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Malone s'offre un grand voyage en ballon

Jessica Malone attends USA-Thailand with a friend
  • Jessica Malone a démissionné de son travail pour parcourir la planète football
  • Elle a assisté à 59 matches sur trois continents en six mois
  • Elle dévoile les joueurs qui l'ont marquée et les ambiances les plus chaudes

Jessica Malone était au chômage n'allait pas tarder à se retrouver à la rue. La géologue, qui avait l’habitude de vivre sur les sites où elle travaillait ou à l’hôtel, entreprend donc de scruter Internet en quête d’un logement et d’un nouveau travail. Elle se laisse cependant distraire de ses recherches pour admirer les images du triplé de Lionel Messi contre le Betis, dont une superbe frappe piquée qui terminera deuxième du Prix Puskás de la FIFA.

"En voyant ça, je me suis dit : ‘Il faut que je le voie jouer’", raconte la native de Pennsylvanie au micro de FIFA.com. "Si je ne le fais pas maintenant, l’occasion ne se présentera peut-être plus jamais. Ensuite, je me suis dit : ‘Il faut que j’aille à San Siro’. Et de fil en aiguille... Je venais de trouver un bon moyen de couper aux recherches d’appartement !"

Budget serré et ambiance assurée

Sans hésiter, Jessica se lance dans une aventure qui va l’entraîner sur plus de 50 000 kilomètres, à travers 12 pays, 44 stades et 59 matches. Son périple est financé par ses six semaines de congés payés, des réductions de compagnies aériennes et ses économies : elle dort dans des auberges de jeunesse et évite soigneusement les activités touristiques ou les sorties nocturnes.

"J’ai commencé par l’Espagne et l’Italie puis je me suis rendue à Budapest pour la finale de la Ligue des champions féminine", raconte-t-elle. "Ensuite, j’ai suivi la Coupe du Monde Féminine en France. J’étais folle de joie en voyant les États-Unis soulever le trophée, mais ce qui m’a le plus enthousiasmée, ce sont les progrès affichés par l’ensemble des équipes."

Jessica voit ensuite quelques matches de MLS et de NWSL pour passer le temps avant le début de la saison en Europe, puis se rend en Irlande et en Irlande du Nord. Elle suit encore 14 matches en Angleterre, un au Pays de Galles et trois aux Pays-Bas, avant de s'envoler pour l'Amérique du Sud. "Je suis allée au Brésil, en Uruguay et en Argentine. La Bombonera a toujours été mon stade préféré mais je n’aurais jamais cru m’y rendre un jour. C’était une idée un peu trop folle pour une femme qui ne parle même pas espagnol", plaisante-t-elle. "Pourtant, c’était encore plus fantastique que tout ce que j’avais imaginé. Les couleurs sont tellement riches et éclatantes. J’ai pu découvrir de belles ambiances en Europe, mais ce qui se passe en Amérique du Sud est complètement différent."

Ce qui est différent pour Jessica, c'est notamment le public brésilien. "À chaque fois que je suis allée au stade là-bas, les femmes représentaient la moitié du public. L’atmosphère n’en était que plus belle", juge-t-elle.

Ada Hegerberg et les Spice Girls

Et sur le terrain, quels acteurs ou actrices l'ont marquée ? "Voir Messi était fabuleux. J’étais dans les tribunes lors de la demi-finale aller de la Ligue des champions et j’ai vu son coup franc magique contre Liverpool", savoure-t-elle. "Mais, franchement, j’ai été encore plus impressionnée par Ada Hegerberg, en finale de la Ligue des champions féminine. C’est la meilleure joueuse que j’ai vue en direct. Elle a réussi un triplé en 16 minutes. J’ai été beaucoup plus émue que je ne l’aurais cru en la voyant. Il s’agit probablement de mon meilleur souvenir sur ces six mois. J’en suis la première étonnée."

Ce long voyage sur la planète football n'était pourtant pas le premier pour Jessica, qui avait activement pris part à la Coupe du Monde de la FIFA la Coupe du Monde de la FIFA 1998. "Je viens d’une petite ville rurale de Pennsylvanie. Je n’avais jamais voyagé à l’étranger, tout comme mes parents, d’ailleurs. J’étais donc émerveillée en découvrant tous ces gens venus d’horizons très différents... les maillots, les drapeaux, les maquillages...", se souvient-elle. "Les États-Unis ont été rapidement éliminés, mais je me suis rabattue sur l’Angleterre. À l’époque, j’écoutais beaucoup les Spice Girls et Sporty Spice était ma préférée. Elle portait tout le temps le maillot de l’équipe. J’étais tellement nerveuse pendant le match contre l’Argentine. Avec le recul, ça me fait rire car, au fond, le nom du vainqueur ne changeait rien pour moi mais sur le moment, j’avais l’impression que le sort du monde allait se jouer là."

Peut-être pas le sort du monde, mais son destin à elle s'est sans doute joué à cette époque, puisque par la suite, le football a joué une part importante dans sa vie. "J'ai assisté à quatre matches de la Coupe du Monde Féminine 1999 et j’ai suivi le parcours des États-Unis. J’étais en Russie en 2018 et j’ai fait quelques déplacements en Angleterre et en Allemagne. Je voyais huit matches en dix jours, ou quelque chose comme ça. Le football tient une place très importante dans ma vie", conclut-elle, au cas où on ne l'aurait pas encore compris...

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