Coupe des Confédérations de la FIFA, Afrique du Sud 2009

Coupe des Confédérations de la FIFA, Afrique du Sud 2009

14 juin - 28 juin

C'est arrivé un...

24 juin 2009 : Et la Roja tomba...

Clint Dempsey #8 of USA runs past Spain's defender Sergio Ramos (L) as he celebrates
© Getty Images

FIFA.com revient sur l’une des plus grandes victoires des États-Unis. En 2009, les hommes de Bob Bradley ont accompli ce qu’aucune équipe n’a réalisé entre 2008 et 2012 : éliminer l’Espagne d’une compétition majeure.

Le 24 juin 2009, les États-Unis signaient une performance majuscule en Afrique du Sud. Sous la houlette de Bob Bradley, les Stars and Stripes déboulaient en finale de la Coupe des Confédérations de la FIFA, Afrique du Sud 2009 en battant 2-0 une Espagne a priori invincible. Totalement inattendu pour une équipe américaine relativement jeune et inexpérimentée, ce triomphe fut baptisé "Miracle on grass" (miracle sur herbe) par le The New York Times, référence au tout aussi improbable "Miracle on Ice" (miracle sur glace) des hockeyeurs américains face aux Soviétiques lors des Jeux Olympiques d’Hiver 1980.

La comparaison n’était pas usurpée. Se dressait en effet face aux États-Unis une Espagne au sommet de son art, qui s’était engagée en 2008 dans une razzia européenne et mondiale sans précédent. La Roja surfait sur une période d’invincibilité de 35 matches entamée en novembre 2006 et présentait une série record de 15 succès consécutifs. La domination espagnole s’est également traduite sur le Classement Mondial FIFA/Coca-Cola, dont l’Espagne a trusté le premier rang de 2008 à 2013.

Mais ce jour-là, à Bloemfontein, ce sont les troupes de Bradley qui vont se couvrir de gloire. Les Stars and Stripes prennent l’avantage par Jozy Altidore et Clint Dempsey, avant d’opposer une défense héroïque aux assauts des David Villa, Fernando Torres, Cesc Fabregas ou Xavi. "Il n’y avait pas photo, on était outsiders. Mais ça montre que quand on est soudés et qu’on fait notre maximum, on est capables de faire de grandes choses", jugeait le défenseur américain Jay Demerit au micro de FIFA.com après la rencontre. "On voulait prouver à l’Espagne qu’on pouvait lui tenir tête et que nous aussi, aux États-Unis, on a des joueurs talentueux. On n’a peut-être pas les plus grands noms, les joueurs les plus connus, mais quand on se serre les coudes, tout ça ne compte pas."

Leçon retenue

Il ne restait plus aux Espagnols qu’à panser leurs plaies. Muselé par l’arrière-garde américaine, Torres revenait avec pragmatisme sur l’impressionnante série d’invincibilité de son équipe. "On savait qu’on n’allait pas pouvoir gagner tous nos matches jusqu’à la fin de notre carrière. On savait que cette série allait prendre fin un jour", relativisait El Niño après le coup de sifflet final au micro de FIFA.com. "C’est juste qu’on ne s’attendait pas à ce que ça arrive ici, en Afrique du Sud. Quand on perd un match et que beaucoup de joueurs se souviennent à peine de la dernière défaite, ça montre qu’on est sur la bonne voie. Je préfère que ça arrive maintenant qu’à la Coupe du Monde 2010. Personne ne peut nous reprocher d’avoir manqué de respect à nos adversaires. Les États-Unis ont été meilleurs car ils ont résisté à la pression qu’on leur a mise et ils ont marqué des buts."

Tim Howard, dont on se souvient de la performance exceptionnelle mais mal récompensée face à la Belgique en huitième de Brésil 2014, avait connu une soirée du même tonneau dans les cages américaines en 2009. "On savait qu’on allait devoir défendre comme des morts de faim. Pour réussir une telle surprise, on devait défendre comme si notre vie était en jeu", assure-t-il.

Déçus de cette déconvenue en Coupe des Confédérations, seule compétition qui manque à leur palmarès, les hommes de Vicente Del Bosque s’en remettront et tireront des enseignements de ce faux pas pour remporter la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010™ et l’UEFA EURO 2012, ne concédant qu’une seule défaite en chemin. Alors directeur sportif de la fédération espagnole, Fernando Hierro avait résumé l’état d’esprit des siens dans une intervention prophétique. "Ce type d’expérience va renforcer le groupe et son désir de victoire. Je suis triste pour les joueurs, qui avaient tellement envie d’atteindre la finale et de jouer contre le Brésil. Mais ils ont appris à accepter la défaite et à réagir. On va revenir ici l’année prochaine et on reviendra pour gagner."

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