Les Kiwis de retour au paradis

New Zealand's Shane Smeltz in action against New Caledonia. Photo courtesy OFC.
© Others

Dans la zone Océanie, la compétition préliminaire pour la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010 ont débuté au milieu de l'année 2007 et se sont conclues par la qualification historique de la Nouvelle-Zélande.

FIFA.com revient sur une campagne de qualification de plus deux ans qui a abouti à la deuxième participation des Kiwis à l'épreuve reine.

Les moments clésLa longue route qui mène à la finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2010 a débuté à Apia (Samoa), le 25 août 2007. Ce jour-là, Pierre Wajoka a inscrit le tout premier but des qualifications pour Afrique du Sud 2010. Le penalty transformé par le capitaine de la Nouvelle-Calédonie a permis à son équipe de dominer Tahiti 1:0 dans ce derby francophone. Ce succès initial allait lancer les Néo-calédoniens, membres de la FIFA depuis 2004, sur la voie d'un parcours riche en moments forts.

En guise d'entrée en matière, dix équipes ont été réparties en deux poules de cinq. Le Groupe A rassemblait les Iles Cook, les Iles Fidji, la Nouvelle-Calédonie, Tahiti et Tuvalu, associé à la Confédération Océanienne de Football. Dans le Groupe B, les Samoa américaines, les Samoa, les Iles Salomon, Tonga et Vanuatu se présentaient sur la ligne de départ.

Les Iles Fidji et la Nouvelle-Calédonie ont nettement dominé les débats et rapidement assuré leur qualification pour les demi-finales du Tour 1. Tahiti échouera à quatre longueurs du duo de tête, sans jamais parvenir à bouleverser la hiérarchie du groupe. Dans le même temps, les Iles Salomon ont débuté leur campagne en fanfare. Quatre ans après avoir terminé devant la Nouvelle-Zélande, les insulaires semblaient donc bien partis pour confirmer les espoirs placés en eux. Vainqueurs à quatre reprises en autant de sorties, les Salomonais ont conquis leur place en demi-finale en n'ayant concédé qu'un seul but.

Très à son avantage lors des qualifications pour Allemagne 2006, Vanuatu complétait le dernier carré. Les Samoa, emmenées par Chris Cahill, le frère aîné de l'international australien Tim Cahill, ont quant à elles enregistré deux victoires pour devancer les Tonga et les Samoa américaines. Ces dernières en ont profité pour inscrire le premier but de leur histoire en compétition préliminaire pour la Coupe du Monde de la FIFA, par l'intermédiaire de Ramin Ott.

Les demi-finales ont débouché sur quelques surprises de taille. Battues d'entrée par la Nouvelle-Calédonie (2:3), les Iles Salomon ont à nouveau mordu la poussière 0:2 devant Vanuatu dans le match pour la troisième place, laissant ainsi échapper leur qualification pour le Tour 2. En finale, les Néo-calédoniens ont battu les Iles Fidji (1:0) pour l'honneur, les deux équipes étant déjà assurées de retrouver la Nouvelle-Zélande lors de la phase suivante.

Ce dernier tour s'annonçait impitoyable puisque les quatre équipes encore en lice n'avaient que six matches pour décrocher une place de barragiste. Les Kiwis ont parfaitement débuté leur parcours en s'imposant successivement aux Iles Fidji et à Vanuatu. Forts de ce bon départ, les joueurs néo-zélandais ont littéralement écrasé la concurrence, enchaînant cinq succès consécutifs avant d'être sacrés champions d'Océanie. Les remplaçants *All Whites *se sont inclinés lors de la dernière journée contre les Iles Fidji au terme d'un match sans enjeu. Malgré ce succès, les Fidjiens ont dû céder la deuxième place à la Nouvelle-Calédonie, qui termine tout de même à sept longueurs de la Nouvelle-Zélande.

Onze mois plus tard, les Néo-zélandais étaient appelés à défier le cinquième des qualifications asiatiques avec, à la clé, l'un des derniers billets pour Afrique du Sud 2010. Pour obtenir le droit de défier la Nouvelle-Zélande, Bahreïn avait précédemment écarté l'Arabie Saoudite au meilleur des deux manches. A Manama, la première confrontation entre les Kiwis et les hommes de Milan Macala s'est soldée sur un score nul et vierge, aucune des deux équipes n'ayant réussi à profiter des occasions qui se sont présentées.

Disputée devant une affluence record, la deuxième manche a basculé sur un coup de tête victorieux de Rory Fallon à la dernière minute de la première période. Auteur d'une parade décisive sur un penalty bahreïni en seconde mi-temps, le gardien Mark Paston a lui aussi contribué à la première qualification néo-zélandaise pour le grand rendez-vous mondial depuis Espagne 1982.

Les révélationsL'attaquant fidjien Osea Vakatalesau remporte le titre honorifique de meilleur buteur des qualifications pour Afrique du Sud 2010, à égalité avec le Burkinabé Moumouni Dagano, grâce à sa formidable moisson de douze buts en neuf matches. Si l'association de l'attaquant de Ba avec Roy Krishna s'est révélée d'une redoutable efficacité, elle n'a pas permis aux Iles Fidji de créer la surprise, comme en témoignent les huit points qui les séparent de la Nouvelle-Zélande au classement final.

Le Joueur océanien de l'année Shane Smeltz s'est montré très à son avantage tout au long du Tour 2, inscrivant huit buts en cinq matches. Smeltz devrait selon toute vraisemblance mener l'attaque néo-zélandaise en Afrique du Sud, aux côtés de Chris Killen et Rory Fallon.

Entendu…"Nous avons attendu 27 ans avant de revivre cet événement fantastique. Ce groupe a tout donné pendant quatre ans, sans jamais ménager ses efforts. Nous sommes de retour, enfin. Afrique du Sud, nous voilà !" Ricki Herbert, sélectionneur de la Nouvelle-Zélande

La stat4,02 -Des six Confédérations de la FIFA, l'Océanie est celle qui a enregistré le plus grand nombre de buts par match (4,02 en moyenne), ainsi que la plus large victoire (Samoa américaines 0:15 Vanuatu).

L'équipe qualifiéeNouvelle-Zélande

Les meilleurs buteurs12 buts - Osea Vakatalesau (Fidji)
9 - Seule Soromon (Vanuatu)
8 - Shane Smeltz (Nouvelle-Zélande)
7 – Commins Menapi (Iles Salomon)
6 - Iamel Kabeu (Nouvelle-Calédonie), François Sakama (Vanuatu), Roy Krishna (Fidji)
5 - Etienne Mermer (Vanuatu), Michel Hmae (Nouvelle-Calédonie)
4 - Teariki Mateariki (Iles Cook)

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