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Courage et cœur pour combattre le cancer

Patricia Jarabo poses at Atlético de Madrid stadium
  • Jarabo, supportrice de l'Atlético de Madrid, avait besoin d'argent pour terminer son doctorat
  • Elle fait des recherches sur l'une des tumeurs cérébrales les plus dangereuses
  • Grâce au soutien d'autres supporters colchoneros, elle a trouvé un financement

"C'est en assistant à Getafe-Atleti…" Et soudain, Patricia Jarabo a trouvé une solution possible à son problème. La jeune biologiste moléculaire n'avait plus les moyens de terminer ses recherches sur le glioblastome, la tumeur cérébrale la plus courante et la plus mortelle.

"Le problème avec cette maladie", explique-t-elle, "c'est qu'il existe un médicament efficace, mais c'est le temps qui manque. Il s'agit d'une tumeur très agressive, avec une espérance de vie moyenne de 14 mois à compter du diagnostic. Il n'y a pas beaucoup de temps pour l'appliquer, mais si nous arrivons à gagner un peu de temps pour administrer ce médicament, les patients auront une chance de se rétablir."

Après deux ans de travail et avec beaucoup de "courage et de cœur", comme le dit l'un des slogans de "son" Atleti, Patricia a commencé à obtenir des résultats encourageants. Mais l'effort était condamné à être sans suite si la jeune femme ne réussissait pas à se procurer les ressources financières nécessaires pour terminer ses études de doctorat.

Que pouvait-elle faire ? C'est en assistant au derby madrilène avec Getafe que l'idée a surgi. Patricia s'est dit : "Et pourquoi ne pas demander de l'aide à l'Atleti ?".

C'est alors qu'a commencé une course contre la montre. Elle a envoyé sa demande à la Fondation du club, accompagnée d'une vidéo et de son curriculum, et a décidé de frapper à la porte de l'Unión des Peñas del Atleti (union des groupes de supporters de l'Atleti). "Tout le monde dans les groupes de supporters, dès le premier instant, m'a dit 'nous sommes avec toi'." Patricia a posté la vidéo sur les réseaux sociaux et la presse a commencé à donner un écho à l'initiative.

"Depuis que j'ai commencé, il n'y a pas eu un seul moment où j'ai été seule. Quand je me suis dit qu'il n'y avait plus de portes où frapper, ils m'ont dit : 'Ne t'inquiète pas, nous allons continuer à faire bouger les choses'. Les slogans de l'Atleti ne sont pas que des mots : n'arrête jamais d'y croire, tu ne marcheras jamais seul... Et de fait je n'ai jamais été seule. Et au final, je n'ai jamais cessé d'y croire et les choses ont fini par arriver", sourit-elle

Toujours y croire

La Fondation de l'Atleti s'est intéressée à son cas, mais n'a pas pu financer le projet en raison d'un problème de délais. Il allait falloir attendre plusieurs mois, sans la garantie d'un "OUI" au bout du chemin, et Patricia n'avait pas de temps à perdre. Elle n'a pas abandonné non plus. "Tu ne peux pas jeter l'éponge parce que les choses ne marchent pas. Il faut continuer à pousser", dit-elle.

C'est alors qu'est apparue sa fée marraine, José María Núñez, PDG de Khalifa Capital, un groupe d'investissement qui parraine l'Unión de Peñas et a décidé de soutenir le projet de la chercheuse colchonera. "Tout a été très rapide comparé à la façon dont les choses se passent dans la science. Tout s'est passé à une vitesse inhabituelle !"

Au total, moins de trois mois se sont écoulés entre la mise en route du processus et la signature du nouveau contrat. Comme elle l'écrit elle-même sur les réseaux sociaux : "Les rêves deviennent réalité. J'ai essayé et en cours de route, j'ai rencontré des gens merveilleux, qui m'ont aidée." Désormais, cette admiratrice de Fernando Torres et des joueurs du Cholo Simeone pourra continuer à lutter contre le cancer avec "courage et cœur".