Les prodiges de Sturridge
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Daniel Sturridge est l'un des grands artisans de la qualification de la Grande-Bretagne pour les quarts de finale du Tournoi Olympique de Football Masculin. Rien de surprenant quand on sait que l'attaquant de 22 ans a déjà inscrit 25 buts en Premier League et que sa place au sein de l'effectif de Stuart Pearce pour Londres 2012 était acquise depuis longtemps. Pourtant, la présence et les performances de Sturridge dans ces olympiades sont un petit miracle en soi.

A trois semaines du début des Jeux Olympiques, l'attaquant de Chelsea est diagnostiqué avec une méningite virale. Pendant toute la préparation de la Grande-Bretagne, Sturridge est dans une incertitude totale concernant non seulement sa participation au Tournoi Olympique de Football Masculin, mais aussi et surtout au sujet de sa santé. Pour l'entrée en lice des Britanniques à Londres 2012, le 26 juillet dernier contre le Sénégal, le joueur des Blues est finalement titularisé, avant d'être remplacé en début de seconde période. Dans le match suivant, face aux Emirats Arabes Unis, Sturridge débute sur le banc, entre en jeu au retour des vestiaires… et marque 30 minutes plus tard. Dans l'ultime match de groupe, c'est lui qui inscrit l'unique but de la partie pour les Britanniques, qu'il propulse ainsi en quart de finale.

"Au premier match, Danny n'a pas été particulièrement bon. C'est pour ça que je ne l'ai pas titularisé d'entrée contre les Emirats Arabes Unis. Je l'ai fait entrer après la pause pour essayer d'apporter quelque chose et il a marqué un beau but", résume le technicien Pearce au micro de FIFA.com. Auteur du troisième but du succès britannique 3:1 contre les Emirats et de l'unique réalisation de son pays contre la Celeste, Sturridge peut dormir sur ses deux oreilles. "Face à l'Uruguay, il a fait exactement ce que nous attendions de lui. Ses deux buts ont été très précieux pour notre qualification", poursuit le sélectionneur britannique.

"Le temps joue pour nous"
Depuis le début de la compétition, Stuart Pearce n'a jamais aligné le même onze de départ. Dans ces compositions d'équipe à géométrie variable, le dénominateur commun semble toutefois être Sturridge, soit comme avant-centre pur assisté de deux ailiers, soit en duo avec Craig Bellamy. "Bellamy est un joueur incroyable. Il n'y a pas besoin de le présenter. Nous avons joué ensemble à Manchester City. Je crois que notre association fonctionne bien, quel que soit le système. Parfois, il occupe un rôle de milieu offensif latéral, et d'autres fois une position d'attaquant pur à mes côtés", analyse un Sturridge tout sourire pour FIFA.com

Si les deux formules ont prouvé leur efficacité, un homme connaît néanmoins la prédilection du joueur de Chelsea pour le poste d'avant centre. "Il est évident qu'il préfère jouer en numéro 9, pour une simple et bonne raison : il y a moins à courir", plaisante Pearce. L'entente entre les deux attaquants sera cruciale pour une équipe britannique dont le principal désavantage est d'avoir été formée juste pour les Jeux Olympiques. Ce manque d'expérience collective risque de transparaître, en quart de finale contre la République de Corée, dont le principal atout est précisément de former un groupe discipliné et compact. 

Les Guerriers Taeguk comptent dans leurs rangs six joueurs rescapés de la Coupe du Monde U-20 de la FIFA, Égypte 2009. "Il est clair qu'il est difficile de monter une équipe aussi rapidement, mais cela n'enlève rien au fait que nous possédons de très bons joueurs. En plus, le temps joue en notre faveur, car on voit bien que des automatismes commencent à apparaître au fil des rencontres", souligne l'attaquant. "Et puis l'ambiance est excellente au sein du groupe. Il n'y a pas de clans. Je crois que tout le monde est fier et heureux de faire partie de l'équipe. C'est probablement notre plus grande force."