Matches de légende

Retours, come-back et remontadas

Liverpool celebrate winning the 2005 UEFA Champions League final
© Getty Images
  • Il y a 15 ans jour pour jour, Liverpool réussissait un improbable come-back à Istanbul.
  • FIFA.com revient sur les plus beaux retournements de situation du football.
  • Quelques grandes affiches de la Coupe du Monde de la FIFA au menu

Ils étaient nombreux, spectateurs, supporters ou téléspectateurs, à être convaincus que Liverpool allait se battre pour une cause perdue dans cette finale de Ligue des champions de l’UEFA 2005. À la mi-temps, l’AC Milan avait rejoint le vestiaire avec une avance de 3-0. Mais Steven Gerrard et ses coéquipiers avaient une autre idée en tête. De retour sur la pelouse d’Istanbul, ils allaient écrire l'un des plus beaux come-back de l’histoire de la Ligue des champions.

Les Reds ont également réussi un autre renversement de situation monumental en remontant un déficit de trois buts à Anfield contre le FC Barcelone en demi-finale de l’édition 2019. Quant aux Blaugranas, ils ont réussi un exploit retentissant du même tonneau en huitième de l’édition 2017 face au Paris Saint-Germain, qui s’était imposé 4-0 à l’aller. Vainqueurs 6-1 au Camp Nou dans le sillage d’un Neymar des grands soirs, les Catalans se sont imposés 6-5 sur l’ensemble des deux matches.

La plus prestigieuse des compétitions de football a également produit son lot de come-back inoubliables. Suisse 1954 a engendré l’une des plus grosses sensations de l’histoire de la Coupe du Monde de la FIFA™. En phase de groupes, la Hongrie avait dominé l’Allemagne de l’Ouest 8-3. En finale, les "Magyars magiques" menaient 2-0 face aux mêmes adversaires, avant de s’incliner 3-2 ! Huit jours avant le célèbre "Miracle de Berne", la compétition avait assisté à un come-back de plus grande ampleur lors du quart de finale entre la Suisse et l’Autriche. Après avoir mené 3-0, les locaux avaient fini par s’incliner 7-5 lors de la célèbre Bataille de la chaleur à Lausanne, qui reste d’ailleurs le match le plus prolifique de l’histoire de la compétition.

Le saviez-vous ?

Le Suisse Josef Hugi fait partie des trois seuls joueurs à avoir inscrit au moins trois buts lors d’un match perdu en Coupe du Monde. Les deux autres sont le Polonais Ernst Wilimowski, auteur d’un quadruplé lors du [revers 6-5 face au Brésil à France 1938, et le Soviétique Igor Belanov, qui avait marqué à trois reprises lors de la défaite 4-3 de son équipe face à la Belgique à Mexique 1986.

En 1966, la RDP Corée, qui avait déjà réussi l’exploit de sortir l’Italie, menait 3-0 en quart de finale face au Portugal. C’était sans compter sur la rébellion des Lusitaniens, finalement vainqueurs 5-3 grâce à leur joueur vedette Eusebio, signataire d’un quadruplé.

Et que dire de la fameuse "Nuit de Séville", 16 ans plus tard ? Tous les ingrédients étaient réunis : du football de haute volée, la glaçante collision entre Toni Schumacher et Patrick Battiston et pas moins de quatre buts en prolongation. Le dernier, une bicyclette de Klaus Fischer, a permis à l’Allemagne de l’Ouest, menée 3-1 par la France à la 100ème minute, d’égaliser à 3-3. Ce thriller se décidera aux tirs au but, où la RFA mettra fin au rêve des Bleus.

Le saviez-vous ?

Entré en jeu quelques minutes plus tôt, Battiston a été sérieusement blessé par une violente sortie de Schumacher : deux dents cassées, trois côtes brisées et une vertèbre déplacée. "Je lui ai pardonné", assurera de nombreuses années plus tard l’ancien joueur de Saint-Étienne et de Bordeaux. "J’ai réalisé avec le temps que les gens l’avaient à jamais associé à ce geste."

Le scénario renversant le plus récent en Coupe du Monde est à mettre au crédit de la Belgique, qui a terrassé le Japon grâce à un Nacer Chadli décisif en toute dernière minute du huitième de finale de Russie 2018. Les autres compétitions de la FIFA n’ont pas été avares en retournements de situation.

À la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™, l’Écosse menait 3-0 face à l’Argentine à un peu plus d’un quart d’heure de la fin. Et pourtant, les Sud-Américaines sont revenues à hauteur pour obtenir le nul 3-3, éliminant au passage les Écossaises.

Lors du Tournoi Olympique de Football, Helsinki 1952, l’Union soviétique avait réalisé le tour de force de décrocher un nul 5-5 face à la Yougoslavie après avoir été menée 5-1. Deux jours plus tard, elle s’était inclinée lors du match destiné à départager les deux équipes.

Le saviez-vous ?

Auteur d’un quadruplé lors de ce match contre la Yougoslavie, Vsevolod Bobrov s’est reconverti dans le hockey sur glace, sport dans lequel il a remporté l’or avec l’Union soviétique aux Jeux Olympiques d’hiver 1956.

Les Yougoslaves sont aussi sortis vainqueurs de come-back épiques. Menée 6-2 au cumulé à un peu plus d’une demie heure de la fin de son match retour face au Dynamo Berlin lors de la Coupe de l’UEFA 1978, l’Étoile Rouge de Belgrade avait fini par se qualifier pour le tour suivant au bénéfice des buts inscrits à l’extérieur. L’Étoile avait ensuite éliminé le Sporting Gijón, Arsenal, West Brom et le Hertha Berlin, avant de s’incliner en finale face au Borussia Mönchengladbach.

Le Partizan Belgrade a réalisé le même exploit dans la même compétition six ans plus tard. Mené 6-2 par les Queens Park Rangers, il était revenu à 6-6 et s’était qualifié grâce aux buts inscrits à l’extérieur.

Autres continents, exploits similaires. En finale de la Coupe des Clubs Champions africains 1973, les Zaïrois de l’AS Vita Club avaient battu les Ghanéens de l’Asante Kotoko 3-0 au match retour, après s’être inclinés 4-2 à l’aller. Dominés 3-0 au match aller par le favori uruguayen Nacional dans la Copa Libertadores 1993, les outsiders péruviens du Sporting Cristal avaient fini par l’emporter 4-3 sur l’ensemble des deux rencontres.

La Ligue des champions de la CONCACAF n’a pas non plus été avare en remontadas. Toluca était mené 4-1 en cumulé par América à 20 minutes de la fin de la demi-finale lors de l’édition 2003. Cela ne l’avait pas empêché de s’imposer 5-4 et de poursuivre sa route jusqu’au trophée continental. Quant au Chicago Fire, il a remonté un déficit de quatre buts face aux Trinidadiens de San Juan Jabloteh Sports Club pour triompher 6-5 et atteindre le dernier carré l’année suivante. En 2009, Santos Laguna, qui était mené 4-1 par l’Impact Montréal, a frappé aux 92ème et 95ème minutes par Darwin Quintero pour tout chambouler.

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