Le premier Championnat du Monde de Futsal de la FIFA s'est déroulé aux Pays-Bas, où cette discipline jouit d'une immense popularité. Faisant d'une pierre deux coups, la fédération néerlandaise de football a profité de ce tournoi pour fêter ses cent ans d'existence. Seize équipes ont participé à cette première édition : six européennes, trois sud-américaines, deux africaines, deux asiatiques, deux nord-américaines et une océanienne. C'est le Vieux Continent qui s'est avéré le plus présent, plaçant la Belgique et les Pays-Bas dans le dernier carré. Les États-Unis, sans faire de bruit, ont fait leur petit bonhomme de chemin, qui les a menés à la troisième place. Quant au Brésil, il n'a pas fait faux bond à sa réputation puisqu'il s'est adjugé le trophée qui lui était promis.


Le vainqueur :

Malgré un retard à l'allumage, le Brésil a confirmé son potentiel en Futsal et a décroché un titre tout à fait mérité. Dominée 3:2 par la Hongrie pour sa première joute dans le Groupe B, la formation sud-américaine se trouve face à une alternative : élever son niveau de jeu ou dire adieu à la qualification. Le message est semble-t-il reçu cinq sur cinq puisque les Brésiliens enchaînent avec deux larges victoires face à l'Arabie saoudite (8:0) puis face à l'Espagne (4:1). C'est grâce au bagage technique de certains éléments comme Raúl et Benatti, tous deux inclus dans l'équipe-type de la compétition, que les Auriverdes parviennent à faire la différence. En deuxième phase, les artistes s'ouvrent le chemin des demi-finales en balayant le Paraguay (5:1) et l'Argentine (6:3). Ils se retrouvent donc dans le dernier carré, malgré un nouvel assoupissement à Rotterdam, où ils chutent contre les États-Unis.

La demi-finale contre la Belgique est très équilibrée, chaque équipe parvenant à mettre sous l'éteignoir les points forts de son adversaire. Ce n'est donc pas une surprise s'il faut recourir à la séance de tirs au but, le tableau d'affichage refusant de délivrer un verdict (3:3 à la fin du temps réglementaire). Dans l'épreuve de vérité, aucun joueur ne tremble, mis à part le Belge Schreus. Le Brésil n'est donc plus qu'à un match du sacre. Mais la finale contre les locaux, qui comptent dans leurs rangs Vic Hermans, meilleur joueur du tournoi, n'a rien d'une formalité.

Les favoris, tout de bleu vêtus pour l'occasion, prennent rapidement la main par l'intermédiaire de Benatti, mais les Néerlandais parviennent à équilibrer les débats grâce à Loosveld. C'est à la 46ème qu'intervient la délivrance pour les visiteurs. Raúl ajoute une unité à son capital buts et offre le trophée aux siens, réduisant les 4 200 fans présents à Rotterdam à un silence de cathédrale. C'est ainsi que le Brésil inaugure son hégémonie, qui va durer 11 ans...

Villes-hôtes :
Rotterdam, Arnhem, Leeuwarden, Amsterdam, 's-Hertogenbosh

Classement :
1. Brésil
2. Pays-Bas 
3. États-Unis 
4. Belgique

Buteurs :
1. Laszlo Zsadany (HUN), Benatti (BRA); 7 buts 
2. Borostyan (HUN); 6 buts