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Pas de malaise pour Sali

Malaysian football player Safee Sali part of the victorious Malaysian football team arrives with the AFF Suzuki Cup trophy
© AFP

L'Asie du Sud-Est ne manque pas de chasseurs de buts. La Thaïlande a Teerasil Dangda, le Viêt-Nam Le Cong Vinh, l'Indonésie Bambang Pamungkas. En Malaisie, le buteur maison a pour nom Safee Sali. Cet attaquant de 27 ans possède en effet un tableau de chasse éloquent.

Déjà populaire dans un pays où le football fait déplacer les foules, Sali est passé à la vitesse supérieure l'année dernière. Grâce à ses cinq réalisations, il a permis à la Malaisie, qui n'avait jamais enregistré de résultats majeurs, de remporter le Championnat de la Fédération de football de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (AFF) pour la première fois de son histoire. Cet exploit lui a valu d'être définitivement intronisé au rang de star et de faire l'objet d'un clinquant transfert. 

Sans quelques problèmes administratifs, Sali défendrait aujourd'hui les couleurs de Cardiff City dans le Championship anglais de deuxième division, une première pour un footballeur malaisien. Sali a passé le mois de septembre à l'essai à Cardiff. S'il a fait très bonne impression à l'entraîneur des Bluebirds, Malky Mackay, le transfert était entravé par des problèmes de permis de travail. 

Pour éviter cet obstacle administratif, Sali pourrait donc viser l'Europe continentale. Il imiterait ainsi trois de ses coéquipiers en sélection, qui évoluent actuellement en Slovaquie, où ils disposent d'un temps de jeu conséquent. Pour l'heure en tout cas, Sali doit se contenter d'évoluer dans un championnat indonésien tout de même attrayant en termes de niveau et de popularité, mais reconnaît qu'il réaliserait un rêve sur le Vieux Continent. "Je veux vraiment jouer en Europe donc j'espère qu'après mon essai à Cardiff, j'aurai d'autres opportunités. Je serais fier et heureux de pouvoir jouer là-bas. J'espère que de nombreux joueurs malaisiens pourront y aller. Ça aiderait beaucoup au développement du football en Malaisie", explique-t-il à FIFA.com

Pour l'heure, Sali s'attache à affûter ses armes avec Pelita Jaya, après des passages prolifiques à Sarawak et, plus récemment, à Selangor, chez lui en Malaisie. Ses prouesses en club et en sélection lui ont même valu des comparaisons avec le regretté Mokhtar Dahari, légendaire attaquant malaisien des années 1970 et 1980. "L'Indonésie, c'est un palier supplémentaire pour moi", estime-t-il. "Le niveau est différent et c'est une expérience différente. Il y a une très bonne ambiance autour du club, avec de grosses affluences. Il y a ici une immense passion pour le football." 

Les Tigres ont de l'appétit
Malgré ses résultats modestes, la sélection malaisienne peut compter sur un immense contingent de supporters avides de la voir réussir. En juillet, 90 000 fans -se sont ainsi massés dans le chaudron du stade Bukit Jalil pour voir les Tigres affronter leurs grands rivaux de Singapour. Le choc s'est soldé par un nul 1:1, le but des locaux étant à mettre au crédit de l'inévitable Sali. Hélas, la défaite 5:3 concédée au retour à mis un terme précoce aux espoirs de qualification de la Malaisie pour Brésil 2014.

Cette déception est intervenue six mois à peine après ce qui est sûrement le plus grand moment de l'histoire du football malaisien : la conquête d'un premier sacre à l'échelle régionale. Sali a bien entendu été l'homme de base de cet exploit, qui a déclenché des scènes de liesse dans le pays, ses cinq buts lui rapportant la récompense de meilleur buteur de la compétition. "Cette Suzuki Cup a été un grand accomplissement pour moi. J'en avais rêvé et je n'aurais jamais pensé terminer meilleur buteur. C'est le tournant de ma carrière. J'ai vécu une très belle année." Désormais, le défi consistera à entretenir cette dynamique. "On est lancés maintenant", annonce d'ailleurs Sali. 

Le football malaisien met tout en œuvre pour réussir. S'il y parvient, Sali y aura sans doute été pour quelque chose. "L'an prochain, on voudra de nouveau gagner la Suzuki Cup. Puis on aura pour but de se qualifier pour la Coupe d'Asie 2015. Si on travaille dur et si on se prépare bien, on a les moyens d'y arriver."

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