Le monde du football est en deuil ce lundi 30 août après la disparition de l'Argentin Francisco Varallo, dernier survivant de la première finale de la Coupe du Monde de la FIFA, disputée il y a 80 ans en Uruguay. Cañoncito, comme on le surnommait du temps où il faisait parler la poudre sur les terrains, a célébré son centième anniversaire en février dernier.

L'Argentin avait débuté en première division avec le club de Gimnasia y Esgrima La Plata, mais c'est sous le maillot de Boca Juniors et en équipe nationale qu'il connaîtra la gloire. Il a longtemps détenu le record de buts inscrits dans l'ère professionnelle sous la tunique xeneize, avec pas moins de 190 réalisations. Récemment, Martín Palermo l'a dépassé. En sélection, il a fait partie de l'équipe d'Argentine vaincue par l'Uruguay en finale de la première Coupe du Monde de la FIFA, en 1930.

Nous n'avons pas eu assez de culot. Je peux vous l'avouer : je n'ai toujours pas digéré cette défaite

Varallo, au sujet de la finale de 1930, Uruguay - Argentine

"Nous sommes extrêmement tristes d'apprendre que Francisco Varallo n'est plus des nôtres. Il nous était cher à la fois comme personne et comme représentant du sport que nous aimons tant", a réagi le Président de la FIFA, Joseph S. Blatter. Et d'ajouter : "Dans ces moments de profonde douleur, nous ressentons une immense fierté de savoir qu'une personnalité comme Francisco Varallo, qui restera toujours dans nos mémoires, a représenté avec autant de dignité notre grande famille, celle du football."

Varallo avait à peine 20 ans quand il a été convoqué par Juan Tramutola pour défendre les couleurs de l'Argentine à la Coupe du Monde de la FIFA 1930. À cette occasion, il marquera un but contre le Mexique et passera tout près de manquer la finale en raison d'une blessure. "Le matin du match, j'ai essayé de courir et j'ai immédiatement pris ma décision : impossible de rater cette finale, pour rien au monde !", expliqua-t-il bien des années plus tard.

Le scénario du match est connu de tous : l'Argentine mène au terme de la première période mais se fait rejoindre, puis dépasser en seconde. "Nous n'avons pas eu assez de culot. Je peux vous l'avouer : je n'ai toujours pas digéré cette défaite", confiait Pancho à FIFA.com lors d'un entretien réalisé en 2005. Cinq ans plus tard, il s'est éteint à La Plata. Avec lui, c'est un gros morceau de l'histoire du football mondial qui s'en est allé.