FIFA Interactive World Cup 2013

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McInally, la voix de l'expérience

Image of the opening day of the FIFA Interactive World Cup 2013 Grand Final in Madrid, Spain
© FIFA.com

Pour les fans de football, Alan McInally est avant tout le formidable footballeur des années 1980 et du début des années 1990 qui a porté les maillots du Celtic, d'Aston Villa et du Bayern Munich. Mais pour les amoureux de football virtuel, l'ancien attaquant d'1m86 est aussi un fameux commentateur qui a officié à l'occasion de plusieurs événements live dans le cadre de la FIFA Interactive World Cup 2013, y compris la Grande Finale de trois jours à Madrid. FIFA.com a posé quelques questions à celui qui a prêté sa voix à la Grande Finale.

"J'ai adoré l'atmosphère. Il y a une vraie camaraderie entre tous les joueurs. C'est très plaisant", commente McInally au sujet de son expérience à Madrid. "Je ne peux plus jouer au foot, mais c'est un bon substitut pour moi." Aux côtés de Paul Chaloner, son coéquipier au micro, l'Écossais a fait preuve d'une véritable maestria dans les commentaires. "J'adore le football, j'adore le jeu. Pour moi, il est très dur d'assister à un match de football en restant assis sans rien dire. Les gens qui me voient à la télévision me demandent souvent si je suis vraiment aussi intéressé que ça, mais je peux dire que je le suis. Je ne suis pas un acteur, vous pouvez me croire !"

Quand on lui demande quelles sont les différences entre commenter un "vrai" match et une rencontre de football virtuel, il répond d'abord en citant un point commun : "Les deux sont très intéressants. Quand vous commentez la FIFA Interactive World Cup, vous devez suivre l'action comme s'il s'agissait d'un match réel, car c'est de cette façon que les joueurs le voient derrière leurs manettes".

On sait que les gamers sont capables de se souvenir de chaque moment, de chaque passe et de chaque tir d'un match de football virtuel, sans avoir la moindre idée de ce qui s'est passé autour d'eux dans le même temps. Mais il y a toujours une exception pour confirmer la règle, comme Alan a pu s'en rendre compte de très près à Madrid. "Le jeune américain m'a dit quelque chose de très sympa", raconte l'Écossais. "Il m'a dit qu'il entendait mes commentaires et que ça le motivait énormément. Il s'en servait pour continuer de se battre et rester dans le match."

La rencontre à laquelle Alan fait référence est en fait ce qui a constitué l'une des grosses surprises de la phase de groupes. Pour sa première participation à une Grande Finale, le jeune Juan Ambriz était opposé au Français Bruce Grannec, futur vainqueur du tournoi. Le match était retransmis en direct du toit de l'hôtel ME Reina Victoria. "Quand j'ai vu que nous allions jouer sur la scène principale, je suis devenu encore plus nerveux. J'en tremblais. C'est ça qui m'a fait jouer à un niveau que je n'avais jamais atteint auparavant", a confié Juan à FIFA.com juste après le match. "Pendant la partie, j'écoutais les commentaires d'Alan. Ça m'a donné vraiment beaucoup d'énergie et de confiance."

Dans le football comme dans la vie
En définitive, Juan s'est imposé 1:0 et est entré dans le cercle extrêmement fermé des joueurs ayant réussi à battre dans un match de FIWC celui que tout le monde sur le circuit surnomme La  Machine. "C'est une leçon d'humilité quand quelqu'un vous dit quelque chose comme ça", estime Alan au sujet du compliment du Californien. "En fait, j'avais dit quelque chose comme 'Continue de te battre, ne lâche rien, tu es toujours dans le match, pourquoi abandonner ?', ce genre de choses. Pas parce que je voulais que Grannec perde, mais simplement parce qu'il ne faut jamais abandonner. Dans le football comme dans la vie. C'était mon attitude quand je jouais au foot et je pense qu'elle est appropriée pour le football virtuel."

L'Écossais est plus à l'aise derrière le micro que derrière la console. Sa maigre expérience aux manettes se résume à quelques matches de FIFA 13 chez son voisin. "À notre époque, l'aspect technique des matches n'existait pas vraiment en jeu vidéo", explique Alan lorsqu'on lui pose la question de savoir s'il s'adonnait au football virtuel lorsqu'il était joueur professionnel. "Je me souviens surtout que nous jouions aux cartes avec mes coéquipiers et sortions le vendredi soir."

Sur la question de savoir si le football virtuel peut aider les footballeurs à progresser dans le jeu réel, Alan répond par l'affirmative. "Le jeu vidéo permet de s'immerger encore plus complètement dans le football et de développer une meilleure conscience tactique. Je suis sûr que des footballeurs ont déjà été dans la situation de recevoir des compléments de leur entraîneur, sur quelque chose qu'ils ont fait après l'avoir vu au jeu FIFA sur la console."

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