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À Samara, le football est sur orbite

Russian cosmonaut Oleg Kononenko poses in International Space Station with Samara banner
© LOC

Le football est le sport le plus populaire de la planète. Mais à en croire le cosmonaute russe Oleg Kononenko, sa renommée va bien au delà. Décoré du titre de Héros de la Fédération de Russie - distinction d'État la plus prestigieuse de son pays - Kononenko est allé dans l'espace à trois reprises. "À bord de la Station spatiale internationale, nous regardons des matches des plus grands championnats d'Europe et du monde, parfois même en direct", confie-t-il dans un entretien accordé à FIFA.com.

"Hormis quand nous sommes dans l'espace ou quand nous récupérons après un vol, nous y jouons souvent. Il arrive même qu'on se blesse, car nos matches sont assez engagés. J'ai moi-même été blessé. Mais plus un départ pour l'espace approche, plus les docteurs sont stricts au sujet des sports de contact. Le football est réellement très populaire chez les cosmonautes et ils y jouent souvent, parfois même avec des vétérans du football russe" ajoute-il, supporter déclaré du Dynamo Kiev et du Krylya Sovetov : "Je suis de plus en plus influencé par l'atmosphère du football à Samara, dont l'histoire remonte à plus de 100 ans."

Ce n'est pas une coïncidence si Samara, l'une des villes hôtes de la Coupe du Monde de la FIFA 2018™, a choisi Kononenko comme ambassadeur. Connue sous le nom de "Kouïbychev" à l'époque soviétique, Samara est réputée pour son centre de production de fusées. Vostok 1, la fusée qui est allée dans l'espace en 1961 avec à bord le premier cosmonaute de l'humanité, Youri Gagarine, a été construite à Samara.

"C'est à Samara qu'a atterri Gagarine il y a 55 ans après avoir bouclé le premier vol spatial habité de l'histoire. C'est ici qu'ont été conçus pour la première fois de nombreux équipements spatiaux d'avant-garde pour des tâches importantes comme le contrôle de la sécurité internationale, l'exploration des ressources naturelles de la terre et la recherche environnementale. L'industrie spatiale de la région fabrique également des satellites pour la recherche médicale et biologique. La région de Samara produit en série les fusées Soyouz, qui sont les plus fiables du monde et constituent environ la moitié des lancements russes dans l'espace. Hors de Russie, peu de gens ont entendu parler de Samara. C'est vraiment injuste. J'espère que le rôle de Samara dans la Coupe du Monde ouvrira la ville au monde entier", explique Kononenko.

Kononenko estime que Russie 2018 donnera une chance unique à Samara de se transformer et de raconter sa propre histoire au reste du monde. "Ma femme et moi avons l'habitude de nous promener en ville. Il y a une plaque commémorative sur la Place de la Gloire avec les noms de 200 héros russes et soviétiques. Je n'ai jamais vu autant de héros dans une même ville. Samara est une métropole puissante, forte et intelligente. Les gens de Samara doivent être fiers de leur ville et lui donner un coup de jeune."

Un stade à la hauteur
Le chantier du nouveau stade est là pour rappeler que dans deux ans, les fans de football du monde entier afflueront à Samara. Kononenko a déjà visité la Samara Arena : "Il faut le voir de près pour comprendre que c'est une structure exceptionnelle, qui rappelle la rampe de lancement d'une fusée. C'est seulement en allant au troisième étage et en voyant le stade de là-haut que j'ai compris à quel point cette arène est compacte, malgré sa taille. C'est un beau stade. Je me suis surpris à penser que c'était vraiment un excellent cadeau pour Samara et la région. J'ai aussi réalisé que c'était un centre pour la science, la culture et le sport, avec des écoles de football pour les enfants, des terrains d'entraînement et des installations éducatives. La région doit en faire son avenir".

Kononenko prépare aujourd'hui son quatrième vol dans l'espace, prévu pour 2018. Cela dit, il espère pouvoir assister en personne à des matches de la Coupe du Monde : "J'espère que ce vol dans l'espace aura lieu après la Coupe du Monde en Russie. Je veux vraiment être là pour soutenir l'équipe de Russie à la nouvelle Samara Arena, pas devant un écran de télévision," conclut-il

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