Sekizuka croit en ses Samouraïs
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Si la République de Corée reste la sélection asiatique la plus performante en Coupe du Monde de la FIFA™, le Japon demeure pour sa part la seule équipe du continent à être montée sur le podium du Tournoi Olympique de Football Masculin. Les Japonais ont décroché la médaille de bronze en 1968 grâce notamment aux exploits de Kunishige Kamamoto, sacré meilleur buteur avec sept réalisations à son actif.  

Depuis cette époque, l'Asie cherche désespérément un successeur aux Samouraïs Bleus. Demi-finalistes en 1992 et 2004, l'Australie et l'Irak sont passés tout près de l'exploit, sans toutefois parvenir à franchir le cap. Pour sa part, le Japon n'a dépassé qu'une fois la phase de groupes en un peu plus de 40 ans. Sous l'impulsion de Hidetoshi Nakata, la sélection nippone avait atteint les quarts de finale en 2000, avant de s'incliner devant les États-Unis aux tirs au but.

Malgré cette longue traversée du désert, les supporters japonais estiment que leur équipe a aujourd'hui les moyens de renouer avec son glorieux passé. Takashi Sekizuka semble sur la même longueur d'ondes pour la cinquième participation consécutive de son pays au Tournoi Olympique. "Notre mission est simple : ramener une médaille olympique", confiait l'ancien entraîneur de Kawasaki Frontale dans un entretien accordé à FIFA.com. "Cette compétition rassemble 16 équipes de tous les continents. Il n'y aura donc pas d'adversaires faciles. Nous allons tenter de bien négocier le premier tour et d'aller le plus loin possible, afin de faire honneur au football japonais et à toute l'Asie."

L'obstacle européen...
À en juger par les deux dernières éditions du rendez-vous olympique, le Japon devra avant tout se méfier des équipes européennes, qui ne lui réussissent guère. Battus 3:2 par l'Italie à Athènes en 2004, les Samouraïs Bleus ont confirmé la tendance quatre ans plus tard à Pékin, contre les Pays-Bas (2:1). À chaque fois, les Japonais ont fini bons derniers de leur groupe. Les hommes de Sekizuka auront l'occasion de mesurer leurs progrès le 26 juillet à Glasgow, en défiant l'Espagne. Ils devront également se méfier du Maroc et du Honduras dans le Groupe D.

Le sélectionneur nippon n'ignore pas que sa jeune équipe doit emmagasiner un maximum d'expérience avant de se risquer sur la scène olympique. Les préparatifs ont débuté dès le mois de mai, avec une participation remarquée au Tournoi de Toulon. En dépit de leur élimination au premier tour, les jeunes Samouraïs Bleus n'ont pas démérité. Dominateurs face à la Turquie, les Japonais ont cédé à deux reprises en deuxième mi-temps, notamment sur un but contre son camp d'Oiwa Kazuki. Laissant derrière eux ce revers initial (2:1), ils ont renoué avec le succès aux dépens des Pays-Bas (3:2), avant de s'incliner face à l'Égypte sur le même score.

"Cette compétition nous a permis de nous situer avant Londres", poursuit Sekizuka. "Nos joueurs ont livré des performances intéressantes mais il reste encore beaucoup de travail à accomplir. Nous devons maintenant améliorer nos faiblesses et progresser sur le plan collectif."

...et l'aide européenne
Très en vue pendant le Tournoi de Toulon, les internationaux japonais basés en Europe seront certainement appelés à jouer un rôle important à Londres. L'attaquant de Séville B Hiroshi Ibusuki a marqué face aux Pays-Bas, tandis que le milieu de Hoffenheim Takashi Usami s'est offert un doublé contre l'Égypte. "Nos expatriés apportent une expérience différente au sein du groupe", estime Sekizuka. "Nous n'avons pas souvent l'occasion de nous mesurer à des adversaires européens. La présence d'internationaux basés en Europe peut nous permettre de gagner en compétitivité."

Le Japon terminera sa préparation par deux matches amicaux contre la Nouvelle-Zélande et le Mexique, autres participants au Tournoi Olympique, pour aborder la compétition dans les meilleures dispositions. "Nous espérons que chaque joueur sera au sommet de sa forme individuelle. Nous devons également nous appuyer sur un collectif solide. Ces deux éléments seront la clé de notre succès", conclut le sélectionneur.