Classement mondial FIFA/Coca-Cola

Classement FIFA/Coca-Cola

Le nouvel Uruguay n'oublie pas ses racines

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  • L'Uruguay ambitieux à l'approche de la Copa América
  • Une nouvelle génération a émergé
  • Un nouveau style de jeu est en marche

Rien de nouveau sous le soleil en ce qui concerne la sélection uruguayenne et la façon dont elle vit le football. Aguerris, unis, dévoués... Les joueurs dirigés depuis 2006 par Óscar Tabárez ont fait de la garra charrúa (la grinta uruguayenne) une marque déposée en constante évolution.

Dans la dernière édition du Classement mondial FIFA/Coca-Cola, ils sont montés d'un échelon et pointent aujourd'hui en sixième position, soit une place de mieux que le meilleur classement en 2018. Avec la Copa América en ligne de mire (du 14 juin au 7 juillet), que faut-il attendre des Charrúas et de leur quête pour revenir sur le podium à l'occasion de la compétition qui se déroulera au Brésil ? FIFA.com a identifié trois points essentiels.

Les leaders à leur place

L'Uruguay a fait le plein de confiance : la Celeste vient de gagner sa deuxième China Cup consécutive grâce à de nettes victoires sur l'Ouzbékistan (3-0) et la Thaïlande (4-0). En finale, outre la célébration du titre, Diego Godín a fêté quant à lui son nouveau statut de recordman des sélections en équipe d'Uruguay, avec 126 capes.

Fernando Muslera a de son côté gardé les cages uruguayennes à l'occasion des trois dernières éditions de la Coupe du Monde FIFA™. La longévité est de mise également pour Luis Suárez, qui porte le maillot national depuis maintenant 12 années, soit une de plus que ses coéquipiers Edinson Cavani, Martín Cáceres et Nicolás Lodeiro.

Ainsi, l'Uruguay présente aujourd'hui un profil caractérisé par une montagne d'expérience et beaucoup de maturité physique et mentale chez des joueurs qui sont tous prêts à accompagner la nouvelle génération.

La jeunesse au rendez-vous

Le temps fait son travail et quelques aînés parmi la belle génération de ce début de troisième millénaire commencent à raccrocher les crampons. La bonne nouvelle, c'est l'émergence après eux de jeunes joueurs qui ont bien l'intention de limiter au maximum le sentiment de nostalgie que certains pourraient éprouver envers une génération dorée... mais vieillissante

L'attaquant Maxi Gómez (22 ans) a déjà marqué son premier but en équipe nationale et Giovanni González, le latéral du Peñarol, était du voyage pour la China Cup et a fait ses débuts dans une sélection dont le point fort est précisément la défense. Peu à peu, d'autres jeunes comme Federico Valverde, Nahitan Nández et Rodrigo Betancur gagnent en temps de jeu et remplissent leur rôle avec de plus en plus de responsabilité.

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La consécration d'un nouveau style

Peu avant Russie 2018, l'Uruguay avait montré quelques nouveautés sur le plan stratégique. La solidité défensive qui est son image de marque était toujours là, mais un supplément d'habileté technique et d'élégance balle au pied était notable dans le travail de création offensive.

Matías Vecino et Rodrigo Betancur en sont les deux meilleurs exemples. Ils recherchent les espaces, distillent des pépites dans la profondeur et sont particulièrement adroits sur les ballons aériens. Le duo d'attaque éminemment redoutable que forment Cavani et Suárez se nourrit de l'audace et de la créativité des deux jeunes coéquipiers.

Habituée à un style défensif et adepte du pressing en milieu de terrain, l'équipe d'Uruguay utilise de nouveaux outils depuis un an. La Copa América arrive comme le terrain d'essai idéal pour prouver l'efficacité de cette évolution. La Celeste reviendra-t-elle sur le podium du Classement mondial FIFA/Coca-Cola comme en 2012 ?

Tout le monde se prépare. Le spectacle va bientôt commencer.

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