Eder Lima, meilleur buteur de la Coupe du Monde de Futsal de la FIFA, Thaïlande 2012 dans ses rangs, 30 buts marqués et pas le moindre encaissé : la Russie se présente face à l’Espagne en quart de finale avec des arguments de poids ce 14 novembre à Bangkok. La Furia Roja, pour sa part, reste sur un titre de champion d’Europe devant son adversaire du jour, mais surtout deux sacres et deux places de finalistes en Coupe du Monde.

La Russie montre d’emblée son appétit, l’Espagne son expérience. A la réception d’un corner, Sirilo enroule adroitement du plat du pied une frappe qui se loge sous la barre de Juanjo. Tout a été trop rapide pour l’arrière-garde espagnole. Les champions d’Europe reprennent peu à peu le chemin du but et le rythme de la rencontre. Ortiz contraint Gustavo à aller rechercher un ballon dans ses filets pour la première fois du tournoi. La Furia Roja confisque ensuite le ballon à des Russes forcés de jouer en contre.

Le moteur russe est à l’arrêt après avoir sans doute trop chauffé dans les premières minutes. Nouveaux maîtres du jeu, les hommes de Venancio Lopez multiplient les situations dangereuses par des une-deux bien sentis ou en en tentant leur chance de loin. Fernandao et Lozano concrétisent deux de ces vagues offensives. La Furia Roja peut retourner dans ses vestiaires la tête haute et l’esprit confiant.

Forte de son avance, l’Espagne laisse aux Russes la responsabilité de faire le jeu dès l’entame du second acte. Le pari est risqué au vu de la capacité d’Eder Lima et des siens à se créer des occasions. Malheureusement pour eux, la maladresse dans le dernier geste n’est jamais très loin non plus, quand ce n’est pas un réflexe du gardien espagnol. C'est finalement Alemao qui les remet dans la rencontre, en repoussant un centre de Lima dans son propre but.

Les Russes n’ont véritablement ennuyé les doubles champions du monde que pendant deux minutes en première mi-temps. Malgré une pression de tous les instants sur le mur espagnol, ils n’ont jamais trouvé la mire en seconde et voient filer la demi-finale contre l'Italie dans les pieds espagnols.

Venancio Lopez, sélectionneur de l'Espagne
"C'est un résultat mérité. Nous avons joué une très bonne première période, et la seconde a été plus équilibrée. Mais le score final me paraît juste. Notre gardien Juanjo a disputé un match fantastique, mais nous avons gagné en équipe. Je tiens à féliciter la Russie pour son très bon match aujourd'hui, mais aussi pour le bon travail réalisé durant tout le tournoi. C'est dommage que nous ayons dû nous affronter en quart de finale."