Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2007

Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2007

7 décembre - 16 décembre

Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2007

Morel est prêt pour le dernier acte

Tout au long de ses 102 ans d'histoire, Boca Juniors s'est forgé une identité caractérisée par la ferveur, la détermination et une intarissable soif de victoire. Ainsi, rien d'étonnant à ce que la plupart de ses légendes réunissent toutes ces qualités. Aujourd'hui, oersonne ne symbolise mieux cet état d'esprit que Claudio Morel Rodríguez. Arrivé au club à l'été 2004, le Paraguayen est devenu en trois ans à peine l'un des chouchous du public xeneize, connu pour son exigence.

Quelques heures avant de défier l'AC Milan pour le titre mondial des clubs, le défenseur de 29 ans s'est entretenu à Yokohama avec FIFA.com. Il a évoqué son rapport spécial avec les fans boquenses, les clés pour neutraliser Kaká et son grand rêve : donner la victoire aux siens avec un de ces coups francs dont il a le secret.

"C'est une opportunité unique. Aucun de nos titres précédents n'est comparable à une Coupe du Monde des Clubs. Ce trophée est spécial. J'espère vraiment que nous allons gagner dimanche et que nous rapporterons la coupe en Argentine", avance-t-il dans sa première déclaration avant le match le plus important de sa carrière. Pourquoi ? La raison est simple. "C'est extraordinaire de défier le grand Milan, l'un des clubs les plus prestigieux au monde, avec sa ribambelle de stars. Si nous l'emportons, nous serons le meilleur club du monde. On ne peut pas rêver mieux que ça".

Opération Kaká
La situation est claire : une grande partie des chances de Boca dans la finale de dimanche reposeront sur sa capacité à contenir Kaká, qui a déjà fait la preuve de son immense talent lors de la demi-finale face aux Urawa Reds. Et comme toujours dans ces moments-là, c'est Morel Rodríguez qui va devoir s'y coller.

"Pour développer son jeu, Kaká a besoin d'espaces. C'est pour ça qu'il va falloir le surveiller de près et ne pas le laisser jouer. Les créateurs comme lui s'accommodent mal de ce genre de traitement, affirme Morel Rodríguez, qui, par ailleurs, a été un peu déçu par le premier match des Rossoneri. J'en attendais un peu plus de leur part. Dimanche, j'espère qu'ils ne vont pas se retrancher dans leur moitié de terrain. C'est une grande équipe qui n'abandonne jamais et qui contrôle bien le cuir, mais nous ne sommes pas des faire-valoir. Nous ne sommes pas en finale pour rien".

Qu'on se le dise : le registre de cet admirateur de Roberto Carlos et Oscar Ruggeri ne se limite pas au marquage et au travail de l'ombre. En attaque, sa patte peut faire la différence sur coup de pied arrêté. "Ce serait merveilleux si on remportait la coupe grâce à un de mes buts, mais il faut être réaliste : du moment qu'on gagne, peu importe qui trouve le chemin des filets", explique-t-il.

Une chose est sûre : si l'occasion se présente, un but décisif dans ce match lui ouvrirait grand les portes du panthéon de Boca Juniors. Même si l'intéressé s'en défend : "Je sais que les fans m'aiment bien, mais de là à parler d'idole, c'est un bien grand mot. Je pense que le public m'apprécie car je suis le genre de joueur qu donne tout sur le terrain et qui ne lâche rien, même quand les choses sont mal engagées". C'est sans doute dans cet état d'esprit qu'il faudra aborder la finale face au Milan. Alors seulement, Morel pourra accomplir son plus grand rêve : "Je veux gagner et rapporter la coupe à mon épouse et à mes enfants, Axel et Eliel. Je leur manque beaucoup mais le sacrifice en vaut la peine". Accomplir son devoir, tel est le credo des joueurs de Boca.

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