Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, E.A.U. 2018

12 décembre - 22 décembre

Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2018

Les clés footballistiques d'une finale unique

© Getty Images
  • Finale retour de Copa Libertadores ce dimanche 25 novembre
  • Match nul 2-2 lors de la 1ère manche
  • FIFA.com s'intéresse aux points forts des deux équipes

La finale retour de la Copa Libertadores de América qui oppose deux géants du football argentin et sud-américain doit se tenir ce dimanche 25 novembre. L'Argentine est en ébullition et le suspense est à son comble.

FIFA.com vous présente quelques points clés qui pourraient contribuer à faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre. Le vainqueur représentera l'Amérique du Sud à la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Émirats Arabes Unis 2018

Les armes de Boca

Puissance offensive
En qualité comme en quantité, les Xeneizes ont une attaque redoutable. À tel point que l'absence probable pour cause de blessure de l'ailier Cristian Pavon ne semble pas trop inquiéter l'équipe. Ramon Wanchope Abila et Dario Benedetto fournissent de solides garanties devant le but adverse et ils ont cette capacité rare de trouver le chemin des filets même lorsque Boca bafouille son football.

À eux deux, ils ont inscrit les six buts de Boca depuis les demi-finales. Comme solutions de rechange en attaque pour les bleus et jaunes, il y a aussi le toujours dangereux Mauro Zarate, l'incisif ailier colombien Sebastian Villa et le talentueux milieu offensif Edwin Cardona.

L'influence de Carlos Tevez
L'Apache est lui aussi un gros argument offensif, mais il mérite un paragraphe à lui seul. Depuis son retour de RP Chine en début d'année, on l'a rarement vu aussi affûté que ces derniers temps. "C'est la finale la plus importante de ma carrière", a-t-il affirmé il y a quelques jours. La rivalité avec River pèse visiblement plus que les 24 titres remportés par Tevez au cours de sa carrière.

À 34 ans, il a accepté d'être une alternative et donc de ne pas toujours jouer. Mais au match aller, il a marqué la rencontre de son empreinte. Durant les 20 minutes qu'il a passées sur la pelouse, c'est lui qui a créé l'occasion la plus dangereuse de Boca en dehors des deux buts inscrits par son équipe. S'il n'est pas titulaire au Monumental, ce qui pourrait changer en cas d'absence de Pavon, il pourrait faire office de joker de luxe en deuxième période ou dans la prolongation.

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Performants à l'extérieur
Boca est une équipe qui ne calcule pas et dans la présente édition de la Copa Libertadores, elle a obtenu de très bons résultats sur terrain adverse, où elle n'a jamais perdu en 6 matches (3 en phase de groupes et 3 en phase à élimination directe). Son bilan : 1 victoire, 5 nuls, 9 buts marqués.

En outre, depuis l'arrivée aux commandes de Guillermo Barros Schelotto, les Xeneizes ont joué trois fois au Monumental et n'ont jamais perdu, s'imposant deux fois pour un match nul.

Les armes de River

La polyvalence tactique
Les Millonarios abordent la finale retour avec des absences importantes, comme celles des attaquants Ignacio Scocco et Rafael Santos Borre. Rodrigo Mora est juste physiquement et on ignore si Marcelo Gallardo choisira de jouer avec deux attaquants ou seulement avec Lucas Pratto en pointe. Mais l'entraîneur de River a montré en maintes occasions qu'il savait s'adapter tactiquement aux problèmes qu'il rencontrait avec un effectif limité.

El Muñeco ne sera pas sur le banc pour cause de suspension, mais il ne l'était pas non plus pour la finale aller à La Bombonera. Son équipe a été à la hauteur et a répondu avec tempérament, une caractéristique du style Gallardo.

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L'expérience des finales
Vainqueur de la Libertadores en 2015, River possède dans ses rangs des joueurs qui **savent ce que c'est que de gagner cette compétition**. L'entraîneur Gallardo a déjà soulevé le trophée continental suprême, ainsi que : Mora, Jonatan Maidana, Leonardo Ponzio, Gonzalo Pity Martinez, Camilo Mayada, Enzo Perez (avec Estudiantes de La Plata en 2009) et Franco Armani (avec l'Atlético Nacional en 2016).

À Boca, ils sont quatre à pouvoir en dire autant : Tevez (en 2003), Emmanuel Mas et Julio Buffarini (avec San Lorenzo en 2014) et l'entraîneur Barros Schelotto, qui a remporté la Libertadores à quatre reprises en tant que joueur 2000, 2001, 2003 et 2007).

Le losange défensif
Armani dans les buts, Maidana et Javier Pinola en défense centrale et Ponzio en milieu défensif apportent expérience et solidité aux Millonarios. Depuis les huitièmes de finale, River n'a encaissé que deux buts lorsque les quatre membres du losange étaient sur le terrain.

En finale aller, Boca a marqué deux fois mais Ponzio n'était pas titulaire pour cause de blessure musculaire. Même scénario face au Grêmio en demi-finale retour : les Brésiliens ont marqué en l'absence du milieu défensif de la Banda Sangre.

© AFP

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