Coupe du Monde de la FIFA™

Ureña, un instinct qui conduit loin

Marco Urena of Costa Rica (R) scores the team's third goal past Fernando Muslera of Uruguay during the 2014 FIFA World Cup Brazil Group D match between Uruguay and Costa Rica at Estadio Castelao
© Getty Images

Au Costa Rica, le profil du buteur a un nom : Marcos Ureña. Avec sa vitesse et son calme devant le but adverse, l'attaquant de 26 ans a su répondre présent dans les moments cruciaux et, avec ses buts, s'est imposé comme un élément essentiel de la fantastique idylle qu'est en train de vivre la Sele avec son public depuis plusieurs années.

Rembobinons. Le décor était idéal. Fortaleza, 14 juin 2014. À la surprise générale, le Costa Rica mène 2:1 devant l'Uruguay, qui se rue à l'attaque pour tenter d'égaliser. "Ça ne faisait pas longtemps que j'étais entré en jeu. Je voyais que ça leur demandait du travail pour défendre dans leur dos. C'est donc là que j'ai cherché l'espace. J'ai accéléré, Joel Campbell m'a donné un ballon parfait et je n'ai eu qu'à conclure devant le gardien", se souvient Ureña pour FIFA.com.

Ce troisième but a scellé l'un des triomphes les plus importants de l'histoire du Costa Rica et inscrit le nom de Marco Ureña en lettres d'or. Dans son dernier match en date avec la sélection, il lui a redonné du lustre, en inscrivant le but de la victoire devant le Panama en novembre 2015, dans les qualifications de la CONCACAF pour la Coupe du Monde de la FIFA, Russie 2018™.

Copie conforme
Le don d'être là où il faut quand il le faut ne vient pas par hasard. Ureña nous dévoile son secret pour la réussite. "Le niveau de concentration doit toujours être au maximum, et si vous entrez comme remplaçant, vous n'avez pas de temps à perdre. Et puis, vous devez connaître les points forts de vos coéquipiers et les points faibles de vos adversaires. Ce but, devant l'Uruguay, nous l'avions répété. Avant la Coupe du Monde, nous avions joué un match contre l'Irlande, et j'avais obtenu un penalty sur une passe exactement pareille de Campbell", confie-t-il.

La coordination et la complicité qui ont permis à la Sele de briller au Brésil semblent être de retour en ce début de tournoi préliminaire pour Russie 2018. Les six points engrangés en deux matches ont rassuré des supporters qui n'étaient pas satisfaits des résultats obtenus après le rêve brésilien. "Nous n'avons jamais douté, même si c'est vrai que notre niveau n'était plus celui du Mondial. L'entraîneur qui est arrivé, Paulo Wanchope, a voulu faire des changements tactiques pendant la Gold Cup, et ça n'a pas fonctionné", reconnaît l'attaquant du club danois de Midjytlland. "Aujourd'hui, nous avons un nouveau sélectionneur, Óscar Ramírez, qui est revenu au schéma de jeu que nous aimons tous pratiquer et nous avons retrouvé la confiance dont nous avions besoin collectivement."

Dans le double rendez-vous de mars, les Ticos vont affronter la Jamaïque à deux reprises. Deux victoires qualifieraient le Costa Rica pour le tournoi hexagonal final de la CONCACAF. Ureña, toutefois, ne considère pas les Reggae Boyz, actuellement troisièmes dans le Groupe B, comme un adversaire facile. "Nous avons joué contre eux dans la Gold Cup et nous avons fait match nul. La plupart de leurs joueurs évoluent en Angleterre. Ils sont très puissants et rapides. Nous devrons éviter de perdre des ballons faciles et ne pas les laisser contre-attaquer, comme ils l'ont fait dans ce match", prévient-il.

Un nouveau statut
Malgré cela, l'attaquant sait que sur le papier, la sélection costaricienne a la faveur des pronostics, car son image dans le monde du football a changé. "Les adversaires nous voient différemment, cela ne fait aucun doute", estime-t-il. "Aujourd'hui, ils se donnent à fond contre nous. On ne nous considère plus comme une petite équipe. Par exemple, dans la prochaine Copa América, nous allons affronter le Paraguay, les États-Unis et la Colombie, et le sentiment général est qu'il s'agit d'un groupe très équilibré."

Et le meilleur reste à venir. Avec plusieurs joueurs en Europe et un effectif qui se connaît depuis des années, les perspectives semblent prometteuses pour le Costa Rica. "Il y a Bryan Ruiz, qui est dans la forme de sa vie, Keylor Navas, qui a d'abord fait preuve de patience avant de montrer que le Real Madrid avait eu raison de l'acheter, Joel Campbell, enfin, a fini par obtenir le temps de jeu dont il avait besoin à Arsenal", énumère Ureña. "Ce sont des références et une source de motivation pour les autres joueurs en sélection. Ils sont là où ils sont grâce à leurs performances avec la Sele, et nous voulons tous jouer le mieux possible pour suivre le même chemin qu'eux."

Sur ce chemin, Ureña met son instinct de buteur au service de la sélection. "Le groupe et les entraîneurs savent qu'ils peuvent me faire confiance, qu'à n'importe quel moment je peux débloquer une partie avec un but", prévient-t-il.

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