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Adriana, une vie entière pour Vasco da Gama

Adriana Lisboa
© Others
  • Adriana Lisboa est le visage emblématique des Vascainos
  • Elle n’a manqué aucun match de Vasco depuis plus d’un an
  • Découvrez pour quelle raison elle a renoncé à se rendre aux Studios Universal

"Pour les Vascainos, prendre un selfie avec Adriana Lisboa, c’est comme prendre un selfie avec Justin Bieber pour une adolescente américaine", explique un supporter de Vasco da Gama. Mais la renommée de la Brésilienne de 32 ans a largement dépassé les frontières de son pays, comme elle a pu s’en rendre compte en débarquant aux États-Unis le 2 mars dernier.

"Je n’avais plus manqué un match de Vasco, que ce soit à domicile ou à l’extérieur, depuis plus d’un an", raconte l’intéressée. Ce long marathon de 80 matches l’a menée aux quatre coins du Brésil, mais aussi en Argentine et au Chili. "Le mois dernier, j’ai dû prendre quatre vols différents pour assister à une rencontre de Coupe du Brésil à Juazeiro un mercredi soir. Je suis partie à 10 heures du matin et je suis arrivée au stade à 21 heures 30, juste avant le coup d’envoi. Je suis rentré chez moi à 10 heures le lendemain, sans avoir pu me changer ni dormir !"

Une journée noubliable

"Je ne voulais vraiment pas rater un match. Je savais que ce serait malheureusement le cas si je me rendais en Floride et aux Studios Universal, mais c’était mon rêve depuis toute petite. Mon compagnon Janilton et mon fils Gabriel sont tous les deux de grands supporters de Vasco. Nous avions donc soigneusement programmé notre voyage pour ne pas manquer les derbies contre Botafogo et Flamengo."

"Nous avons atterri à 11 heures du matin et nous devions aller directement à l’hôtel. Nous pensions déposer nos bagages et partir directement pour les Studios Universal. Mais les membres de 52 FJV, un club de supporters de Vasco basé en Floride, ont appris que je venais dans la région. Ils ont organisé une grande fête de bienvenue en mon honneur pour suivre le match entre Vasco et Boavista. Sur un coup de tête, nous avons renoncé à des billets qui nous avaient coûté plusieurs centaines de dollars et, sans même passer par l’hôtel, nous avons fait trois heures de route pour nous rendre à Deerfield Beach !"

"Ils s’étaient vraiment donné beaucoup de mal, et l’ambiance était extraordinaire. La tristesse de manquer un match de Vasco a laissé place à une joie immense car j’étais entourée de gens qui, comme moi, ont consacré leur vie à Vasco. Depuis, nous avons eu l’occasion de visiter le parc d’attractions, mais je dois avouer que cette journée avec les Vascainos restera comme la plus belle de ce séjour en Floride."

Effet boule de neige

Du jour au lendemain, Adriana est devenue la tête d’affiche des supporters de Vasco. "En 2015, j’étais encore une parfaite inconnue", poursuit la jeune femme. "Je n’avais pas de compte Instagram. J’avais une centaine d’abonnés sur Facebook. Mais un jour, j’ai posté une vidéo à propos de Vasco sur les réseaux sociaux et il y a eu un effet boule de neige."

"Les gens ont aimé ma façon de soutenir Vasco. Je parle, je chante, je pleure, je chante. Partout où je vais, je reçois beaucoup de témoignages d’affection de la part des autres Vascainos. Il y a toujours énormément de gens qui me demandent de prendre une photo avec eux. Aujourd'hui, je n’ose plus dire que je ne vais pas faire un déplacement, même si je suis occupée par ailleurs, car il y a des gens qui rêvent de me rencontrer ou de prendre un selfie avec moi. Je suis très heureuse. J’ai la chance d’avoir un compagnon compréhensif, qui me laisse voyager pour suivre mon club adoré."

Vous pouvez facilement deviner comment Adriana et Janilton se sont rencontrés... "Il y a une quinzaine d’années, nous allions voir les matches ensemble, puis nous avons perdu le contact", raconte-t-elle. "Il y a environ six ans, nous nous sommes revus au stade et depuis, nous ne nous sommes plus quittés." Leur foyer à Rio de Janeiro est un temple consacré au finaliste de l’édition inaugurale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA. Leur fils de huit ans, Gabriel, a déjà eu l’occasion d’accompagner sur la pelouse l’ancien attaquant international argentin Maxi Lopez.

De son côté, Adriana arbore fièrement ses tatouages de Vasco. Elle s’est également liée d’amitié avec plusieurs joueurs, dont certains sont toujours au club. Elle a récemment lancé une chaîne Youtube consacrée au Gigante da Colina. "Vasco da Gama est un mode de vie pour moi. Ça a toujours été comme ça. Dans ma famille, on est Vascaino de génération en génération. Ma mère faisait d’interminables trajets en bus à 15 ans pour voir les matches. Depuis que je suis toute petite, je vais au stade avec mes oncles, mes tantes et mes cousins."

"Edmundo reste mon idole. J’adorais Felipe, Juninho Pernambucano et Pedrinho. Mon meilleur souvenir remonte à 1997, l’année du titre de champion du Brésil. J’ai assisté à la finale. Nous étions 90 000 au Maracanã. C’était incroyable ! L’un des plus beaux jours de ma vie !" Carlos Germano a repoussé toutes les attaques de Palmeiras ce jour-là. Quand le coup de sifflet final a retenti, je me suis évanouie sous le coup de l’émotion !", se souvient-elle.

Le 9 mars prochain, Adriana sera de retour dans cette enceinte mythique. Elle ne manquerait pour rien au monde les émotions d’un Clássico contre Flamengo.

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