Milieu de terrain offensif rapide et clairvoyant, Massimo Luongo s’est fait un nom, au début de l’année 2015, lors de la campagne victorieuse de l’Australie en Coupe d’Asie de l’AFC. Sélectionné à quelques reprises seulement jusque-là, il abordait dans un relatif anonymat son premier tournoi majeur, dont il a été désigné meilleur joueur, moins d’un mois plus tard, grâce à ses deux buts et quatre passes décisives. Sa réalisation lointaine pour l’ouverture du score australienne, en finale, restera dans les annales. Luongo fait partie de ces joueurs sortis un peu par surprise du chapeau d’Ange Postecoglou. Appelé pour la première fois en sélection en mars 2014, il a été retenu dans le groupe élargi de 30 joueurs pour la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014™ avant de finalement rester à la maison.

D’origine italienne et indonésienne, le joueur de 24 ans a attiré l’attention des médias en Indonésie, où l’un des ancêtres de sa mère est un ancien sultan. Ignoré par plusieurs centres de formation locaux, Luongo a emprunté une trajectoire tortueuse jusqu’au sommet, quittant les côtes australiennes avant même d’y avoir joué chez les seniors. Retenu par l’académie de Tottenham, il a fait son chemin en Angleterre, d’abord à Swindon Town, en troisième division, avant d’évoluer au niveau supérieur sous le maillot des Queens Park Rangers.