The Best FIFA Football Awards™

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Lundi 23 septembre 2019, Milan

The Best FIFA Football Awards

Neville, le décollage en quart

  • Phil Neville fait partie des nominés pour #TheBest
  • Son équipe d’Angleterre a terminé quatrième de France 2019
  • Retour sur le quart de finale entre les Lionesses et la Norvège (3-0)

À défaut d’être totalement convaincantes, les Anglaises assurent l’essentiel tout au long de leur parcours dans le Groupe D de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, France 2019™. Les Lionesses débutent par une victoire contre l’Écosse (2-1), avant d’enregistrer deux succès au forceps contre une courageuse Argentine et un Japon loin de son meilleur niveau.

Après une victoire facile, mais animée, contre le Cameroun en huitième de finale, les joueuses de Phil Neville ont donc gagné le droit d’affronter la Norvège pour une place en demi-finale.

À ce stade, l’Angleterre compte-t-elle encore parmi les favoris pour le titre, comme son sélectionneur aime à le répéter ? Au Havre, les Anglaises vont s'appliquer à démontrer qu’il faut encore compter avec elles en l'emportant 3-0.

Philip Neville, Head Coach of England celebrates
© Getty Images

La tactique

À l’approche du coup d’envoi, Neville doit faire face à plusieurs incertitudes, notamment en défense. Sa capitaine Steph Houghton a été touchée à la cheville lors du match contre le Cameroun ; sa partenaire habituelle dans l’axe, Millie Bright, est malade. Au bout du compte, l’ancien international décide d’aligner la même équipe qu’au tour précédent, à une exception près : Demi Stokes remplace Alex Greenwood au poste d’arrière gauche.

Cette modification en défense s’accompagne d'un changement tactique. Globalement, les Lionesses conservent le schéma qu’elles appliquent depuis leur arrivée en France : un 4-2-3-1 traditionnel. Jill Scott et Keira Walsh ont pour mission de sécuriser le milieu de terrain, ce qui doit permettre à Fran Kirby (en numéro 10), Nikita Parris (alignée à droite) et Toni Duggan (à gauche) de laisser libre cours à leur créativité et de permuter dans le dos de la buteuse Ellen White.

La présence de Stokes en défense semble toutefois indiquer que Neville cherche à renforcer sa défense. La joueuse de Manchester City est plus puissante, une qualité qui pourrait se révéler utile contre les Norvégiennes. Il espère que sa présence et ses qualités défensives parviendront à museler les attaquantes adverses, ce qui devrait permettre à Lucy Bronze de se montrer plus entreprenante sur le flanc droit.

Le résultat

Malgré ses consignes plutôt défensives, Jill Scott se retrouve dans la surface de réparation pour ouvrir le score sur un centre de Lucy Bronze, suite à un raté de White. Le but intervient après deux minutes et sept secondes. Cette excellente entame a pour effet de mettre les Lionesses en confiance. Depuis son arrivée en France, l’Angleterre a pris l’avantage par trois fois en quatre matches dans le premier quart d’heure.

Les Anglaises décident de poursuivre dans la même voie. Scott, notamment, presse beaucoup plus haut qu’à son habitude. Sa présence perturbe la défense norvégienne, mais laisse aussi des espaces pour d’éventuels contres. La tendance se confirme : White trouve le poteau avant de doubler la mise juste avant la pause, tandis que Scott passe tout près de réussir un doublé en première mi-temps.

L’Angleterre domine les débats sur son flanc droit, où Bronze et Nikita Parris font des ravages. La Norvège entame la seconde période avec un peu plus d’allant, mais les Scandinaves sont rapidement assommées par un tir spectaculaire de la future Joueuse du Match, Lucy Bronze. Idéalement servie sur un coup franc tiré sur la droite par Beth Mead, entrée en jeu, la Lyonnaise fait une fois de plus apprécier sa frappe de balle.

Dans ces conditions, le deuxième penalty manqué par Parris depuis le début du tournoi s’avère sans conséquence. L’Angleterre se contente de gérer. Neville en profite pour donner un peu de temps de jeu à Georgia Stanway et Rachel Daly avant les demi-finales.

La réaction

"J’ai le meilleur poste au monde. On peut être le plus génial des entraîneurs, mais on dépend toujours des joueurs. Si on n’a pas la chance d’avoir un groupe qui possède l’envie, la détermination et le talent pour progresser, on ne peut rien faire. C’est la raison pour laquelle j’affiche une telle confiance depuis 18 mois. Si j’ai pu parfois paraître audacieux, voire arrogant, dans mes propos c’est parce que je travaille au quotidien avec des joueuses extraordinaires. Chaque jour, elles m’émerveillent et me donnent de l’énergie. Aujourd’hui, j’ai vécu l’un de mes plus beaux moments sur un terrain de football" - Phil Neville, à l’issue de la partie

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