Ce fut difficile, mais le Brésil est finalement venu à bout d'une séduisante équipe d'Afrique du Sud lors de la seconde demi-finale de la Coupe des Confédérations de la FIFA 2009. Un but en toute fin de partie a suffi aux tenants du titre pour repartir vainqueurs de l'Ellis Park de Johannesburg ce jeudi 25 juin.

Après le coup de tonnerre qui s'est abattu sur l'Afrique la veille, les supporters sud-africains espéraient sans doute que, face au Brésil, leurs protégés créeraient la surprise comme les Américains contre l'Espagne. Et la première période n'a fait que renforcer leurs espoirs...

Dès les premières minutes, les Sud-Américains semblaient en effet dans un jour sans tandis que les locaux jouaient sans complexe. La première frappe était certes à mettre au crédit de Ramires, qui ne trouvait que les bras d'Itumeleng Khune, mais ce sont les Sud-Africains qui se montraient les plus dangereux. Siboniso Gaxa allumait la première mèche d'un tir de 25 mètres trop croisé (13') avant qu'Aaron Mokoena, à bout portant à la réception d'un coup franc travaillé de Teko Modise, ne voie sa puissante tête passer au dessus de la barre de Julio Cesar (21').

Un intenable duo
A l'image de l'Espagne 24 heures plus tôt, le Brésil ne parvenait pas à développer son jogo bonito qui lui avait permis de vaincre facilement les Etats-Unis et l'Italie lors de ses deux dernières sorties. Le jeu était imprécis, les appels peu inspirés et les attaquants maladroits. La maison jaune donnait même des signes de faiblesse sous la pression de l'intenable duo Steven Pienaar-Siphiwe Tshabalala. Le coup franc enroulé par ce dernier donnait aux spectateurs de l'Ellis Park l'occasion d'admirer sa frappe de balle et les réflexes de Julio Cesar (29'). Cette occasion réveilla peut-être les Canarinhos qui se créaient trois occasions avant la pause. La frappe en demi-volée d'André Santos était d'abord bloquée par Khune (34'). Puis Kaka par deux fois se voyait privé de l'ouverture du score sur une frappe enroulée hors cadre (37') puis une parade à ras de terre de Khune (42').

Décidés à assumer leur rang, les joueurs de Dunga revenaient des vestiaires avec la volonté de faire la différence immédiatement. Mais une tête ratée de Felipe Melo (46') et une frappe complètement dévissée de Robinho (48') ne suffisaient pas à ébranler la confiance des locaux. Au contraire, Tshabalala, dont le talent est aussi grand que son nom est difficile à prononcer, multipliait les passes précises, dont une remise parfaite sur un une-deux avec Modise. Malheureusement pour la star sud-africaine, sa frappe contrée était sortie in extremis par Julio Cesar (58'). Luis Fabiano tentait bien de remettre le Brésil sur les rails, mais son tir du gauche finissait hors cadre (62'). Même sentence pour Robinho, qui reprenait de manière acrobatique un tir contré de Fabiano dans la minute suivante (63').

Le salut vient du banc
Dans cette rencontre fermée et tactique, c'est Dunga qui actionnait le premier le levier des remplacements en sortant son latéral gauche, André Santos, pour... un arrière droit, en l'occurrence Daniel Alves ! Visiblement, le sélectionneur brésilien savait exactement ce qu'il faisait. La preuve, sur un coup franc consécutif à une faute sur Ramires, le nouvel entrant ne laissait aucune chance à Khune en plaçant un amour de ballon enveloppé au ras du poteau gauche sud-africain (88', 1:0). Dans la foulée, Luis Fabianho ratait une occasion en or de tuer le suspense, mais l'Andalou n'aurait pas longtemps à le regretter.

Quelques minutes plus tard, l'arbitre sifflait la fin de la rencontre et scellait la qualification de la Seleçao pour sa deuxième finale de Coupe des Confédérations consécutive. Les acclamations du public en fin de match étaient adressées non seulement aux futurs adversaires des Etats-Unis, mais également aux héros locaux qui ont fait le plein de confiance avant la petite finale et "leur" Coupe du Monde dans moins d'un an...