Les Îles Salomon entament leur parcours thaïlandais en Coupe du Monde de Futsal de la FIFA face à la Russie, qui lui avait passé 31 buts il y a quatre ans dans cette même compétition. Ce samedi 3 novembre 2012, les Océaniens ont l’occasion d’effacer ce douloureux souvenir.

C’est mal parti, les Russes ramènent très vite les Iles Salomon à la réalité. En moins de trois petites minutes, le tableau d’affichage a déjà évolué deux fois. Les gants de Paul Huia n’arrêtent pas de chauffer sous les coups de boutoir de l’un des favoris déclarés au sacre mondial. Dans ce concours de dribbles, de talonnades et de roulettes, il n’y a qu’une équipe sur le terrain. A la mi-temps, le Petit Poucet du Groupe F affiche déjà un passif de huit buts.

On prend les mêmes et on recommence en seconde période. Le tarif russe est le même, il se chiffre encore à huit. Eder Lima a été le plus cruel des siens en prenant à son compte sept buts. Le joueur de 28 ans va bien dormir après cette première apparition en Coupe du Monde de Futsal...

Quinze buts concédés en moins que lors de leur dernier face-à-face mais un même constat : les Îles Salomon ont encore du travail devant eux avant de pouvoir ennuyer les gros bras du Futsal. A commencer par la Russie, qui a fait le plein de confiance avant de se frotter à l’autre favori du groupe, le Guatemala.

Dickson Kadau, sélectionneur des Îles Salomon
“Nous n’avons pas affiché une concentration optimale et nous nous sommes montrés incapables de suivre le schéma de jeu prévu, nous aurions dû garder plus longtemps le ballon. Mes joueurs ont eu au moins le mérite de se battre jusqu’au bout pour ne pas se retrouver avec un résultat similaire à celui d’il y a quatre ans. Maintenant, il s’agit de nous secouer et d’apprendre de nos erreurs."