En 40 ans de carrière dans le futsal, Victor Hermans s’est bâti un solide palmarès, mais il n'est pas rassasié. Le Néerlandais relève un nouveau défi en novembre prochain à la tête de la Thaïlande, pays hôte de la Coupe du Monde de Futsal de la FIFA 2012.

En tant que joueur, Hermans a remporté cinq titres aux Pays-Bas et décroché 50 sélections. Il a couronné ses 23 ans de carrière par un Ballon d’or adidas lors de la première édition de la Coupe du Monde de Futsal de la FIFA, disputée dans son pays en 1989. Les Oranje étaient alors montés sur la deuxième marche du podium. Depuis, le Néerlandais officie en tant qu’entraîneur, à la tête de Hong Kong et de la Malaisie lors des éditions 1992 et 1996 respectivement, puis de l’Iran, qu'il a mené au titre asiatique en 2001.

"Lorsque j'ai rencontré mes joueurs et le staff pour la première fois, je leur ai demandé quel était leur objectif", raconte Hermans au micro de FIFA.com. "Les réponses ont été claires : remporter le Tournoi de l'AFF (Fédération de football de l'ASEAN) et le Championnat de Futsal de l'AFC, et atteindre les quarts de la Coupe du Monde."

L'accession aux quarts de finale de Thaïlande 2012 représente un défi de taille pour les organisateurs, qui ne sont jamais allés au-delà de la phase de groupes lors des trois dernières Coupes du Monde qu'ils ont disputées. D'ailleurs, en dehors de l'Iran, aucune équipe asiatique n'a réussi une telle performance.

La culture de la gagne
Malgré tout, Hermans croit en ses protégés, qui ont accompli une partie de leur mission en remportant en avril 2012 le Tournoi de l'AFF avant d'accéder à la finale du Championnat de Futsal de l'AFC, où ils se sont inclinés face au Japon. Au passage, les War Elephants ont battu en demi-finale l'Iran, qu'ils n'avaient jamais battu dans le cadre de la phase finale continentale.

"Cette victoire a été un coup de fouet psychologique. Nos joueurs ont accompli des progrès notables au fil des matches. Après la victoire face au Liban en quart, nous avions la sensation de pouvoir battre n'importe qui, y compris le Japon, même si nous avons finalement perdu", analyse le technicien. "J'espère que ce vécu va stimuler la confiance des joueurs dans l'optique de la Coupe du Monde."

Co-meilleur buteur de la compétition avec sept réalisations, dont un triplé contre l'Iran, Suphawut Thueanklang sera l'un des atouts principaux thaïlandais. "Il est brillant", estime Hermans. "Je suis étonné qu'il n'évolue pas en Europe. C'est une très bonne chose que cette Coupe du Monde lui permette, ainsi qu'à d'autres joueurs, de se montrer aux yeux du monde entier."

Progressivement, Hermans a su instiller une bonne dose de confiance à l'équipe. Même le sévère 8:0 infligé par les doubles champions du monde espagnols n'a pas entamé le moral des troupes. "Comme ils jouaient contre des stars mondiales, ils les ont trop respectées et ils ont été dépassés", justifie le Néerlandais. "Mais ils ont su se reprendre sur le plan mental, si bien qu'ils n'ont perdu que 6:3 au deuxième match. Quand on est costaud dans sa tête, on joue mieux."

La Thaïlande lancera sa campagne en Coupe du Monde de Futsal de la FIFA 201 le 1er novembre face au Costa Rica. Elle affrontera ensuite l'Ukraine avant de clôturer sa phase de groupes contre le Paraguay. "En confiance, la Thaïlande peut créer la surprise", anonce Hermans. "Il est important d'y croire, pour l'avenir du futsal dans le pays et en Asie."