Le Brésil a réussi à assurer l'essentiel en remportant une nette victoire 7:4 sur l'Argentine lors du match pour la troisième place du Championnat du Monde de Futsal de la FIFA, Chinese Taipei 2004. En contraste flagrant avec la première rencontre ayant opposé les deux équipes six jours auparavant, les Argentins n'ont jamais vraiment semblé entrer dans la partie. Ce n'est qu'en deuxième période qu'ils sont enfin parvenus à répondre aux assauts des Brésiliens, après une première mi-temps catastrophique.

A l'issue de la rencontre, le sélectionneur brésilien Ferretti reconnaissait : " Aujourd'hui, les deux équipes ont joué libérées de toute pression. Dans ces conditions, il fallait s'attendre à voir du spectacle et beaucoup de buts. En ce qui nous concerne, nous sommes enchantés d'avoir remporté la médaille de bronze. " Selon les sources de FIFA.com, Ferretti devrait démissionner de son poste de sélectionneur national à l'issue du tournoi afin de laisser la place à un nouvel entraîneur, capable d'apporter des idées neuves à l'équipe brésilienne.

La grande question de cette petite finale était de savoir lequel des deux entraîneurs, Ferretti pour le Brésil ou Larrañaga pour l'Argentine, saurait le mieux motiver son équipe pour ce match sans véritable enjeu. Pour cette ultime sortie, les deux équipes se présentaient dans la même composition que lors des demi-finales.

La réponse ne s'est pas fait attendre longtemps. 22 secondes, c'est tout ce qu'il faudrait aux Brésiliens pour ouvrir le score et asseoir leur autorité sur la rencontre. Bien servi par Simi, Falcão n'a plus qu'à frapper à bout portant pour inscrire son onzième but du tournoi et lancer la machine brésilienne (1:0, 1'). Et les Brésiliens n'avaient manifestement pas l'intention d'en rester là : cinq minutes plus tard, Falcão frappe à nouveau (2:0, 6'), donnant ainsi une confortable avance à son équipe. Comme lors du premier match contre le Brésil et de la demi-finale contre l'Italie, les Argentins se retrouvent à nouveau rapidement menés au score.

Pourtant, cette fois, les Alibcelestes vont rapidement trouver le chemin des filets. Le capitaine argentin, Carlos Sánchez redonne espoir à son équipe en réduisant le score quelques minutes plus tard (2:1, 9'). Mais c'est sans compter sur Falcão. D'une frappe sèche, le buteur brésilien rétablit l'écart de deux buts entre les deux équipes (3:1, 12'). Cinq minutes plus tard, c'est au tour de Schumacher de conclure une magnifique action brésilienne menée par Tobias (4:1, 17'). Et l'avalanche de buts ne s'arrête pas là, Euler inscrivant lui aussi son nom au tableau d'affichage dans la foulée (5:1, 18'). Une minute plus tard, Tobias est récompensé de ses efforts en signant un nouveau but pour le Brésil, après une belle combinaison avec Indio (6:1, 19'). Dans les ultimes secondes, Planas et Giménez vont se voir offrir la chance de revenir à la marque mais, décidément, la réussite n'est pas au rendez-vous pour les Argentins (20').

 

En seconde mi-temps, les Argentins vont s'efforcer de réduire le score. Sánchez s'illustre à nouveau en début de période en inscrivant le deuxième but argentin, suite à un bon travail de Garcias (6:2, 23'). Guisande, le portier argentin, se met lui aussi en évidence en repoussant un véritable boulet de canon de Falcão (25'), tandis qu'à l'autre bout du terrain, son homologue Franklin s'avère impuissant devant une frappe violente de Giustozzi (6:3, 29'). Les Brésiliens, de plus en plus négligents au fil de la partie, se mettent à nouveau en danger une minute plus tard en permettant à Giustozzi de réaliser le doublé (6:4, 30'). Les Argentins, reprenant espoir, soumettent alors Franklin à un véritable pilonnage en règle. Sánchez, puis Wilhelm, obligent le gardien brésilien à une série de parades décisives en quelques secondes (35'). Mais Schumacher va rapidement mettre un terme aux rêves argentins en inscrivant un dernier but, d'un maître coup franc (7:4, 36').

Fernando Larrañaga, le sélectionneur argentin, ne pouvait que se lamenter après la rencontre : " Je suis déçu car nous avons vu une équipe d'Argentine passive et déconcentrée en première mi-temps. Pour une défense comme la nôtre, il n'est pas pensable d'encaisser 14 buts en deux matches. Toutefois, nous avons prouvé en deuxième mi-temps que nous étions capables de faire beaucoup mieux. "