FIFA Interactive World Cup 2010

FIFA Interactive World Cup 2010

Retour sur la FIWC 2009

© Action Images

Il y a quelques semaines à peine, Porte de Versailles à Paris, Bruce Grannec était au bord de l'élimination dans l'épreuve qualificative live pour la FIFA Interactive World Cup 2009. Son quart de finale est allé jusqu'aux tirs au but, qu'il a su négocier avec le plus grand sang-froid. Au final, le jeune homme de Chilly-Mazarin a remporté le titre national.

Interrogé sur ses ambitions pour la suite de la compétition, le gamer de 22 ans déclarait : "Si j'ai pu me qualifier pour la Grande Finale, j'imagine que tout peut arriver". Cette remarque pourrait résumer à elle seule cette cinquième édition de la FIFA Interactive World Cup. De records en renversements de situation, la FIWC 2009 a été assurément l'une des plus palpitantes de l'histoire.

Plus d'un demi-million de joueurs ont participé aux éliminatoires en ligne, auxquels il faut ajouter les milliers de gamers qui se sont défiés dans le cadre des 19 épreuves qualificatives live. La Grande Finale, qui réunissait 32 experts du jeu EA Sports™ FIFA 09, était le point culminant de la compétition, avec pour le vainqueur la terre promise : le titre de champion 2009 de la FIWC.

Inarrêtable Bruce
Pour son premier match en phase de groupes de la Grande Finale, Bruce Grannec domine confortablement (4:1) l'Australien Jason Mac 4:1. Son rendez-vous suivant, face à l'orfèvre en la matière Merjim Sadriji, s'annonce plus compliqué. Le Suisse s'impose 3:2 et pourra se consoler de son élimination précoce à venir en arguant qu'il a été le seul à battre le champion du monde FIWC 2009.

Cette défaite aux allures d'avertissement a le don d'éperonner Grannec qui, pour son dernier match de poule, ne fait aucun détail (6:1) contre l'Anglais Adam Winster. En huitième de finale, le Français se débarrasse aisément (4:0) de l'Italien Daniele D'Alterio.

Les choses se corsent en quart de finale, où Bruce doit affronter le vainqueur de l'édition 2005 de la FIWC, Chris Bullard. La rencontre sera l'une des plus passionnantes du tournoi. La parole à Chris, au micro de FIFA.com : "Nous avons tous les deux marqué très tôt dans le match. Ensuite, Bruce a pris l'avantage sur un but plutôt heureux. Son équipe a alors commencé à très bien jouer et peu après la pause, j'étais mené 5:1. J'ai alors joué mon va-tout. Ça a failli marcher. A la 85ème minute, j'étais revenu à 5:4. A partir de là, Bruce a fait ce qu'il avait à faire, faisant tourner le ballon en attendant la fin de la partie".

En termes de suspense, la demi-finale n'aura rien à envier à la sortie précédente du Parisien. Opposé au Tchèque Radim Kluka, Bruce rafle la mise en prenant un avantage définitif (2:1) à la dernière minute du match.
Dans un décor de carte postale au bord de la mer, la Grande Finale a été précédée de moult animations pas du tout virtuelles, mais ô combien divertissantes et relaxantes. Le Joueur Mondial de Beach Soccer de la FIFA 2008, l'Espagnol Ramiro Amarelle, était le principal animateur d'un mini-tournoi de beach soccer, agrémenté de diverses performances assurées par des jongleurs et autres freestylers, percussionnistes et pom-pom girls.

Jamais quatre sans cinqL'adversaire de Bruce en finale n'était autre que Ruben Morales Zerecero, quatre fois finaliste malheureux par le passé. "C'est le meilleur joueur à ne jamais avoir remporté la FIWC", dit de lui Chris Bullard. Pour participer aux deux dernières éditions de la Grande Finale, Ruben a voyagé de son Mexique natal jusqu'au Brésil. A São Paulo, il déambulait dans les rues avec un drapeau mexicain noué autour du cou, ses longs cheveux en bataille et une escorte de badauds brésiliens dans son sillage.

Le parcours de Ruben jusqu'en finale présente des ressemblances avec celui de Bruce. En phase de groupes, le gamer aztèque prend le dessus sur le vainqueur de l'édition 2006 de la FIWC, écarte l'Allemand Patrick Straschek, qui avait dominé une poule qui comprenait deux anciens champions du monde, avant de battre en demi-finale la grande surprise du tournoi, Francisco Cruz (14 ans).

Après avoir remporté 3:1 son quart de finale et sa demi-finale, c'est sur le même score que Ruben s'incline en finale.

Handicapé par une entorse à la cheville contractée en jouant au football quelques jours avant de se rendre à Barcelone, le nouveau champion du monde avait visiblement oublié la douleur au moment de soulever l'imposant trophée de la FIWC. En récompense de son exploit, Bruce a également gagné un chèque de 20 000 dollars US, une KIA Soul toute neuve et une invitation officielle au Gala du Joueur Mondial de la FIFA 2009. Future superstarLa grande révélation du tournoi est incontestablement le jeune Francisco Cruz. Du haut de ses 14 ans, il inscrit 13 buts sans en encaisser un seul en phase de groupes. Et pan sur les doigts de ceux qui avaient esquissé un sourire lorsque le jeune adolescent affirmait, à son arrivée à Barcelone : "Je suis ici pour gagner". Francisco s'est finalement classé troisième, mais beaucoup d'observateurs voient en lui un futur vainqueur de la FIWC.

Interrogé sur le potentiel du jeune Portugais, le quadruple finaliste Ruben Zerecero confiait : "Selon moi, Francisco a tout pour devenir une superstar de la FIWC". De son côté, Ruben livrait l'analyse suivante : "Je pense que ce qui fait la différence, c'est que Francisco est là pour s'amuser. Il prend du plaisir à chaque match. C'est la même chose pour moi". Bien vu Ruben. Car si les récompenses à gagner sont aussi importantes que la pression qui pèse sur les joueurs, ce qui fait la beauté de la FIWC en dernière instance, c'est le plaisir : le plaisir de jouer, le plaisir de regarder et surtout, le plaisir à venir. Et vive la FIWC 2010 !