Coupe du Monde de Futsal de la FIFA, Lituanie 2020™

Coupe du Monde de Futsal de la FIFA, Lituanie 2020™

12 septembre - 4 octobre

Coupe du Monde de Futsal de la FIFA

Lea’alafa, double casquette et passe de trois

Micah Leaalafa of Solomon Islands
© Getty Images

Un footballeur ayant participé à une voire deux compétition(s) de la FIFA peut se targuer d’avoir accompli quelque chose de grand dans sa carrière. Mais le joueur des Îles Salomon Micah Lea’alafa est sur le point d’aller encore plus loin. Lorsqu’il s’engagera dans la Coupe du Monde de Futsal de la FIFA, Colombie 2016 en septembre, Lea’alafa se trouvera à mi-chemin d’une série qui le verra participer à trois compétitions de la FIFA en l’espace de six mois.

Star en club et en sélection, le milieu offensif vit une année extraordinaire. Grand artisan du sacre de l’Auckland City FC en Ligue des champions de l’OFC, synonyme de qualification pour la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA en décembre, il a été nommé meilleur joueur de la compétition continentale. Le mois dernier, Lea’alafa participait aux qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018 ™.

Ses compatriotes sont nombreux à avoir défendu les couleurs nationales à la fois en futsal et en beach soccer, notamment Gideon Omokirio, qui a également disputé la Coupe du Monde des Clubs 2010. Mais aucun n’a réalisé la passe de trois de Lea’alafa sur une période aussi courte.

Performant dans les deux disciplines
Sur le terrain de football ou de futsal, Lea’alafa se distingue par son intensité et sa vitesse, mais dans la vie de tous les jours, ce garçon de nature timide a tendance à fuir la lumière des projecteurs. Le bonhomme donne plutôt dans le pragmatisme et l’humilité, à mille lieues de se vanter de son étonnant triptyque. "Je n’avais pas vu ça comme ça", répond-t-il à *FIFA.com *lorsqu’on évoque sa prouesse. "Mais ce serait absolument génial. Et puis imaginez si l’on fait de bons résultats dans chacune de ces compétitions."

Tout en décontraction, Lea’alafa révèle qu’il n’a pas trop de mal à passer d’une déclinaison à l’autre. "Le plus dur a été de trouver le juste équilibre pour que je puisse poursuivre ma progression dans les deux disciplines. Je pense être capable de faire la transition assez facilement."

"Mes parents sont très croyants et ils font en sorte que je garde les pieds sur terre. Je pense que ça m’aide aussi à rester concentré. Le secret, c’est d’être toujours dans l’humilité, la volonté d’apprendre et le plaisir", confie-t-il.

"Bien sûr, les dimensions des terrains sont très différentes donc il faut adapter l’utilisation des espaces. En futsal, on a moins de temps pour utiliser le ballon donc il faut prendre des décisions rapides. À la moindre erreur, l’adversaire peut vous punir. L’important, c’est de travailler les uns pour les autres."

En progression
Si la popularité du football se mesurait au prorata du nombre de passionnés par pays, alors la petite nation mélanésienne figurerait certainement dans les premières places du classement mondial. Malgré la faible population des Happy Isles, les grosses affluences sont monnaie courante au stade national. Dernièrement, ils étaient même 2000 à assister à une simple opposition lors d’un entraînement de l’équipe nationale de futsal.

La popularité du futsal se reflète également dans le niveau de son équipe nationale, championne continentale incontestée depuis que l’Australie a quitté la confédération en 2006. Au niveau mondial toutefois, les Îles Salomon ont peiné lors de leur première compétition, en 2008, mais elles ont enregistré leur première victoire il y a quatre ans, en Thaïlande. Aujourd’hui, les *Kurukuru *sont emmenés par un entraîneur brésilien, Juliano Schmeling, et leurs joueurs vedettes, Elliot Ragomo et George Stevenson, disposent d’un bon temps de jeu au Minas Tenis Clube de Belo Horizonte, dans le pays de leur sélectionneur.

Aujourd’hui installé à Auckland, Lea’alafa a pu profiter du rythme plus détendu de la vie salomonaise ces dernières semaines, alors que les Kurukuru *se préparent pour la compétition colombienne. "Notre objectif, c’est d’aller plus loin que la dernière fois", indique Lea’alafa lorsqu’on l’interroge sur les ambitions de son équipe en terre *cafetera. "Chacun d’entre nous est devenu plus mature dans sa façon de jouer. Certains d’entre nous sont allés jouer dans d’autres disciplines, mais d’une façon ou d’une autre, nous sommes plus expérimentés. Cela ne nous empêche pas d’être réalistes par rapport aux adversaires qui nous attendent."

En tout cas, si les résultats ne sont pas garantis, le spectacle, lui, le sera. "C’est clair que nous avons tiré les enseignements des deux dernières Coupes du Monde de Futsal. C’est encore mieux car maintenant, on a goûté à la victoire, on sait ce que c’est et on sait ce qu’il faut faire pour être performant à ce niveau. La meilleure attaque, c’est la défense. Cette fois encore, on va vraiment se concentrer sur cet aspect."

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