Makaay : "Ramener une médaille"
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Roy Makaay, capitaine de la sélection olympique néerlandaise, est un joueur expérimenté. Avec le Deportivo La Corogne et le Bayern Munich, l'attaquant de 33 ans a tout gagné. Avant le dernier match de poule à Shenyang contre le Japon, il répond aux questions de FIFA.com.

Roy, comment va votre pied ? Est-ce que tout est rentré dans l'ordre ?
J'ai reçu un coup au niveau du talon qui me gêne encore. Il reste un peu de temps pour y remédier. J'espère que ça ira mieux demain, mais ça ne sera pas totalement guéri.

Quel effet cela vous fait-il de vous retrouver à la tête d'une équipe de jeunes ? Quelle importance a votre expérience ?
Ce n'est pas ma première compétition. Certains des mes jeunes coéquipiers ont déjà joué des tournois U-23 et ils ont été deux fois champions d'Europe. Mais il y a de la marge entre un tournoi junior et une compétition olympique. Quand il y a des problèmes sur le terrain, je m'efforce, en tant que capitaine et joueur d'expérience, de remotiver les troupes. J'ai eu jusqu'à présent du mal à tenir ce rôle, puisque je n'ai joué que pendant la première mi-temps du premier match et vers la fin du deuxième. J'ai tout fait pour que l'équipe ne cède pas et ça a fini par payer avec l'égalisation. Nous sommes ainsi maîtres de notre destin face au Japon.

Les Pays-Bas étaient les favoris du groupe. Qu'est-ce qui s'est passé ?
Le Nigeria possède une très bonne équipe, le match nul n'est pas un mauvais résultat. Contre les États-Unis, nous aurions dû mener 2:0 ou 3:0 à la pause, le match aurait été plié. Nous les avons laissés revenir. Ils ont repris confiance en eux, peut-être un peu trop d'ailleurs, ils ont cru vers la fin que le match était joué. Si nous avions perdu, nous pouvions faire nos bagages.

En tant que sportif, on n'aime pas rentrer à la maison avec trois défaites. Notre objectif est clair : nous devons gagner
Roy Makaay, à propos du match contre le Japon

Qu'est-ce qui doit changer face au Japon, d'ores et déjà éliminé ?
Il faut marquer rapidement, ensuite tout devrait bien se passer. Les Japonais voudront prouver qu'ils n'étaient pas ici par hasard. .

Vous jouez depuis un an au Feyenoord Rotterdam, où Bert van Marwijk était entraîneur. Il est maintenant sélectionneur. Verra-t-on Roy Makaay jouer avec les Oranjes, ou est-ce hors sujet ?
J'ai toujours été partant. Avec le sélectionneur précédent, je n'avais aucune chance. Ma position ne peut donc que s'améliorer. Mais ce n'est pas ma préoccupation actuelle. Mon but est de revenir avec une médaille et de faire une bonne saison avec Feyenoord. Pour le reste, on verra bien. La Coupe du Monde est encore loin.

Que pensez-vous de cette génération de joueurs néerlandais ?
Quand on fait partie de la sélection U-21 ou U-23, on a une sérieuse chance de jouer plus tard en équipe A. On peut faire ses preuves à ce niveau et dans son club. Ensuite, c'est à Bert van Marwijk de décider. Ruud van Nistelrooy et Edwin van der Sar ont mis un terme à leur carrière, la place est libre pour les suivants.

Il faut nous fixer comme objectif d'être présents en Afrique du Sud. Quant aux titulaires, il peut se passer beaucoup de choses durant les deux prochaines années
Roy Makaay, à propos des qualifications pour Afrique du Sud 2010

Que peut espérer l'équipe des Pays-Bas dans les éliminatoires de la Coupe du Monde 2010 ?
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Les Pays-Bas jouent un football époustouflant à chaque tournoi, comme lors du récent EURO 2008. Pourtant, ils ont échoué en quarts de finale. Quelle en est la raison ?
Cette année, nous étions arrivés en outsiders, avec l'Italie et la France dans notre groupe. Notre équipe s'est bien battue. Parmi les premiers de groupes, seule l'Espagne a dépassé les quarts. Ca s'est passé comme souvent : les Allemands ne jouent pas très bien, mais ils avancent dans la compétition. Au bout du compte, c'est de loin la meilleure équipe qui a gagné. L'Allemagne n'avait aucune chance en finale. Plusieurs joueurs allemands ont même été carrément mauvais. Dans ces conditions, c'était mission impossible pour faire un résultat.

Les Pays-Bas vont-ils progresser avec van Marwijk ?
Ce n'est pas son premier poste. Il a déjà été entraîneur au Borussia Dortmund et par deux fois à Feyenoord. Il va d'abord étudier le potentiel dont il dispose, puis définir son système de jeu. Il doit composer une sélection solide, capable d'aller plus loin que dans les deux dernières compétitions.

Vous avez maintenant 33 ans. Quels sont vos objectifs personnels ?
En club, j'ai quasiment tout remporté. Il me manque encore un titre de champion des Pays-Bas. J'aurai alors gagné tout ce qu'on peut gagner dans trois pays différents. Bien sûr, je veux aussi ramener une médaille olympique. C'est un trophée que peu de footballeurs peuvent revendiquer.