Championnat du Monde des Clubs de la FIFA, Brésil 2000

Championnat du Monde des Clubs de la FIFA, Brésil 2000

5 janvier - 14 janvier

Brésil 2000

Une leçon de samba

Une première

Le Championnat du Monde des Clubs de la FIFA organisé au Brésil constituait le premier grand rendez-vous footballistique international du nouveau millénaire. Etayée par un étourdissant éventail de grosses pointures, l'initiative inédite et résolue d'internationaliser la communauté du ballon rond donna lieu à une bien belle fête. Huit clubs représentant les quatre coins de la planète football convergèrent vers Rio de Janeiro et São Paulo pour se dorer sous le soleil sud-américain. Se dorer certes, mais pas seulement, car le Brésil est considéré par beaucoup comme le c¿ur battant du football. Brillant de mille feux, la prestigieuse liste des participants comptait le Club FIFA du siècle, véritable institution de la Liga, le Real Madrid, et l'ogre de la Premier League, Manchester United, fraîchement couronné champion d'Europe. La terrible formation 1999/2000 renonça même à défendre sa Cup afin de pouvoir en découdre avec les meilleurs clubs du monde, au pays du carnaval et de la samba.

Les champions

La finale fut une affaire de famille puisqu'elle vit s'affronter les deux clubs brésiliens en lice, le Vasco de Gama (Rio) et les Corinthians (São Paulo), sous une chaleur torride. Dans cette confrontation faisant la part belle aux stars locales, la formation paulista parvint à s'imposer 4-3 aux tirs au but, au terme de 120 minutes tactiques et stériles. Après un nul contre le Real Madrid et des victoires face aux Saoudiens de Al Nassr et aux Marocains du Raja Casablanca en première phase, les Corinthians et leur kyrielle de joyaux (Vampeta, Freddy Rincón, Edu, Dida et l'incomparable Edilson) s'adjugèrent un titre mérité devant les 73 000 torcedores du légendaire stade Maracana de Rio.

 Corinthians and Vasco de Gama players line up before the Final of the World Club Championship
© Getty Images

Les surprises

Si surprise il y eut, ce fut bien celle créée par les cadors européens, qui brillèrent par leur absence en finale de cette compétition. Ainsi, les géants Madrilènes finirent décevants quatrièmes, après leur défaite face aux Mexicains de Necaxa dans le match pour la troisième place. Les Merengues n'avaient manqué la finale qu'à la différence de buts, puisqu'ils avaient bouclé leur groupe à égalité de points avec les Corinthians. Défaits 1-3 par le Vasco de Gama, les favoris mancuniens quittèrent la compétition prématurément, la faute à Romario et Edmundo, le dernier signant sans conteste le plus beau but de la compétition.

Grâce à leur pugnacité de tous les instants, les Aztèques de Necaxa firent sensation en soufflant la troisième marche au Real Madrid. Emmenée par les exploits offensifs de l'étonnant Equatorien Agustín Delgado, la belle équipe de Mexico grilla la politesse aux barons espagnols au terme de la séance de tirs au but. C'est la tête haute qu'ils purent rentrer au pays.

Le meilleur joueur

L'attaquant des Corinthians Edilson se vit remettre le Ballon d'or récompensant le meilleur joueur de la compétition. Ses statistiques (deux buts et une passe décisive) ne donnèrent qu'un aperçu des talents pléthoriques de ce sublime joueur. Avec un tel élément aux avant-postes, les Corinthians eurent le dernier mot dans cette compétition destinée à sacrer le meilleur club du monde.

Les statistiques

Classement

  1. Corinthians
  2. Vasco de Gama
  3. Necaxa
  4. Real Madrid

Buts inscrits : 43 (3,07 par match)

Meilleure attaque : Real Madrid (9 buts)

Affluence : 503 200 spectateurs (finale : 73 000)

Affluence moyenne : 35 942 spectateurs

Le saviez-vous ?

L'arbitre néerlandais Dick Jol mit la main à la poche huit fois pour distribuer des cartons jaunes aux acteurs d'une finale à couteaux tirés. Les Corinthians et Vasco de Gama récoltèrent chacun quatre avertissements.