The Best FIFA Football Awards™

The Best FIFA Football Awards™

Lundi 23 septembre 2019, Milan

FIFA Ballon d'Or

Kaká : le gendre idéal

Brazil's football player Kaka holds the trophy of FIFA Player of the Year
© AFP

Les Brésiliens se suivent mais ne se ressemblent pas toujours. Après Romario, Rivaldo, Ronaldo, Ronaldinho et en même temps que Robinho, Ricardo Izecson Santos Leite dit Kaká est la nouvelle étoile du football brésilien, un successeur du roi Pelé, une perle du pays des quintuples champions du monde qui n'a rien à envier à ses glorieux prédécesseurs.

Kaká, c'est élégance naturelle, la classe à l'état pur, une déconcertante facilité dans sa manière de caresser le ballon, de le dominer, de voir les ouvertures, de faire la décision...

Loin des favelas déshéritées, Kaká vient d'une famille aisée et cultivée. Bosco, son ingénieur de père se charge de gérer sa carrière et de négocier ses contrats. Kaká s'est fixé un plan et le déroule froidement, sans imprévu, d'une manière irrésistible.

Kaká, c'est le gendre idéal qui ne rêvait pas de devenir le meilleur au monde mais qui savait qu'il allait tout naturellement être le numéro un.

Né à Brasilia en 1982, il a grandi à Sao Paulo où ses parents se sont installés alors qu'il n'avait que sept ans. Comme tous les enfants de son âge, il joue naturellement au football, fait déjà preuve d'élégance, mais ne manifeste pas une passion excessive pour le ballon rond. C'est à quinze ans qu'il décide de faire carrière dans le football, sans abandonner pour autant ses études.

*Fracture d'une vertèbre * Cependant, trois ans plus tard, il frôle la mort en se fracturant une vertèbre lors d'un plongeon mal contrôlé dans une piscine. "A ce moment j'ai pensé que c'était la main de Dieu qui m'avait sauvé", écrit-il dans son journal. Depuis ce jour, il manifeste une foi inébranlable et ne manque jamais de regarder vers le ciel à chacun de ses exploits. Évangéliste fervent, il a patiemment attendu 2005 et les 18 ans de sa promise, Caroline, pour l'épouser dans la plus prestigieuse église de Sao Paulo.

Sur le plan sportif, tout va très vite. En 2001, il devient titulaire avec les jeunes de Sao Paulo, avant de passer en équipe première à 18 ans et de connaître sa première sélection le 31 janvier 2002 contre la Bolivie. La machine est lancée, rien ne va l'arrêter. Pendant trois ans, Leonardo, l'ancien joueur de l'AC Milan a suivi avec attention l'évolution de Kaká et arrive à convaincre la famille de rejoindre le calcio à l'été 2003. Son titre mondial avec la Seleçao en 2002 et ses 48 buts en 131 matches avec Sao Paulo ayant permis de mesurer l'étendue de son talent.

Pour lui, pas de temps d'adaptation. Avec Kaká, tout devient facile, comme son football. Révélation de la saison 2003/04 avec le Milan qui décroche au passage son 17ème scudetto. Il souffle ensuite une saison avant de s'adjuger la Ligue des champions de l'UEFA en 2007, avec à la clé un titre de meilleur buteur. "C'est un garçon posé et tranquille, qui ne verse ni dans l'effusion, ni dans la dépression", explique son entraîneur Carlo Ancelotti. "Il est fort intérieurement et il ne risque pas de prendre la grosse tête. C'est un grand champion".

Positionné derrière les deux attaquants de pointe, dans un rôle de "trequartista" - une sorte de neuf et demi créateur-finisseur - Kaká est souvent décisif dans la dernière passe ou dans la finition. Le plus étonnant chez lui est sans doute la simplicité de ses gestes, parfaits sur le plan technique et réalisés avec une maîtrise totale et un grand sang-froid. Son récent but face au Pérou en est la parfaite illustration : contrôle du pied gauche, tir du droit qui se termine dans la lucarne. Un geste instinctif qui peut presque paraître banal tant il donne l'impression d'être facile a réaliser. Et pourtant...

"Je traverse un moment heureux. J'aime faire le relais entre le milieu de terrain et l'attaque, porter le ballon vers l'avant et aller défier les défenseurs. C'est ma phase de jeu préférée", commente-t-il en souriant, comme si cela était très facile.

Pour Roberto Carlos, "c'est un joueur des temps modernes, ultra complet". Son copain des équipes de jeunes de Sao Paulo, Edmilson, qui vante "son humilité et sa simplicité", estime que Kaká "a une aura de leader qui s'affirme" et qu'il "devrait être le capitaine de la Seleçao lors des Coupes du monde 2010 et 2014".

Explorer le sujet

Articles recommandés