Classement mondial FIFA/Coca-Cola

Classement Mondial FIFA/Coca-Cola

Les Léopards ressortent les griffes

© AFP
  • La RD Congo est la cinquième équipe africaine au Classement Mondial, la première non mondialiste en 2018
  • Les Léopards, champions d'Afrique en 1968 et 1974, rêvent d'un troisième titre
  • Les raisons du succès : l'expérience internationale et le talent local

Il fut un temps où le roi des animaux en Afrique était le Léopard. La RD Congo est en effet la première équipe d’Afrique sub-saharienne à s’être qualifiée pour la Coupe du Monde de la FIFA™, lors d’Allemagne 1974, alors sous le nom de Zaïre, et est montée deux fois sur le toit du Continent Mère, en 1968 et 1974.

Depuis, plus de trace des Congolais sur la scène mondiale, et leurs meilleures performances en Coupe d’Afrique des Nations de la CAF sont deux troisièmes places en 1998 et 2015.

Mais les signes sont encourageants pour retrouver le haut de l’affiche. Non seulement la sélection a décroché sa place pour la CAN 2019 en Égypte, mais elle a aussi intégré le top 50 lors de la dernière édition du Classement Mondial FIFA/Coca-Cola. FIFA.com se penche sur les raisons de cette progression et sur les ambitions des Léopards.

La RD Congo dans la hiérarchie mondiale

  • Position actuelle : 46ème
  • Position dans la Zone CAF : 5ème, derrière le Sénégal, la Tunisie, leNigeria et le Maroc, tous mondialistes en 2018
  • Meilleur classement historique : 28ème (juillet, août 2017)
  • Pire Classement historique : 133ème (octobre 2011)
  • Progression lors de la dernière édition : + 5 places, + 1425 points

Succès international…

La progression dans la hiérarchie mondiale doit beaucoup à la qualification pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations, même si celle-ci a mis du temps à se dessiner. Versée dans le groupe du Congo, du Liberia et du Zimbabwe, la RD Congo a débuté en septembre 2017 par un succès dans le derby congolais (3-1), avant d’enchaîner quatre rencontres sans victoire (trois nuls et une défaite à domicile contre le Zimbabwe 1-3). Dos au mur avant la dernière journée, les Léopards ont validé leur billet pour l’Égypte en battant le Liberia sur la plus petite des marges, grâce à Cédric Bakambu.

Le buteur providentiel est justement l’un des atouts majeurs du renouveau de la sélection, au même titre que Gaël Kakuta, Neeskens Kebano, Yannick Bolasie, Dieumerci Mbokani, Chancel Mbemba ou le capitaine Youssouf Mulumbu, qui ont tous acquis une expérience précieuse dans les grands championnats européens dans la dernière décennie. "Avec le groupe qu’on a, je crois qu’on a beaucoup évolué, on est mature. Je le ressens dans les entraînements, dans les paroles des joueurs", assurait d’ailleurs le porteur du brassard avant le match décisif contre le Liberia.

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… et local

La légion étrangère a certes joué son rôle dans cette qualification, mais contrairement à d’autres grandes nations du football africain, la RD Congo donne également sa chance au football local. Le meilleur exemple est sur le banc de touche, Florent Ibenge étant l’un des rares entraîneurs africains à la tête de sa propre équipe nationale, et ce depuis plus de cinq ans, une longévité plutôt rare sur le Continent Mère.

Mieux, le technicien cumule les fonctions de sélectionneur et celles d’entraîneur de l’AS Vita Club, l’un des grands noms du football congolais, ce qui lui permet de connaître sur le bout des doigts les talents locaux, et de leur donner leur chance en sélection. Le vétéran Trésor Mputu, joueur emblématique des Léopards et du TP Mazembe, a ainsi joué un rôle dans la campagne qualificative, tandis que les défenseurs du Vita Club Botuli Bompunga et Ndonga Muzinga sont bien installés dans le groupe, et l’attaquant de Mazembe Jackson Mulecka, 19 ans, est aux portes de la sélection et représente la relève.

Ambition et pression

Autant d’arguments qui ont permis à la RD Congo de se joindre à la fête africaine et d’espérer y jouer un rôle, même si les Léopards ont hérité d’un groupe difficile, avec l’hôte égyptien, le Zimbabwe qui les avaient devancés en qualification, et l’Ouganda, l’une des révélations du continent. "Les Égyptiens sont des ogres. Donc, on va être des Petits Poucets ! Et le Petit Poucet est malin", plaisantait d’ailleurs Ibenge à l’issue du tirage au sort. "C’est très bien, c’est le pays organisateur, ça sera un match qui sera diffusé dans tous les médias, donc c’est à nous de nous montrer à la hauteur de l’événement."

Le sélectionneur sait qu’il a les moyens de frapper un grand coup en Égypte, et de confirmer la progression congolaise au Classement Mondial FIFA/Coca-Cola. "Cette posture ne veut pas dire que nous irons en victime expiatoire. C’est une position qui peut nous faire du bien et surprendre", prévient-il, conscient du potentiel de ses troupes, mais également de la responsabilité qui va avec. En effet, le Secrétaire Général aux Sports de la RD Congo Barthelemy Okito a déjà fixé comme objectif rien moins que la victoire finale ! "Si les objectifs à la CAN ne sont pas atteints, nous serons dans l’obligation de nous séparer du coach et de son staff", a-t-il annoncé…

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