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Schumacher : "Je ne suis pas quelqu'un qui regrette son passé"

Germanys former national goalkeeper Harald "Toni" Schumacher.
© Foto-net

À l'occasion de l'anniversaire d'Harald "Toni" Schumacher le 6 mars, FIFA.com revient sur la carrière du légendaire gardien allemand, qui ne rappelle pas forcément de bons souvenirs aux supporters français...

Harald Anton Schumacher, surnommé Toni Schumacher, a vu le jour en 1954 à Düren, non loin de Cologne, sa ville d'adoption. Gardien de l'équipe nationale espoirs, il est transféré au FC Cologne en 1972, où il passera les 15 années suivantes. Il y remportera un championnat d'Allemagne (1978) et trois coupes nationales (1977, 1978, 1983) et deviendra l'un des meilleurs gardiens du football mondial des années 80.

En 1979, Schumacher effectue ses débuts en équipe nationale d'Allemagne en tant que successeur du légendaire Sepp Maier. A peine un an plus tard, il soulève le trophée du Championnat d'Europe à Rome. Deux titres de vice-champion du monde suivront en 1982 (Espagne) et 1986 (Mexique).

Malgré les défaites en finale, Schumacher garde un excellent souvenir de ces deux éditions de la Coupe du Monde de la FIFA. "Même si je n'ai malheureusement jamais soulevé le Trophée de la Coupe du Monde, les finales de 1982 et 1986 restent les deux meilleurs moments de ma carrière. Je me rappelle exactement de chaque seconde, du trajet en bus vers le stade jusqu'au coup de sifflet final et les sentiments qui m'ont traversé l'esprit à ce moment-là. Ce sont des expériences plus intenses que n'importe quel titre, même si j'ai également beaucoup apprécié ma période en Turquie", confiait-il à FIFA.com il y a quelques années.

A l'automne de sa carrière, Schumacher a quitté l'Allemagne pour la Turquie. Capitaine du Fenerbahçe Istanbul, il a emmené l'équipe vers le titre national, devenant le chouchou du public.

Livré à lui-même

Comme beaucoup de ses collègues, Schumacher se lance ensuite dans une carrière d'entraîneur. Il prend en charge les gardiens du Borussia Dortmund et du Bayer Leverkusen, avant d'occuper les fonctions d'entraîneur principal du Fortuna Cologne, qui végète à l'époque en deuxième division. "Depuis 2004, je suis directeur d'agence. J'ai pris la bonne décision au bon moment. Je me sens à ma place et épanoui. Comme je l'étais en tant que gardien de but. Le métier est passionnant, stressant et épuisant. Je suis heureux. Que la victoire soit au bout ou non. Et j'ai une super équipe autour de moi", explique Schumacher à propos de son activité actuelle d'associé et directeur de l'agence de marketing sportif Sportsfirst, qui travaille notamment avec Schalke 04 et la Fédération allemande de football (DFB). Cette fonction permet au joueur le plus capé de l'histoire du FC Cologne "de rester fidèle à mon sport. Plus en survêtement, mais en chemise et cravate."

En raison des ses engagements professionnels, mais aussi de sa passion intacte pour le football, l'ancien gardien international suit de très près l'évolution de la Mannschaft, même s'il n'est plus attiré par le terrain et se sent bien dans son nouveau rôle. Peut-être est-il même plus serein que par le passé. Il est loin le gardien impulsif qui, en demi-finale de la Coupe du Monde de la FIFA 1982, avait percuté Patrick Battiston avec une telle violence que ce dernier avait dû être conduit à l'hôpital.

Ce père de trois enfants se confie à FIFA.com : "Je ne suis pas quelqu'un qui regrette son passé, car j'ai pris moi-même toutes ces décisions. A posteriori, on aurait toujours pu agir autrement, mais pas sur le moment. Prenez l'affaire Battiston en 1982. Si j'étais encore gardien aujourd'hui, je quitterais mon but de la même façon. Je changerais une chose cependant : mon comportement pendant les soins et après la rencontre n'a pas été correct", admet-il. "Mais j'étais livré à moi-même. Aujourd'hui, des entraîneurs assistants m'informeraient et me conseilleraient. Il n'y avait personne à l'époque pour m'aider à gérer mon stress."

La sérénité qui se cache derrière l'enveloppe souvent bouillonnante de Schumacher se révèle lorsqu'il parle de ses enfants. "Si je devais revenir en arrière, ce serait pour passer plus de temps avec mes enfants. C'était impossible pendant ma carrière de joueur. Je le regrette", conclut-il.

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