Coupe du Monde de la FIFA™

Guardado : "Nous sommes en train de bâtir l’équipe idéale"

Andres Guardado of Mexico celebrates after scoring
© Getty Images
  • Andrés Guardado est le cinquième joueur le plus capé d’El Tri
  • Il est l’un des capitaines de l’équipe et a déjà disputé trois Coupes du Monde
  • La Russie est sa "dernière chance de changer l’histoire du Mexique"

"Que le temps passe vite !", s'exclame Andrés Guardado à l’évocation de la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™, qui pourrait bien être la quatrième de sa carrière. "C’est une grande fierté de viser une quatrième participation à la Coupe du Monde. C’est déjà un rêve d’en disputer une seule, alors quatre ! C’est le rêve ultime", poursuit joyeusement le Mexicain. "J’ai l’impression qu'il s'agit de la première, alors qu’elle pourrait être ma dernière. Mais le plus important, c’est qu’elle représente ma dernière chance de faire partie d’une équipe qui pourrait changer l’histoire du Mexique. C’est ce qui me motive le plus."

Pour un Mexicain, changer l’histoire signifie atteindre le mythique "cinquième match". Autrement dit, les quarts de finale. "C’est mon plus grand espoir", insiste Guardado. "Participer à mon quatrième tournoi mondial, en portant le brassard, et parvenir à disputer ce cinquième match. Non seulement le jouer, mais aller encore plus loin. Atteindre cet objectif pour ma dernière Coupe du Monde, ce serait la cerise sur le gâteau."

Il reste cependant un an avant ce rendez-vous tant attendu. El Tri doit d’abord assurer sa qualification pour la Russie et pourrait faire un pas de géant à l’occasion des deux rencontres de juin face au Honduras et aux États-Unis. En tête du tournoi hexagonal de la CONCACAF et emmenée par Juan Carlos Osorio, la sélection mexicaine respire la confiance. Pour FIFA.com, le milieu de terrain dresse l’état des lieux.

Parmi les deux rencontres de juin, celle face aux États-Unis aura-t-elle une saveur particulière ?
C’est notre grand classique ! C’est l’équipe à battre dans notre zone. Et comme nous avons gagné chez eux, les Américains voudront prendre leur revanche, mais nous sommes en ce moment dans une très bonne dynamique. Nous sommes confiants parce que nous jouons à domicile et nous savons qu’en cas de victoire, notre qualification pour Russie 2018 sera pratiquement assurée. Ça va nous pousser encore plus vers la victoire. Ça fait plusieurs années que nous ne nous sommes plus qualifiés confortablement. C’est le moment.

Comment Osorio s’y est-il pris pour renforcer El Tri ?
Il a fait en sorte que tous les joueurs se sentent importants au sein de la sélection. Auparavant, il y avait une distinction très nette entre les titulaires et les remplaçants. Même si cette décision a été vivement critiquée, c’est ce qui a le mieux fonctionné à l’intérieur du groupe. L’entraîneur applique un système de rotation au fil des matches qui nous oblige tous à rester concernés et à être prêts quand nous sommes appelés à jouer. La concurrence a renforcé le groupe. Nous sommes en train de bâtir l’équipe idéale à laquelle nous aspirons.

Vous comptez plus de 130 matches en sélection. Quel regard portez-vous sur ce chiffre ?
À vrai dire, je n’y pense jamais… Quelqu’un me l’a fait remarquer récemment et j’ignorais que je comptais autant de sélections. C’est une statistique qui me motive, évidemment, et je me dis que le jour où je prendrai ma retraite, j’entrerai dans l’histoire de la sélection mexicaine comme l’un des joueurs les plus capés. Mais je ne suis pas non plus obsédé par l’idée de rattraper les joueurs qui sont devant moi. Tant que j’aurai les jambes et que je me sentirai bien physiquement, j’essaierai simplement de jouer un maximum de matches.

Cette ancienneté vous a conféré le rôle de capitaine. Comment abordez-vous cette responsabilité ?
Relativement sereinement. J’essaie de relever ce défi avec le plus de maturité possible et d’être attentif à tout ce qui concerne l’équipe et les joueurs, tant sur le terrain qu’en dehors. Bien entendu, il faut aussi montrer l’exemple et c’est ce qui m’importe le plus. Il faut que les plus jeunes sachent ce que ça signifie de représenter son pays. Sincèrement, je pense avoir été à la hauteur jusqu’à présent.

Qui est votre capitaine de référence ?
Je prends exemple sur Rafael Márquez. C’est le capitaine éternel de la sélection ! C’est ma référence ultime, il est pour moi le meilleur capitaine de l’histoire du Mexique et c’est une grande responsabilité de partager ce rôle avec lui. J’aimerais avoir son charisme mais je ne suis pas non plus comme lui, nous avons des personnalités différentes. Chacun doit être capitaine à sa manière.

Quel genre de capitaine êtes-vous, justement ?
Du genre de ceux qui font des blagues, qui aiment bien titiller les plus jeunes. Je suis très proche de tout le monde, j’essaie de parler avec tous les joueurs. Je veux que mes équipiers n’aient pas peur de me demander conseil et puissent bénéficier de mon expérience.

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