Depuis 2003, Luis Oliveira Gonçalves occupe les fonctions de sélectionneur national de l'Angola, une équipe qu'il a conduite en phase finale de la Coupe du Monde de la FIFA pour la première fois de son histoire en 2006. Après avoir travaillé dans divers clubs angolais, Gonçalves a été nommé à la tête de l'équipe U-20 de l'Angola. Commence alors une période faste pour le technicien africain, qui remporte la Coupe d'Afrique des Nations dans cette tranche d'âge avant d'atteindre les quarts de finale de la  Coupe du Monde U-20 de la FIFA en Argentine .

Gonçalves, surnommé "le professeur", a su tirer le meilleur parti des joueurs à sa disposition. Au fil des ans, il a bâti une équipe disciplinée et très au point tactiquement. Si l'Angola ne dispose pas de joueurs d'exception, il compense par une abnégation, un courage et une solidarité de tous les instants.

Mon année 2006 : Luis Oliveira Gonçalves
"Bien entendu, la participation de l'Angola à la  Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006  restera pour moi le temps fort de cette année. Tout notre travail a tourné autour de cette qualification exceptionnelle, acquise de haute lutte sur le terrain du Rwanda.

La qualification de l'Angola a été le thème central de ma saison, un leitmotiv qui m'a accompagné tout au long de l'année. Nous étions tous concentrés sur cet objectif et nous n'avons jamais dévié. Pendant les premiers mois de l'année, c'était devenu une véritable obsession ! Par la suite, nous avons pu nous pencher avec fierté sur notre performance car l'Angola a obtenu de très bons résultats en Allemagne. Je crois pouvoir dire sans exagérer que, pour nous, l'année 2006 a été entièrement consacrée à la Coupe du Monde !

Certes, nous n'avons rien gagné, mais compte tenu de notre faible expérience, c'était à prévoir. Nous avons connu des moments difficiles, mais dans l'ensemble, nous avons maîtrisé notre sujet. Nous avons notamment démontré que nous étions capables de faire jeu égal avec des équipes qui paraissaient plus fortes que nous sur le papier.

Pour moi, cette année fut un franc succès, sur le terrain et en dehors. Mes deux fils m'ont également rempli de fierté en obtenant leur diplôme de gestion des affaires, l'un à Londres, l'autre à l'université Agostino Neto de Luanda.

Cette année, deux matches en particulier ont retenu mon attention. Tout d'abord, notre deuxième sortie en Coupe du Monde contre le Mexique. Nous avons été très bons et nous avons prouvé que notre performance face au Portugal ne devait rien au hasard. Ensuite, la finale de la Coupe du Monde entre la France et l'Italie. Malgré les efforts consentis tout au long du tournoi, les deux équipes se sont livrées un superbe combat. En ce qui concerne les clubs, j'ai été particulièrement impressionné par les rencontres entre le  FC Barcelone  et Chelsea en Ligue des Champions. Ces dernières confrontations ont mis aux prises deux des meilleurs joueurs du moment, j'ai nommé le Brésilien  Ronaldinho  et le capitaine de la Côte d'Ivoire, Didier Drogba. 

Si je devais désigner les trois meilleurs joueurs du monde à l'heure actuelle, je choisirais Ronaldinho, Drogba et  Zidane , dans cet ordre. Bien entendu, j'ai aussi beaucoup d'admiration pour  Fabio Cannavaro , le Joueur Mondial de la FIFA, mais ces trois-là sont dans une catégorie à part.

Je me souviens encore de notre baptême du feu face aux "cousins" portugais. Les joueurs étaient un peu nerveux avant la rencontre, car nous n'avons jamais très bien figuré contre eux (une défaite 0:6 et une autre 1:5, interrompue en raison du nombre d'expulsions). Pourtant, après un début de match difficile, on a vu que l'Angola était capable de soutenir la comparaison et même de mettre son adversaire en difficulté en seconde période. C'était un moment important pour nous car nous savions que tout le pays était devant son écran de télévision pour nous encourager. C'était tout simplement incroyable.

Par ailleurs, j'ai été très impressionné par les jeunes. On assiste en ce moment à l'éclosion d'une nouvelle génération de talents qui s'apprête à prendre la relève sur la scène internationale. Il y en a trop pour tous les citer, mais je pense par exemple à des garçons comme Cristiano Ronaldo, Robinho, Podolski ou mon compatriote Ze Kalanga.

Je ne suis pas devin et il n'est jamais facile de prédire l'avenir, mais j'ai bon espoir de voir l'Angola poursuivre sa progression en 2007. Nos infrastructures, nos clubs et nos dirigeants ne cessent de s'améliorer. En outre, l'Angola accueillera la Coupe d'Afrique des Nations en 2010. Nous n'avons pas le droit à l'erreur. Nous comptons également nous qualifier pour la  Coupe du Monde 2010 , la première organisée dans un pays africain. Nous tenons absolument à participer à cette grande fête et à confirmer les bonnes impressions laissées en Allemagne. D'ici là, je vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2007 ! Merci à la FIFA et à l'Allemagne pour leur formidable accueil pendant la Coupe du Monde, qui restera à jamais gravée dans la mémoire de tous les Angolais !"