La finale que tout le monde attendait, revanche de l'édition de 2008, a tardé à tenir ses promesses sur le plan des buts. L'Espagne et le Brésil, qui se partagent tous les sacres depuis la création de la Coupe du Monde de Futsal de la FIFA, se connaissent par coeur,se redoutent, et se sont longtemps neutralisés ce 18 novembre, s'appliquant d'abord à ne pas perdre.

Le Huamark Indoor Stadium de Bangkok a donc assisté à un premier acte tendu, sensiblement à l'avantage des Espagnols. Ces derniers signaient la première alerte par Lozano, dont le tir était sauvé sur la ligne par Vinicius. Le portier brésilien Tiago s'illustrait à son tour sur la tentative de Miguelin, et la première chaude alerte des champions du monde en titre n'intervenait qu'avant le repos par Rafael, dont la puissante frappe du droit filait au-dessus de la barre.

L'Espagne affichait un meilleur bilan en termes de possession et d'occasions, mais qu'importe de dominer quand on ne marque pas. Telle est la leçon que Neto se chargeait d'enseigner à la Roja d'une puissante frappe croisée sur un corner glissé en retrait, en début de seconde période.

Le chronomètre s'écoulait, et on commençait à voir quelques visages inquiets dans le camp ibérique, qui allait pourtant retrouver le sourire à dix minutes du terme. Suite à une astucieuse combinaison sur coup franc, Torras trouvait enfin la lumière à bout portant, imité dans la foulée par Aicardo qui trompait Tiago d'une frappe soudaine au ras du poteau. Tout était à refaire pour la Seleçao, qui a eu le mérite de ne pas perdre son sang-froid, et chercher patiemment une égalisation finalement obtenue sur une imparable frappe en pleine lucarne de Falcão. Les deux équipes prolongeaient donc le plaisir pour deux périodes supplémentaires. Neto, qui avait ouvert le score, devenait le héros du match en délivrant les siens d'une puissante frappe croisée du gauche... à 19 secondes du terme de la rencontre !

Le Brésil monte pour la cinquième fois sur le toit du monde après avoir magnifiquement maîtrisé ses nerfs face à une coriace formation espagnole.

Marcos Sorato, sélectionneur du Brésil
"C'était une grande finale qui a montré que le futsal mérite plus d'attention. C'était un match intéressant qui a tenu les supporters en haleine jusqu'aux derniers instants. Nous avons dû lutter jusqu'à la fin, et même lorsque l'Espagne a marqué, nous avons cru en nous-mêmes. Le match contre l'Argentine nous a servi de leçon. Je n'ai jamais cessé à croire dans les capacités de mes joueurs. C'était une finale de rêve, et on voit qu'en futsal, vous devez y croire jusqu'à la fin."