Mendoza, muraille en or de la Bicolor
© AFP

Jose Mendoza a écoeuré l'Espagne sur la pelouse de St James' Park, à l'occasion de la deuxième journée du Tournoi Olympique de Football Masculin. En état de grâce, le portier du Honduras a quasiment éliminé la Roja à lui tout seul en s'interposant sur d'innombrable tentatives de Juan Mata et des siens, préservant jusqu'au bout l'ouverture précoce du score de Jerry Bengtson.

"A chaque fois que j'entre sur la pelouse, c'est pour jouer le match de ma vie", explique-t-il au micro de FIFA.com, volontaire et déterminé à la sortie d'un vestiaire en transe. L'intensité de son regard est à l'image de la prestation que les Catrachos ont livrée contre un des favoris de la compétition. "Il est certain que gagner contre la meilleure nation de la planète est quelque chose de très spécial pour nous. Nous avons disputé un très grand match, et livré un combat extraordinaire. Nous vivons un moment très spécial."

Dans l'histoire des confrontations entres les deux pays, cela constitue un exploit sans précédent, même si en d'autres temps, le Honduras avait embarrassé le pays hôte de la Coupe du Monde de la FIFA 1982 en obtenant un match nul 1:1 pour le match d'ouverture. "Ce n'est certes pas la même équipe d'Espagne qui a remporté la Coupe du Monde, mais nous avons battu une grande équipe composée de joueurs de classe mondiale", estime Mendoza sans cacher sa joie. "Je suis fier de mon équipe, chacun a accompli sa tâche avec brio".

Même s'il a multiplié les arrêts de classe mondiale, remportant tous ses duels lors des innombrable assauts de l'armada espagnole, le portier de Platense (Honduras) partage ses lauriers avec tout le groupe : "J'étais bien dans mon match, à l'image de tous mes coéquipiers. Nous sommes une équipe de combattants, et nous avons été extrêmement déterminés dans nos duels. Nous avons bien préservé notre avance en défendant tous ensemble. Nous étions forts et affamés de victoire."

Chercheur d'or
Pour sa troisième participation à l'épreuve, la sélection olympique hondurienne a déjà égalé en terme de points sa meilleure performance accomplie à Sydney en 2000. Mais le dernier rempart ne compte pas en rester là : "Nous ne sommes pas encore qualifiés, mais nous avons quatre points en poche en ayant réussi à marquer trois buts". Les deux premières réalisations avaient permis de prendre un point contre un Maroc dominateur en ouverture : "Nous avons étés réalistes jusque là, et j'espère que beaucoup d'autres buts viendront dans ce tournoi."

La Bicolor est idéalement placée pour poursuivre sa route vers un quart de finale historique. Deuxième du Groupe D avec quatre points, elle affrontera ce mercredi 1er août les leaders nippons, déjà qualifiés pour le tour suivant avec six points. Un match nul validerait le ticket du Honduras, et une défaite suffirait si le Maroc ne le coiffe pas à la différence de buts en gagnant contre la Roja.

Mendoza ne souhaite pas pour autant entrer dans ce genre de calculs : "Le Japon a été impressionnant jusqu'ici. Ils sont très bien organisés et sont également en réussite. Ce sera un match difficile, mais nous allons jouer pour les battre et nous qualifier". Pour la suite des festivités, le portier se montre même d'une ambition sans limite : "Nous sommes là pour remporter une médaille, si possible la médaille d'or".