#WeLiveFootball

Bareman face aux questions du Fan Movement en Inde

FIFA Fan Movement members interview Sarai Bareman, FIFA's Chief Women's Football Officer, in Mumbai, India.
  • Sarai Bareman en questions-réponses avec des membres du Fan Movement en Inde
  • La Directrice du football féminin de la FIFA était à Mumbai pour le lancement de l'emblème #U17WWC
  • Parmi les sujets abordés : Inde 2020, la Coupe du Monde Féminine de la FIFA et les fans

Depuis sa création, le Fan Movement de la FIFA s'est unifié sous la bannière #WeLiveFootball. Pour ses membres comme pour Sarai Bareman, il s'agit de plus que d'un simple hashtag.

Lors de sa rencontre avec les membres du Fan Mouvement en Inde, la Directrice du football féminin de la FIFA a une nouvelle fois montré son amour du beau jeu à l'occasion de son allocution d'ouverture. Comme l'a expliqué Bareman au groupe réuni à Mumbai pour le lancement de l'emblème officiel de la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA, Inde 2020, elle a attrapé le virus, et ce n'est pas une surprise, en jouant au football. "J'ai clairement une passion pour ce sport. Malheureusement, mon corps ne suit plus", a confié Bareman avec un sourire.

La Néo-Zélandaise était sur place pour répondre aux questions des membres du Fan Movement. Il s'en est suivi une série de questions-réponses animées et variées. La Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA de l'an prochain a naturellement occupé une place prépondérante, mais des questions ont également été posées sur la situation générale du football féminin et sur ce que les supporters eux-mêmes peuvent faire pour contribuer à sa progression.

FIFA Fan Movement members interview Sarai Bareman, FIFA's Chief Women's Football Officer, in Mumbai, India.

Fan Movement de la FIFA : Quelles sont vos attentes par rapport à la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA ?

J'ai de grandes attentes, car il y a quelques années à peine, ce pays a accueilli la plus grande Coupe du Monde de l'histoire de la FIFA dans les catégories de jeunes. Nous n'avons jamais eu autant de supporters et d'intérêt pour une compétition de jeunes que ce dont nous avons été témoins ici en Inde pour la Coupe du Monde masculine U-17. La barre a donc été placée très haut. Je réalise, bien sûr, que le foot féminin et son pendant masculin sont dans une position différente. La première Coupe du Monde Féminine a eu lieu 61 ans après la première Coupe du Monde chez les hommes et il y a un écart de près de 100 ans entre le premier Tournoi Olympique de Football Masculin et sa version féminine. Cela vous donne donc une idée de l'écart historique que nous devons combler. Mais pour ce qui est des équipes et du football, j'étais en Uruguay pour la dernière édition de la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA. Le niveau était très élevé. Les gens qui ont vu des matches à cette occasion, et qui n'avaient jamais regardé une rencontre de foot féminin avant cela, ont été vraiment surpris par le niveau des joueuses.

Que retenez-vous de la dernière Coupe du Monde Féminine et comment voyez-vous la prochaine édition ?

Pour moi, le plus grand défi a été de voir le reste du monde enfin se réveiller et comprendre ce qu'est le football féminin. Parce que la grande différence entre Canada 2015 et France 2019, ce sont les chiffres : nous avons eu plus de 1,12 milliard de téléspectateurs dans le monde et, dans de nombreux pays, des records d'audimat ont été battus. Ça a été un moment "waouh", pour ainsi dire. Les gens ont enfin compris ce que nous savions depuis le début du football féminin. Ce qui est important maintenant, c'est que nous nous appuyions sur cela. Nous avons besoin qu'il y ait de plus en plus de gens qui regardent des matches à la télévision et de plus en plus de spectateurs dans les stades. Plus le jeu sera populaire, plus nous obtiendrons de participation, plus nous aurons de fans et plus ils dépenseront d'argent. C'est ainsi que nous commercialiserons et développerons notre sport. C'est un cycle énorme, mais ça part de là. Plus nous pourrons générer d'argent grâce au football féminin, plus nous serons en mesure de redistribuer des fonds dans le monde entier pour permettre à un plus grand nombre de jeunes filles de pratiquer et d'aimer ce sport.

Que peuvent faire les fans pour faire progresser et grandir le football féminin ?

Les fans sont tellement importants, et j'adore le Fan Movement, c'est de loin l'un de mes projets favoris à la FIFA. Cela nous rapproche des supporters et nous aide à comprendre directement à votre contact ce qui vous motive et ce qui vous passionne. J'adore ce mouvement - même ma photo de profil Twitter est une image #WeLiveFootball ! Quant à ce que vous pouvez faire pour aider, cela commence au plus petit niveau, dans votre environnement immédiat, dans la façon dont vous parlez du football féminin et dont vous le projetez quand vous parlez à votre famille et à vos amis. C'est la première étape : faire savoir aux gens autour de vous à quel point le football féminin est extraordinaire. Et nous vivons maintenant dans un monde numérique - c'est au cœur de ce mouvement - et les gens aiment lire et entendre ce que vous avez à dire. Vous disposez d'un outil puissant et vous pouvez l'utiliser de manière très positive pour influencer les gens. Alors utilisez ça, et utilisez votre créativité. Au cours des 12 prochains mois, vous pourrez faire parler du tournoi à venir le plus possible en faisant monter l'attention médiatique et la passion, et en faisant comprendre aux gens qu'ils vont avoir une grande opportunité dans leur propre pays.

Fan Movement members at the FIFA U-17 Women's World Cup Official Emblem Launch.

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