Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Qatar 2019™

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11 décembre - 21 décembre

Copa Libertadores

Un revenant défie le tenant

Everton (R) of Flamengo struggles for the ball with Gonzalo Montiel of River Plate
© Getty Images
  • River Plate et Flamengo s’affrontent en finale de la Copa Libertadores
  • Le tenant du titre défie le Mengao, dont la dernière finale remonte à 38 ans
  • Focus sur l’état de forme des deux équipes et sur le jeu qu’elles pratiquent

Deux équipes indissociables de leurs entraîneurs, qui misent sur un football d’attaque et vivent l’une des périodes les plus fastes de leur histoire, vont se disputer la couronne sud-américaine et un billet pour la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Qatar 2019. Voici le menu proposé par cette finale de Copa Libertadores disputée pour la première fois en un seul match.

FIFA.com présente les clés d’un des plus grands matches de l’année.

Le match : Flamengo - River Plate

23 novembre | Estadio Monumental de Lima (15h00 heure locale | 21h00 CET).

Avec deux Copas Libertadores, la dernière conquise à Madrid en 2018 face à l’ennemi juré, Boca Juniors, et deux Recopas Sudamericanas (compétition opposant le vainqueur de la Libertadores à celui de la Copa Sudamericana) glanées ces quatre dernières années, River Plate est le club dominant du football sud-américain. Sa présence dans cette finale en apporte une nouvelle confirmation.

L’ogre argentin trouvera face à lui un Flamengo relancé par l’arrivée sur le banc de Jorge Jesus en juin 2019. Depuis la prise de fonctions du technicien portugais, le club n’a perdu que deux de ses 31 derniers matches et se présente à Lima fort d’une série de 25 matches sans défaite. Le Mengao disputera là sa deuxième finale dans la compétition, après celle gagnée en 1981 par Zico et consorts.

Jorge Jesus coach of Flamengo reacts
© Getty Images

L’accession à la finale

Invaincu en phase de groupes, les Millonarios se sont défaits de Cruzeiro, Cerro Porteño et Boca dans la phase à élimination directe.

Après avoir sécurisé la pole position de son groupe, Flamengo a, de son côté, écarté Emelec, l'Internacional de Porto Alegre et Grêmio, auquel il a infligé un 5-0 sans appel lors de la demi-finale retour.

Deux entraîneurs, deux stars

Impossible de parler de Flamengo et de River sans évoquer leurs entraîneurs respectifs. Jorge Jesus a révolutionné Mengao avec son football offensif et la passion qu’il dégage. Les supporters adorent leur entraîneur, réputé pour l’intensité de ses entrées en fonctions, son exigence et l’énergie qu’il déploie pour cornaquer ses hommes depuis le banc de touche.

On ne présente plus Marcelo Gallardo. En cinq ans aux commandes de la Banda Sangre, il a décroché la moitié des Copas Libertadores que compte le club à son palmarès. Outre les titres, l’ancien joueur de l'AS Monaco a permis à River de retrouver son identité offensive, celle d’une équipe qui essaie toujours de faire rimer beauté avec efficacité.

Marcelo Gallardo head coach of River Plate celebrates qualifying to the final
© Getty Images

Flamengo en bref

Style : Flamengo évolue généralement en 4-1-3-2 quand il a le ballon et transite vers un 4-2-2-2 en défense. Son jeu se caractérise par sa ligne défensive avancée et la pression haute exercée par son bloc équipe. Les joueurs changent souvent de position afin de générer la confusion chez l’adversaire, et de créer des espaces et des surnombres en attaque.

Joueurs clés : Le tandem offensif Bruno Henrique - Gabriel Barbosa, qui avait fait les beaux jours de Santos, compte 12 buts dans la compétition. Henrique met les défenses à mal grâce à sa vélocité. Quant à Gabigol, idole des supporters, il affiche une forme resplendissante. Au milieu du terrain, Gerson, Everton Ribeiro et Giorgian De Arrascaeta allient volume de jeu, talent et apport offensif.

Forces et faiblesses : Il s’agit d’une équipe bien construite, dans laquelle on trouve du talent et de la qualité à tous les postes, à commencer par celui de gardien, occupé par l’expérimenté Diego Alves. Quant à la défense centrale composée par Pablo Mari et Rodrigo, elle forme un mur infranchissable. Par ailleurs, Jorge Jesus peut compter sur la profondeur de son banc. Mais bâtie en deux mois à peine, cette équipe pourrait payer son manque d’expérience à ce stade.

Nicolás De La Cruz of River Plate celebrates after the match between Cruzeiro and River Plate
© Getty Images

River Plate en bref

Style : Gallardo a pour habitude de s’appuyer sur un 4-4-2, mais il fait preuve de pragmatisme. Au gré des circonstances et des adversaires, il lui est ainsi arrivé de jouer avec trois attaquants ou cinq défenseurs (trois centraux et deux latéraux venant créer le surnombre en milieu de terrain). Quel que soit le dispositif utilisé, cette équipe est conçue pour créer le danger en attaque.

Joueurs clés :Franco Armani fait partie de ces gardiens capables de faire gagner des matches et de faire des miracles dans ses cages. Javier Pínola est le patron de la défense tandis que les latéraux Gonzalo Montiel et Milton Casco jouent un rôle fondamental dans le dispositif offensif. Dépositaire du jeu proposé par River, le milieu de terrain Enzo Pérez est aussi le rouage clé de son pressing. Nico de la Cruz est précieux par ses qualités de débordement et sa contribution en défense. Aux avant-postes, les déplacements de Rafael Santos Borré créent de précieux espaces pour ses coéquipiers.

Forces et faiblesses : Le tenant du titre se caractérise par sa mentalité de gagneur, son expérience des finales et son gros caractère, qui lui permet de se tirer de situations mal engagées. Cela dit, River n’est peut-être pas au mieux collectivement et sa défense pourrait souffrir dans le jeu aérien, ou face à la vitesse de Gabigol et Bruno Henríquez.

The River Plate team celebrate with the Copa Libertadores Trophy 
© Getty Images

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