Le travail des enfants est un phénomène sociopolitique extrêmement complexe, difficile à combattre. En tant qu’organisation sportive, la FIFA ne dispose ni de la compétence ni des moyens pour résoudre seule ce problème qui comporte de nombreuses facettes.

La FIFA tient beaucoup à l’équité des conditions de travail et prend très au sérieux la question du travail des enfants. Elle impose toujours des obligations contractuelles sévères à ses partenaires en la matière. Elle collabore étroitement avec des organismes officiels tels que l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) à ce sujet. La FIFA entretient également des relations étroites avec la Fédération mondiale de l’industrie d’articles de sport (WFSGI) et elle s’associe à ses programmes de lutte contre le travail des enfants, notamment en Inde et au Pakistan.

Il ne faut pas perdre de vue cependant que le rôle de la FIFA n’est pas de se substituer aux organisations officielles chargées de la protection des travailleurs. Il a été constaté à plusieurs reprises récemment que les marques de la FIFA étaient apposées illégalement sur des contrefaçons (ballons) fabriqués dans des conditions de travail illégales – il est clair que ce type d’activité échappe au contrôle de la FIFA.

Afin de lutter contre le commerce des contrefaçons et l’utilisation illégale des marques déposées et des labels de qualité, la FIFA applique un programme de protection des marques international. En étroite collaboration avec les autorités nationales (police, douanes, ministère public) 810 cas d’infraction à la loi ont été décelés dans 56 pays dans le cadre de la Coupe du Monde de la FIFA 2002™.

Grâce à l’extension ciblée du programme de protection des droits de la FIFA sur la Coupe du Monde de la FIFA 2002™, le nombre de ballons confisqués par rapport à France 98™ a quasiment quintuplé.

Au total, près de 40 millions de ballons sont vendus chaque année dans le monde. En 2001, seuls 1,6 millions environ portaient l’un des labels de qualité officiels de la FIFA. Cela signifie que la FIFA ne peut influencer directement les conditions de production par le biais des contrats avec les fabricants que pour 4% des ballons écoulés chaque année. ·

  • En vertu du concept de qualité, les fabricants doivent soumettre leurs ballons à un programme de tests sévères afin d’obtenir le label de la FIFA - FIFA Inspected ou, encore mieux, FIFA Approved. L’objectif principal de ces labels est d’attester d’une qualité et d’une uniformité élevées. Mais ces labels témoignent aussi que les ballons en question n’ont pas été fabriqués par de la main d’œuvre enfantine car tous les fabricants ayant obtenu une licence de la FIFA doivent s’engager par contrat à ne pas recourir au travail des enfants. ·
  • Actuellement, environ 75% des ballons cousus à la main sont fabriqués à Sialkot, au Pakistan. Une proportion nettement moins élevée provient également d’Inde. En 1997, la FIFA a co-signé un accord international visant à enrayer l’exploitation des enfants – avec la Chambre de commerce et d’Industrie de Sialkot, le BIT et l’UNICEF. Des représentants du WFSGI et d’autres organisations en faveur de l’enfance ont également signé l’accord d’Atlanta.

    La FIFA et le travail des enfants (2)·

  • Trois objectifs ont été fixés dans l’accord d’Atlanta:
    1. Aider les fabricants de ballons de football à empêcher l’emploi des enfants de moins de 14 ans dans la fabrication ou l’assemblage des ballons de football dans le district de Sialkot et ses environs.
    2. Soustraire les enfants au travail et leur offrir des possibilités d’éducation.
    3. Favoriser le changement d’attitude des communautés et des familles vis-à-vis du travail des enfants dans l’industrie.

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  • Deux initiatives ont été mises en place pour atteindre ces objectifs:
    1. Le Programme de prévention et de contrôle, visant à assurer la coopération des fabricants sous l’égide de l’UNICEF et de l’Organisation Internationale du Travail, les instances faisant autorité en matière de lutte contre le travail des enfants dans le monde.
    2. Le Programme de protection sociale visant l’abolition du travail des enfants dans l’industrie des ballons de football et qui n’expose pas les enfants touchés et leurs familles à des dangers supplémentaires.

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  • La FIFA a fait des dons substantiels pour soutenir ces initiatives contre le travail des enfants. Elle a notamment financé les programmes éducatifs et sociaux au Pakistan et en Inde via l’UNICEF et l’Organisation Internationale du Travail. Depuis 1997, sa contribution s’est élevée à USD 1 100 000 au total.·
  • L’objectif suprême de toutes les parties est d’éradiquer le travail des enfants dans les fabriques de ballons tout en donnant aux adultes l’opportunité de travailler dans de bonnes conditions et contre une rémunération équitable, et aux enfants une possibilité d’éducation. Il ne s’agit pas d’un processus rapide notamment dans certaines régions du monde. ·
  • Afin d’éradiquer le travail des enfants, des centres de couture ont été mis en place dans divers grands villages où l’âge des travailleurs, sévèrement contrôlé, ne peut être inférieur à 14 ans. Des centres de couture sont également destinés aux femmes, ce qui leur permet de contribuer également aux revenus du ménage. ·
  • Tout concessionnaire d’une licence souhaitant obtenir le label de la FIFA doit s’engager par contrat à ne pas recourir au travail des enfants et à s’adresser uniquement aux fournisseurs dont la main d’œuvre travaille dans les centres de couture. Ces centres sont contrôlés par des inspecteurs de l’Organisation Internationale du Travail.