Facilement identifiable à son crâne dégarni, sa frêle silhouette et ses courses incessantes, l'international algérien Billel Dziri occupe le devant de la scène africaine depuis une dizaine d'années maintenant.

Même s'il vient de souffler ses 35 bougies, le 21 janvier, ce milieu de terrain expérimenté a toujours sa place dans l'élite, comme il l'a prouvé ce week-end, lors du coup d'envoi d'une nouvelle campagne continentale. Cette saison, Dziri tentera pour la septième et peut-être dernière fois de remporter un trophée qu'il a souvent effleuré mais jamais brandi.

Samedi, l'USM Alger,  troisième de son championnat , entrait en lice dans la compétition continentale en disputant chez elle le match aller de sa double confrontation face aux Nigériens de l'AS FNIS. Les locaux se sont imposés sur le score de 3:1 et le briscard y est allé de son petit but en fin de rencontre.

Il y a dix ans, pour l'instauration du format de championnat, Dziri avait également trouvé le chemin des filets, par deux fois même, lors de la victoire 6:1 face aux Capverdiens de Desportivo Travadores. L'USMA s'était alors qualifiée pour la phase de groupes, où elle avait terminé deuxième à la différence de buts derrière les Marocains du Raja Casablanca, lesquels avaient remporté la finale.

L'année suivante, Dziri avait rejoint l'Etoile du Sahel en  Tunisie , où il avait connu une désillusion similaire en échouant à un point du premier du groupe, le Dynamos (Zimbabwe). Encore une fois, il avait manqué la phase finale de peu.

Après la Tunisie, Dziri a tenté l'expérience française à Sedan, avant de revenir au pays en 2003 pour contribuer à l'accession de l'USM Alger aux demi-finales de la compétition. Malheureusement, le sort s'est encore acharné sur les hommes de la Médina, victimes d'un but des Nigérians d'Enyimba en toute fin de match.

En 2004, l'USMA a eu moins de regrets puisqu'elle n'a terminé que troisième de son groupe. Douze mois plus tard, pas de regrets non plus puisque le tirage l'a opposée au  colosse égyptien d'Al Ahly , qui l'a emporté au score cumulé.

L'an dernier, les Algériens ont vécu un parcours catastrophique puisqu'ils ont été très vite éliminés par les Sénégalais du Port Autonome. Le temps passe et Dziri n'a donc toujours pas conquis le graal africain. Cette fois, il compte bien ne pas laisser passer sa chance.

Les favoris au rendez-vous
L'USMA n'est pas le seul prétendant au titre à s'être facilement imposé ce week-end. Elle a en effet été imitée par les quintuples vainqueurs de la compétition, les Egyptiens de Zamalek, par d'anciens champions d'Afrique, les Tunisiens de l'Espérance, les Marocains du Wydad Casablanca et les Algériens de la JS Kabylie, et par d'anciens finalistes, les Soudanais d'Al Hilal et les Sud-africains de Mamelodi Sundowns.

Ce week-end, José Torrealba a intégré la petite liste des Sud-américains à avoir disputé la Ligue des Champions de la CAF. Mais le Vénézuélien ne s'est pas contenté de cette statistique puisqu'il a signé un coup du chapeau pour les Sundowns lors de leur victoire 4:2 face aux Royal Leopards (Swaziland). Cette rencontre enlevée se disputait au Super Stadium d'Atteridgeville, dans la banlieue de Pretoria.

Le Wydad Casablanca a également signé un Sud-américain, l'Argentin Claudio Ortiz. Entré en seconde période dimanche, face aux Mauritaniens de l'ASC Mauritel, la nouvelle recrue n'a pas déçu puisqu'elle a frappé à quatre reprises et offert la victoire aux Marocains.

Toujours du côté des artilleurs, signalons le hat trick d'Amine Ltifi, meilleur buteur du championnat de Tunisie l'an dernier. Vendredi, pour la rencontre inaugurale de l'édition 2007, il lui aura suffi de 47 minutes pour largement contribuer à la victoire 4:0 de l'Esperance face aux Tchadiens de Renaissance.

Le "carton" du week-end est à mettre au crédit des Young Africans tanzaniens, vainqueurs 5:1 de l'ASGM à Dar-es-Salaam. Ce succès suffit à qualifier ses auteurs puisqu'il n'y aura pas de match retour en raison de l'absence de stade adapté aux Comores, tout dernier membre de la confédération africaine.