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Buenos Aires 2018 - Masculin

Ogilvie, un talent parmi les géants

(FIFA.com)
Matus Sevcik #10 of Slovakia challenges Jair Ogilvie of Panama
© Getty Images
  • Jair Ogilvie est le plus petit joueur de la compétition masculine
  • Il a suivi le même traitement hormonal que Lionel Messi
  • Il découvert le futsal il y a à peine deux mois

Jair Ogilvie attire immédiatement l'attention. Visage d'enfant, pommettes saillantes, maigre, petit. Très petit. Le Panaméen est le plus petit des 100 joueurs engagés dans le Tournoi de Futsal Masculin des Jeux Olympiques de la Jeunesse, Buenos Aires 2018.

Il mesure 1m42 et pèse 45 kilos. Le voir affronter des défenseurs slovaques ou irakiens qui dépassent le mètre 80 impressionne tout le monde. Sauf lui. "Je ne pense pas qu'en football, il faille avoir une morphologie spécifique pour pouvoir affronter l'adversaire. Ce qu'il faut avant tout, c'est du courage, de la vivacité et de la force. Je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'avoir un profil particulier pour être un bon joueur", confie-t-il à FIFA.com.

Les vertus qu'il a nommées, il les possède toutes les trois. Quand il manie le ballon, il glisse entre les défenseurs. Un moment, il est là, l'instant d'après, il ne l'est plus. On le voit même parfois comme dernier défenseur, en train de marquer un pivot adverse bâti comme une armoire à glace. À Buenos Aires, on l'a rarement vu perdre un duel. Il utilise son corps et celui de l'adversaire pour en tirer le meilleur parti.

Il a commencé à jouer au football à l'âge de 7 ans grâce à sa famille. En 2015, à 16 ans, il subit un traitement hormonal semblable à celui que Lionel Messi a suivi pour remédier à ses problèmes de croissance. C'est alors que se présente l'opportunité dont il avait toujours rêvé : un campus du Chelsea FC à Malaga, en Espagne.

Voyager signifiait mettre fin à un traitement qui, une fois arrêté, ne peut plus être recommencé. Pas grave. Il n'est pas resté avec le club anglais et les hormones n'ont pas fait leur travail, mais il ne regrette rien. "C'était la volonté de Dieu. Il voulait que ce soit comme ça. Je n'y peux rien", répond-il sans résignation.

Apprendre pour progresser

A Buenos Aires, il a marqué deux buts en trois matches et est l'un des chouchous du public. Pourtant, il a commencé à jouer au futsal il y a à peine deux mois. "Ma formation est le football à 11, mais je me suis essayé au futsal et j'ai beaucoup aimé. Si on me donne l'opportunité de grandir dans le futsal, je vais la saisir", assure-t-il.

La Fédération panaméenne a effectué quelques visites dans tout le pays pour recruter des joueurs pour les Jeux. Jair a d'abord été présélectionné, puis s'est retrouvé sur la liste des 10 derniers retenus. Dès lors, il a voulu apprendre pour progresser. "J'ai regardé des matches pour m'instruire. J'ai vu Ricardinho et les meilleurs joueurs du monde pour savoir que faire dans telle ou telle situation sur le terrain."

Jusqu'à récemment, son plus grand rêve était de "jouer pour le Real Madrid". Mais à 18 ans, il n'est jamais trop tard pour changer : "Ou à l'Inter Movistar ! Mon rêve est de jouer en Europe, que ce soit au football ou au futsal".

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