Sur la base de sa position moyenne depuis la création du Classement mondial FIFA/Coca-Cola, la Nouvelle-Zélande devrait se situer aux alentours de la 100ème place. C'est dire le choc qu'a constitué le mois dernier son glissement au 156ème rang, son plus mauvais classement à ce jour, repoussant la formation océanienne derrière des sélections telles que le Swaziland, les Seychelles ou Maurice. Considérée comme la "nation reine" de sa Zone, elle ne pointait alors qu'au sixième rang de sa confédération.

Quelle est donc l'origine de cet important changement dans l'hémisphère sud ? Première réponse, la participation des nations insulaires aux Jeux du Pacifique Sud aux Samoa leur ont permis de progresser au classement. L'exemption des Kiwis, malgré son caractère prestigieux, leur a finalement coûté des points précieux au classement et a surtout permis à certains de leurs rivaux de leur passer devant. Mais les choses sont déjà en train de rentrer dans l'ordre, puisqu'une fois encore les All Whites reviennent dans la course.

Le tournant s'est produit le mercredi 17 octobre 2007 à Lautaka, quand la sélection de Ricki Herbert s'est rendue aux Fidji pour une rencontre éliminatoire pour la Coupe du Monde de la FIFA. Le but inscrit par Ivan Vicelich à la 32ème minute lui a donné un petit avantage à la pause (1-0), avant que Shane Smeltz ne scelle la rencontre à la 86ème minute.

"Ce qui m'a fait plaisir, c'est que les garçons ont vraiment fait preuve de caractère, a déclaré Herbert. Je suis ravi de la manière dont nous avons abordé cette rencontre. Nous avons parlé longuement à l'hôtel avant le match, pour dire que peu importait la manière. La seule chose qui comptait, c'était d'obtenir un bon résultat".

Tout reste à faire
Cette victoire à l'extérieur 2:0 sur les Fidji a permis aux Kiwis un gain de 28 places, soit la deuxième meilleure progression mondiale du mois d'octobre. Des victoires lors de leur double confrontation face à Vanuatu, à Port Vila puis à Wellington, amélioreraient encore leur position. Le coach croit toutefois que tout reste à faire.

"Il y a 15 ans, nous pouvions espérer battre les nations insulaires par plus de 10 buts, explique-t-il. Mais, il n'y a pas si longtemps, les Australiens ne se sont imposés aux Iles Salomon que 2:1, avec presque tous leurs titulaires. Ce n'est plus aussi facile. Même si on nous considère comme favoris, nous respecterons nos adversaires".

Les formations insulaires devront toutefois continuer à se méfier des Néo-Zélandais. Au cours des 18 derniers mois, il ont battu la Géorgie 3:1, obtenu un match nul 1:1 face à l'Estonie et, plus récemment, tenu en échec une sélection du Pays de Galles comptant dans ses rangs des joueurs du calibre de Craig Bellamy et Ryan Giggs.

"Les autorités du football du pays nous ont permis de nous confronter à des nations et des clubs qui évoluent au très haut niveau, poursuit Herbert. Cette somme d'expériences a été inestimable pour ce groupe de joueurs. Nos prestations ont été parfois inégales, mais, sur le long terme, je crois qu'elles nous seront très utiles. J'espère simplement que nous pourrons les mettre à profit lors de la Coupe des Nations de l'OFC".

Les Fidji, les Salomon et la Nouvelle-Calédonie sont prévenues : la Nouvelle-Zélande fera tout désormais pour regagner le haut du classement océanien. Et si les All Whites réintègrent le Top 50 du football mondial pour la première fois depuis janvier 2003, il y aura de belles célébrations à Auckland.