Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2015

Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2015

10 décembre - 20 décembre

Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2015

Sambueza veut écrire et réécrire l’histoire

Rubens Sambueza of America celebrates after scoring
© Getty Images

Le souvenir de Claudio El Piojo ("le clou") López fêtant le dixième titre de champion de l'América est déjà lointain. Six ans et demi ont passé depuis ce 29 mai 2005, quand les* Águilas* s'étaient hissés à Guadalajara au sommet du palmarès du championnat mexicain. Depuis, le privilège de soulever le trophée suprême du ballon rond aztèque était toujours revenu à d'autres équipes...

Les Chivas ont décroché une onzième étoile et Toluca a lui aussi gagné un dixième championnat. C'est dans ce contexte que Ricardo Peláez, qui avait participé avec le Mexique à la Coupe du Monde de la FIFA, France 1998™, a pris la présidence de l'América à l'orée de la Clausura 2012, confiant le gouvernail d'une équipe rénovée à Miguel Herrera.

L'un des symboles de ce renouveau est l'Argentin Rubens Sambueza, capitaine d'une équipe de l'América qui, au cours des quatre dernières années, est redevenue le club le plus titré du football mexicain. À quelques jours du coup d'envoi de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2015, FIFA.com a discuté avec le meneur de jeu de 31 ans.

Un Piojo peut en cacher un autreMiguel El Piojo Herrera a vite fait oublier l'instabilité des années précédentes. Lors de ses deux premiers championnats sur le banc americanista, il emmène son équipe jusqu'en demi-finales. La troisième fois sera la bonne, avec un sacre à l'issue de la Tournoi de Clôture 2013. L'entraîneur est alors nommé à la tête de l'équipe du Mexique, mais la graine est plantée et l'América remporte un autre titre national, doublé d'une finale perdue contre León. Qu'importe, les Águilas sont redevenus le club le plus titré du Mexique.

"L'América est de nouveau l'un des grands du Mexique et après notre victoire en Ligue des champions, nous allons essayer de reproduire ce succès sur la scène internationale. Nous irons en Japon avec nos meilleures armes", commente le capitaine Sambueza. De fait, après leur sacre dans la Ligue des champions de la CONCACAF 2014/15, les Águilas vont représenter l'Amérique du Nord, centrale et Caraïbes à la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2015. "Je suis très heureux de pouvoir jouer pour la première fois un tournoi aussi prestigieux. L'équipe va bien et nous avons tous très envie de réaliser un grand tournoi", annonce l'habile gaucher de 1 mètre 74.

Certes, le Mondial des clubs n'a jamais vraiment réussi aux équipes mexicaines, aucune n'ayant à ce jour réussi à franchir le seuil des demi-finales. C'est pourquoi l'objectif déclaré de l'América est de devenir la première équipe aztèque à atteindre la finale de l'épreuve suprême des clubs à l'échelle mondiale. "Assez souvent, le représentant mexicain ne parvient pas à atteindre la finale parce qu'il n'a pas réussi à se qualifier pour les play-offs de son championnat national et par conséquent, il manque de compétition au moment d'aborder le Mondial des clubs", poursuit le natif de Zapala, en Patagonie.

"Il faudra être au point sur le plan psychologique et aborder chaque match avec une mentalité positive, en restant persuadés que nous pouvons atteindre nos objectifs. La finale est notre rêve et dans mes causeries de capitaine, j'insiste toujours sur trois choses : sacrifice, humilité et bonne attitude", insiste l'homme au brassard.

Deux obstacles, une montagne
Pour atteindre la finale, l'América devra toutefois battre deux adversaires, dont l'un à tous les aspects d'un mur infranchissable. Il s'agit ni plus ni moins du Barcelone de Messi, Suárez et Neymar. "Qui n'aurait pas envie de se mesurer au Barça ? Mais avant ça, il y aura le match contre Guangzhou Evergrande, un adversaire très compliqué lui aussi. Si nous voulons avancer et jouer contre Barcelone, il faudra d'abord bien faire les choses contre Evergrande", affirme le milieu de terrain, les pieds bien sur terre.

Si tout se passait comme voulu, l'América pourrait rencontrer en finale River Plate, une vieille connaissance pour Sambueza. "Ce serait à la fois à beau et émouvant, et j'aurais des sentiments contrastés car River est le club qui m'a fait naître au football. Mais aujourd'hui, je suis à l'América et je défendrai ses couleurs à la vie à la mort", avoue l'ancien pensionnaire du centre de formation de River.

Malgré la concurrence coriace dont il essaiera de se défaire au Japon, le Club América est bien déterminé à démontrer toute la qualité du football mexicain en joignant les résultats aux paroles : "Notre rêve de jouer la finale et de la gagner. Je sens que cette équipe est affamée de gloire et veut entrer dans l'histoire. C'est une opportunité unique", conclut-il.

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