Lavezzi, père modèle
© Foto-net

Ezequiel Lavezzi a fêté el Día del Niño argentin (la Journée de l'Enfant) de belle manière, dimanche. L'attaquant de Naples est entré sur la pelouse avec deux idées en tête : redorer son image quelque peu écornée par ses débuts contre la Côte d'Ivoire et honorer la demande de son fils en ce jour où les Argentins célébraient les enfants.

La voix de Tomás Lavezzi, 3 ans, a résonné dans le combiné : "Tu marques un but pour moi ?". Sitôt dit, sitôt fait. A 14 minutes du coup de sifflet final, el Pocho, comme on surnomme Ezequiel, a offert la victoire et la qualification à son pays, face à un bloc australien musclé.

"Heureusement que j'ai réussi à marquer. Aujourd'hui, c'est la Journée de l'Enfant et Tomás me l'avait demandé par téléphone, alors ce but, c'est pour lui. Et je me sens aussi soulagé", avoue l'ex-joueur de San Lorenzo à FIFA.com. Il est en effet conscient d'avoir manqué son match contre les Ivoiriens, sentiment que l'on pouvait clairement lire sur son visage lorsqu'il est sorti en deuxième mi-temps, pour laisser sa place à Ángel Di María.

Je n'étais pas bon et je n'aime pas ça. Je suis exigeant, je veux toujours me dépasser pour l'équipe
Ezequiel Lavezzi, à propos de son match contre la Côte d'Ivoire

", c'est pourquoi je suis très heureux d'avoir marqué. J'ai repris confiance en moi", ajoute le footballeur de 23 ans, dont le but a fait de Sergio Batista le plus heureux des entraîneurs : "Pocho ne joue pas à son meilleur niveau, mais il a toute ma confiance. C'est un footballeur de grande classe, capable de faire basculer un match sur une action, comme il l'a prouvé aujourd'hui".

Six passes, une qualification
Alors qu'à quelques minutes de la fin, le public de Shanghai voyait se profiler un nul vierge, les génies argentins ont jailli de leur bouteille et changé le cours de la rencontre.

"On a pratiqué un jeu rapide, à une touche de balle, ce qui a déstabilisé la défense adverse. Je me suis placé au second poteau et j'ai frappé du pied droit. C'est un but important, il nous a qualifiés et nous a regonflés. Peu à peu, l'équipe monte en puissance", explique l'attaquant le moins célèbre de l'Albiceleste.

Je n'avais jamais imaginé vivre l'aventure olympique, je rêve de la terminer sur la première marche du podium
Ezequiel Lavezzi, à propos des ambitions de l'Argentine

A l'heure de jouer la place finale de l'Argentine dans le Groupe A face à la Serbie, Lavezzi brûle d'imiter Carlos Tevez et ses coéquipiers, médaillés d'or à Athènes 2004. "Je me souviens de leurs matches, l'équipe jouait très bien, elle s'est imposée avec brio. On espère en faire autant. ". A des milliers de kilomètres de là, Tomás partage son rêve...