Rossi: "L'expérience joue un grand rôle"
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Pour tous ceux qui ont assisté à la victoire de l'Italie 3:0 sur la République de Corée, l'impact de Tommaso Rocchi sur le jeu azzurrini est une évidence. Seul joueur de plus de 23 ans de la formation transalpine, l'attaquant de la Lazio combinait parfaitement avec ses jeunes coéquipiers, en particulier Giuseppe Rossi et Sebastian Giovinco. Auteur d'un but et d'une passe décisive, Rocchi est le principal responsable de la déroute sud-coréenne et de la joie des supporteurs italiens.

Mais ce net succès de l'Italie a aussi des allures de victoire à la Pyrrhus. Rocchi, victime d'une fracture du péroné, et Claudio Marchisio, blessé lui aussi, ont tous les deux été contraints de rentrer sur le Vieux Continent. Pour colmater ces trous béants dans son dispositif, Pierluigi Casiraghi a fait appel à Andrea Russotto et Antonio Candreva.

Il n'en reste pas moins qu'à partir de maintenant, le sélectionneur italien comptera avant tout sur Rossi, Giovinco et Robert Acquafresca pour faire trembler les filets adverses. Un défi que le joueur de Villarreal accepte avec enthousiasme, comme il l'explique à FIFA.com dans un entretien exclusif.

Giuseppe, depuis notre dernière rencontre, vous avez perdu Tommaso Rocchi, qui s'est fracturé le péroné. Comment l'équipe a-t-elle réagi ?
Il est évident que le départ de Tommaso est une grosse perte pour nous. C'était un élément essentiel de l'équipe et je prenais beaucoup de plaisir à jouer avec lui. Je pense que tous ceux qui ont assisté à notre match contre la République de Corée ont vu à quel point il était important pour notre système et notre manière de jouer. Dans un tournoi comme celui-ci, l'expérience joue un grand rôle et c'est précisément ce qu'il apportait à l'équipe. Ça va nous manquer. Cela dit, nous devons continuer sans lui. Nous ne ressentons pas de pression supplémentaire. Nous savons tous ce que nous avons à faire, avec ou sans Tommaso.

Claudio Marchisio est lui aussi rentré en Italie sur blessure. Votre sélectionneur a donc fait appel à Andrea Russotto et Antonio Candreva. Comment ont-ils pris la nouvelle ?
Ils sont là depuis le début et ont participé à tous les entraînements avec nous. La transition n'a donc pas été trop difficile pour eux. D'une certaine manière, c'est dur pour les joueurs qui sont rentrés à la maison, mais c'est génial pour ceux qui n'auraient pas joué autrement.

J'ai vu jouer les U-21 belges l'année dernière. J'ai été assez impressionné. Une équipe qui atteint les demi-finales d'un tournoi comme ça est forcément une bonne équipe
Giuseppe Rossi, à propos de la Belgique

Comment voyez-vous le match contre la Belgique ?
Je pense que ça sera un match intéressant pour les spectateurs. Nous nous attendons à une partie assez dure, assez physique. . Douze mois se sont écoulés depuis. Ils ont évolué. Nous aussi.

Votre équipe a marqué six buts lors des trois matches du premier tour, sans en encaisser un seul. Estimez-vous que la qualité de votre défense est passée quelque peu inaperçue ?
Oui, probablement. Cela est dû à notre manière de jouer. Mais il est vrai que nous avons d'excellents arrières, qui font parfaitement leur travail. Cela dit, nous formons un tout. Si les attaquants marquent, c'est grâce aussi aux milieux de terrain qui les alimentent en ballons, et aux défenseurs qui bloquent l'adversaire.

Et vous-même, vous plaisez-vous toujours autant en Chine ?
Tout ce que nous vivons ici est formidable. Les deux semaines qui viennent de s'écouler ont été fantastiques. Je ne m'en lasse pas.