L'Espagne a étrenné son nouveau statut de champion du monde par un nul arraché dans les arrêts de jeu contre le Mexique (1-1), mercredi au stade Aztèque, à un mois de débuter au Liechtenstein ses qualifications pour l'Euro-2012 dont elle est aussi tenante du titre.

La Roja a longtemps cru repartir avec une défaite qui aurait fait tache un mois jour pour jour après son sacre mondial, mais David Silva a préservé son honneur en égalisant en toute fin de match (90+1). Auparavant les Mexicains, éliminés en 8e de finale du Mondial par l'Argentine (1-3), avaient confirmé leur propension à produire un jeu dynamique et porté vers l'avant, récompensée par un but précoce de Javier Hernandez (12).

Si 18 des 23 mondialistes espagnols avaient fait le voyage à Mexico, seuls trois des titulaires de la finale remportée le 11 juillet contre les Pays-Bas (1-0 a.p.) étaient alignés d'entrée: le capitaine Casillas, le stoppeur Puyol et le milieu défensif Busquets.

Et l'entame du match n'a clairement pas été à la faveur de la Roja, manifestement peu en jambe ni en rythme - la faute à des joueurs en pleine préparation physique dans leurs clubs -, et prise de vitesse d'entrée par les flèches mexicaines Vela et Javier Hernandez. Ce dernier profitait d'ailleurs d'un léger hors-jeu de position de son compère pour s'échapper et tromper Casillas à ras de terre.

En ce jour festif du bicentenaire de l'indépendance du pays, le stade Aztèque, théâtre de deux finales de Coupes du monde (1970, 1986), manquait d'exhulter de nouveau par la suite, sur deux actions de Marquez et Vela qui auraient pu donner un plus grand avantage au Mexique.

Vicente del Bosque, qui avait notamment laissé au repos le buteur de la finale du Mondial, Andres Iniesta, fit entrer ses cadres en seconde période à l'exception notable de son meilleur buteur David Villa.

Et l'équipe empruntée de la première période a fait place à celle qui fait courir et suer l'adversaire, avec notamment à la baguette son stratège Xavi. La formule ainsi retrouvée a in fine fait son effet, lorsqu'à quelques secondes du coup de sifflet final, le milieu du FC Barcelone trouvait en profondeur Silva qui égalisait.

Le nouvel attaquant de Manchester City avait même la victoire au bout du pied dans l'action qui suivit, mais il croisait trop son tir.