À l'issue de la deuxième semaine de cours, près de 80 jeunes femmes ont obtenu leur diplôme, délivré par la Fondation AFP et la FIFA. Au terme de la cérémonie organisée vendredi à Dakar, les lauréates ont pris le temps de se pencher sur les connaissances acquises tout au long de cette quinzaine.

Visiblement très émues, les journalistes ont reçu leurs prix devant plusieurs hommes politiques sénégalais de premier plan, Amsatou Fall, directeur technique de la Fédération sénégalaise de football, et deux icônes du football féminin national : Eliott Khouma, présenté comme l'homme qui a introduit le beau jeu version dames au pays des Lions de la Teranga, et l'ancienne capitaine de l'équipe nationale Seyni Ndir Seck.  

Les participantes étaient toutes issues des rangs du syndicat des journalistes sportives africaines (AWSRU). Venues de 23 pays différents, ces jeunes femmes ont suivi un certain nombre de cours portant sur le métier de journaliste et le football en général. La première partie du séminaire a eu lieu en fin d'année 2010.

"Cette formation est une excellente idée, s'enthousiasme Isatou Bittaye, journaliste à Foroyaa (Gambie). Le football féminin ne bénéficie pas d'une très bonne couverture médiatique en Afrique. Voilà un domaine dans lequel les femmes journalistes peuvent faire bouger les choses ! Si le nombre de femmes journalistes augmente, le football féminin en sortira forcément gagnant."

"Ce que j'ai appris pendant ces deux semaines me sera très utile par la suite. Je suis désormais capable de rédiger un article sur un match de football. Mon chef y tenait beaucoup. Il est convaincu que ce stage va me permettre de progresser sur le plan professionnel. Il dit souvent que des journalistes bien formés écrivent de meilleurs articles. De ce point de vue, je pense que mon journal et nos lecteurs seront contents."



Evelyn Watta, de SportsnewsArena.com (Kenya), espère quant à elle que ces cours sont le signe avant-coureur d'une renaissance du football féminin en Afrique.

"Plus il y aura d'articles sur le football féminin et plus la popularité de cette discipline augmentera, constate-t-elle au micro de FIFA.com. Cela peut aussi encourager des entreprises à apporter leur soutien aux différents championnats féminins. Pour moi, c'est la principale différence entre le football masculin et le football féminin à l'heure actuelle. En raison de sa faible exposition médiatique, le football féminin ne suscite qu'un intérêt très limité de la part du public et des entreprises. De ce fait, les championnats peinent à se développer."

"Maintenant que je suis encore plus qualifiée pour écrire sur le football féminin, je vais produire encore plus d'articles. J'espère donc avoir un impact positif sur le développement de la discipline en Afrique."

"C'est vrai, confirme Isatou. En Afrique, les femmes qui veulent jouer au football rencontrent des difficultés. Les gens n'aiment pas trop l'idée de voir une femme balle au pied. Ils pensent que ce sport est réservé aux hommes. Dans ce contexte, il n'est pas facile pour une femme de réussir. Je pense que ce stage va améliorer l'image des femmes qui travaillent dans les médias mais aussi l'image des footballeuses africaines."   

Maintenant que je suis encore plus qualifiée pour écrire sur le football féminin, je vais produire encore plus d'articles. J'espère donc avoir un impact positif sur le développement de la discipline en Afrique.

Evelyn Watta, de SportsnewsArena.com