Coupe du Monde de la FIFA™

CONMEBOL : Le retour du Brésil change la donne

Neymar of Brazil challenges Juan Guillermo Cuadrado of Colombia
© Getty Images

Le retour du Brésil, le statut inédit du Chili, champion d’Amérique du Sud en titre, une Argentine qui panse ses plaies, une Colombie qui se cherche, un Paraguay et un Pérou en voie de redressement : les qualifications sud-américaines pour la la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™ s'annoncent passionnantes et indécises jusqu’à la dernière journée.

La grande nouvelle, c’est bien sûr le retour en scène du Brésil,. Le quintuple champion du monde était absent de la dernière compétition préliminaire en sa qualité de pays hôte. Avec quatre tickets et demi à distribuer pour l’épreuve reine, la présence de l’ogre auriverde, favori naturel du tournoi de la CONMEBOL, donnera d’autant plus de valeur à chaque point récolté.

Il suffit de jeter un œil au classement des éditions précédentes pour mesurer l'impact de ce retour : lors de la campagne qualificative pour Brésil 2014, cinq points séparaient le cinquième, repêché, et le sixième, éliminé. En 2006 et 2010, avec le Brésil en lice, la frontière entre le sursis et l’élimination pure et simple était d’un point seulement. En 2002, l'Uruguay a devancé la Colombie à la différence de buts ! "Ça va être dur pour tout le monde car on sait que certaines équipes sont pratiquement qualifiées d’avance, ou du moins le croient-elles", lance l’Argentin Ricardo Gareca, sélectionneur du Pérou, pour ne pas nommer le Brésil et l’Argentine.

Le calendrier a été aménagé afin d’éviter qu’une même équipe affronte ces deux poids lourds coup sur coup. On sait d’ores et déjà que le Clásico de Sudamérica est programmé pour la troisième et la onzième journée. Neymar et consorts doivent redresser la barre après la cruelle désillusion de 2014 et la sortie prématurée en quart de finale de la Copa América 2015. "Mes joueurs subissent une forte pression", se défend le sélectionneur Dunga, qui refuse d'apposer l’étiquette de favori à son équipe. "Les qualifications ont toujours été très compliquées et elles le seront encore davantage car les autres sélections ont grandi et comptent de plus en plus de joueurs basés dans des clubs européens".

Des clasicos *à la pelle
L’Argentine et l’Uruguay traversent deux cycles différents. Si l’
Albiceleste* fait partie des six nations ayant changé de sélectionneur, avec Gerardo Martino, depuis la dernière campagne qualificative, la Celeste disputera ses troisièmes préliminaires mondialistes sous la coupe d’Oscar Tabárez. Les deux frères ennemis se retrouveront à l’occasion de la septième et de la quinzième journée pour disputer le Clásico del Río de la Plata, le plus ancien derby du continent, qui fait vibrer les foules depuis 1901. Lors des deuxième et dixièmes journées, les Charruas croiseront le fer avec la Colombie, leur tombeur en huitième de finale de Brésil 2014™. Durant la dernière campagne qualificative continentale, le résultat de cette confrontation s'est révélé décisif. Autre affiche attendue, le Clásico del Pacífico entre le Pérou et le Chili, programmé pour les mêmes journées, avec la présence de deux techniciens argentins sur le banc.

Rien d’étonnant à cela, puisqu’au total, six des dix équipes engagées ont choisi un sélectionneur albiceleste : l’Argentine (Gerardo Martino), le Paraguay (Ramón Díaz), l’Équateur (Gustavo Quinteros), la Colombie (José Pekerman) et le Chili (Jorge Sampaoli).

À trois mois du début des festivités, seule la Bolivie est encore à la recherche de son stratège... ce qui n'est pas forcément de bon augure, au moment d'aborder ce qui s’apparente, selon Tabárez, aux "qualifications les plus difficiles au monde".  

Documents connexes

Explorer le sujet

Articles recommandés