Allemagne

"Helm-Peter", supporter extraordinaire

  • Peter Dietz, fidèle supporter du HSV
  • Il est connu dans toute l'Allemagne
  • "J’ai fini par tisser des liens d’amitié avec certains joueurs"

Le thermomètre a bien du mal à dépasser les zéro degrés aujourd'hui, à Hambourg. Une bise glaciale souffle sur le nord de l’Allemagne, tandis qu’une bruine légère s’abat sur le terrain d’entraînement. Les joueurs pénètrent dans le stade en grelottant, malgré leurs casquettes profondément enfoncées et leurs gants. En dépit des conditions déplorables, les stars font une petite halte pour saluer Peter Dietz. Il faut dire que ce supporter hambourgeois de 74 ans n’a plus manqué une séance d’entraînement depuis des décennies.

"Le HSV occupe une place très importante dans ma vie. À en croire ma femme, c’est même ce qu’il y a de plus important pour moi ! Au fil des années, j’ai fini par tisser des liens d’amitié avec certains joueurs", explique-t-il à FIFA.com.

Qu’il pleuve, qu'il neige ou qu’il vente, il enfourche son vélo pour assister aux entraînements du HSV... coiffé de son célèbre casque aux couleurs du club. Cet ancien mécanicien aujourd’hui à la retraite a fini par se tailler une réputation à la mesure de son passion. Aujourd’hui, il possède même sa propre chaîne Youtube et ses fans lui ont consacré une page sur Facebook. Il compte également quelques passages à la télévision.

"Je crois que ma notoriété a commencé à décoller après mon passage dans l'émission TV Total, chez Stefan Raab." Mais d’où vient l’la passion de "Helm-Peter" ("Peter au casque", comme on l’appelle à Hambourg et dans tout le pays) pour le HSV ? "C’est un héritage", confie l’intéressé. Son père Willi Dietz lui a transmis le virus noir, blanc et bleu en 1960. C’est à cette époque que père et fils se rendent au Waldstadion de Francfort. Cette année-là, ils assistent au troisième sacre des Rothosen, face au FC Cologne.

"J’avais 15 ans. Ça ne nous rajeunit pas ! Le match était très serré, mais Hambourg l’avait emporté 3-2. Le HSV avait fait la différence grâce à un but de Charly Dörfel et à un doublé d’Uwe Seeler. Depuis, Uwe Seeler est toujours resté mon idole."

Après 50 ans de présence ininterrompue en Bundesliga, l’équipe de cœur de Peter Dietz a dû faire ses adieux à l’élite allemande la saison dernière. Aucun autre club fondateur du championnat national allemand n’aura tenu aussi longtemps. "Je n’ai toujours pas compris comment une telle catastrophe avait pu se produire et, franchement, je ne veux même pas en parler."

L’inusable "jeune Hambourgeois" préfère se remémorer les exploits du HSV sur la scène continentale, avec le secret espoir de vivre prochainement d’autres épopées légendaires. "Les grandes soirées européennes contre Burnley (4-1) ou Barcelone (2-1) en 1961 sont peut-être les plus belles que j’ai jamais vécues au Volkspark. En 1983, j’étais dans le stade à Athènes [N.d.l.r. : pour assister à la victoire de Hambourg sur la Juventus en finale de la Coupe d'Europe des clubs champions]. Jusqu’à mon dernier souffle, je n’oublierai jamais ces moments extraordinaires."

À peine cet entretien terminé, "Peterchen" est accosté par un petit groupe de fans qui lui demandent un selfie, ainsi que son opinion sur la situation actuelle du club. Peter Dietz est un homme très demandé. Décidément, ce personnage indissociable du HSV est tout, sauf un supporter ordinaire...

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