là. Nous représentons le Japon. Je veux donc prendre mes responsabilités avec honneur".

Les trois titres remportés en quatre ans témoignent de la qualité de l'effectif et de sa capacité à répondre présent dans les grands rendez-vous. Aux côtés de son jumeau Koji, Morisaki a été l'un des grands artisans de la montée en puissance de Sanfrecce. Aujourd'hui, l'expérience et le poids des années sont les meilleurs atouts de Sanfrecce.

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